Chacun croit aisément ce qu'il craint et ce qu'il désire.
Il ne faut jamais faire de littérature, il faut écrire et ce n'est pas pareil.
Il y a de bons mariages, mais il n'y en a point de délicieux.
L'ermite croit qu'il a trouvé Dieu parce qu'il a trouvé la solitude.
Quand on tient la poule, il faut la plumer.
Les interminables amours épistolaires des romantiques n'auraient pas eu cours s'il y avait eu le téléphone à cette époque.
Le chien n'aime pas l'homme, il aime le lieu où il a été nourrit.
Si l'on veut qu'une chose soit vite connue, il faut l'entourer de mystère et prier ceux qui la connaissent de n'en jamais parler.
Ce n'est qu'en paraissant se livrer soi-même à l'impertinence qu'il n'échappe rien de celle d'autrui.
Il n'y a pas de filles bien qui ont mal tourné, simplement des méchantes qui se sont trouvées.
Le public est extraordinairement tolérant. Il pardonne tout, sauf le génie.
Il n'y a de défaites que celles que l'on a tout seul, devant sa glace, dans sa conscience.
Il n'est vertu que pauvreté ne gâte.
Il est heureux que la proportion de gens intelligents soit faible ; si tous l'étaient, rien ne serait possible.
Même si on prouve aux femmes que tous les hommes sont des menteurs, elles admettront toujours une exception pour le seul homme sincère : celui qui leur dit qu'il les aime, et qu'elles sont belles à voir.
Laisse donc les torchons et les serviettes dans le même tiroir, la vie est plus amusante quand il y a un peu de bordel.
Quand le venin de la malveillance s'insinue dans un coeur, il double le fardeau de celui qui nourrit ce mauvais sentiment: il sent le poids de ses propres malheurs et la vue du bonheur d'autrui le fait gémir.
Il faut accepter d'être fini : d'être ici et nulle part ailleurs, de faire ça et pas autre chose, maintenant et non jamais ou toujours d'avoir cette vie seulement.
L'argent ne parle pas, il jure.
Quand on est côté management, il faut encore comprendre la sensibilité artistique pour qu'il y ait un dialogue avec le côté créatif.
Lorsque je veux qu'un son soit menaçant en le retenant et en le tourmentant sans cesse, je l'écris non pour un instrument capable de l'exécuter aisément, mais pour celui à qui il demandera un effort important. Il ne pourra le [...] ► Lire la suite
Il n'y a pas d'amour sans douleur.
- La fondation Schwarzenegger ? - Oui, la fondation du président Schwarzenegger. Ce n'était pas un acteur quand vous... - Me dites pas qu'il a été président ? - Si. N'étant pas natif du pays il n'aurait pas dû l'être mais sa [...] ► Lire la suite
L'homme n'est jamais un ; en étant double ou multiple, il peut presque devenir le contraste de lui-même.
Il est difficile de trouver le bonheur en soi-même, on fait peu d'estime de celui qui peut venir d'ailleurs.
Il y a deux sortes de problèmes : ceux qu'on ne résout jamais et ceux qui se résolvent tout seuls.
Il semble à l'envieux que ce qu'on accorde de mérite aux autres est retranché du sien.
Il nous faut tout simplement savoir si nous voulons entendre Dieu, non pas là où nous avons envie de l'entendre, mais là où il nous parle vraiment.
Est-ce qu'un matador se dit parfois dans l'arène qu'il est en train de se battre contre un boeuf strogonoff ou contre des roulades ?
On reconnaît l'homme libre à ce qu'il est attaqué simultanément ou successivement par les partis opposés.
La peinture se vend mieux que la littérature : il est plus facile de planter un clou que de finir un livre.
Il est plaisant de constater que les écrivains les plus enflés sont aussi les plus plats.
Si un homme mange une fois par jour, c'est un moine ; s'il mange deux fois par jour, c'est un homme charnel ; et s'il mange trois fois par jour, c'est une bête.
Lorsqu'il n'y aura plus d'amants heureux, le ciel perdra sa couleur.
Comment la fin justifierait-elle les moyens ? Il n'y pas de fin, seulement des moyens à perpétuité.
Les larmes sont un beau spectacle. Il ne faut le jouer que pour les vivants.
Il ne faut jamais renoncer, mais lécher ses plaies et se redresser fièrement.
Il me semble qu'on pourrait dire que la débauche est l'aristocratie du vice, et le libertinage en est la démocratie.
En littérature, il y a beaucoup de passé et un peu de futur, mais il n'y a pas de présent. Au cinéma, il n'y a que du présent qui ne fait que passer.
L'homme qui, sciemment, froidement, accepte la rétribution de fonctions qu'il n'a pas remplies, est un mendiant de la plus basse espèce.
C'est quand il se retrouve pensif que l'on doit observer le technocrate.
Comme il serait intéressant, ce fait divers où l'on voit trois personnes assassinées, si vous étiez du nombre, mon cher ami !
L'amour est comme une pellicule. Il se développe dans le noir.
Le mal n'est pas à notre porte, il rôde en chacun de nous, parfois habilement déguisé par l'idéalisme et la piété religieuse.
Souviens-toi toujours que même s'il est partout dans les fers, l'homme est né libre.
Puis m'ont montré un parchemin écrit,Où n'y avait seul mot de Jésus-Christ :Il ne parlait tout que de plaiderie.
Le patriarcat n'est pas un simple système d'oppression sexuelle. Il est aussi l'expression d'un système politique qui a pris appui, dans nos sociétés, sur une théologie.
Puisque notre société privilégie le statut de consommateur à celui de citoyen, il nous appartient de transformer chacun de nos actes d'achat en bulletin de vote.
L'intellect a peu à faire sur le chemin de la découverte. Il y a un saut dans la conscience, appelez ça Intuition ou ce que vous voulez, la solution vient à vous et vous ne savez pas comment ni pourquoi.
Comme cela arrive si souvent, je découvre qu'il aurait été préférable de garder ma bouche fermée.