Chacun de nous a un jour, plus ou moins triste, plus ou moins lointain, où il doit enfin accepter d'être un homme.
Il faut améliorer la condition féminine : par exemple agrandir les cuisines, baisser les éviers ou mieux isoler les manches des casseroles.
J'ai trouvé ces jours-ci beaucoup de vérités, entre autres, celle-ci : plus un homme est sot, plus il est de niveau avec le monde.
Il faut mâcher les mots plus qu'un morceau de pain.
Peut-il arriver mieux à une belle jeune fille que de tomber sur un monstre ?
Le folklore demeurera toujours ce qu'il est, une déformation des faits historiques lointains.
Si on ne suppose pas que les hommes ont tous la même intelligence, et l'ont toute, il n'y a plus ni vérité ni erreur.
Le temps n'existe pas que dans la mesure où il nous échappe.
Un avare volé se plaint d'être volé ; il ne se plaint pas d'être avare.
Quand la gravité n'est que dans le maintien, comme il arrive très souvent, on dit gravement des inepties.
Le temps n'étant plus aux idées simples, pour être efficace dans l'antiracisme, il n'est pas interdit d'être intelligent.
Le temps, c'est un peu comme le vent. Le vent, on ne le voit pas : on voit les branches qu'il remue, la poussière qu'il soulève. Mais le vent lui-même, personne ne l'a vu.
Le paradis. C'est une sphère impalpable. Il y a beaucoup de lumière, évidemment. Et une musique merveilleuse.
Celui qui habite vraiment dans l'écriture est traversé d'une haleine divine, il appartient au monde de la vraie création mystérieuse, un monde qui ne peut pas déboucher sur l'autodestruction.
L'historien. Il doit être un homme passionné, il doit savoir se mettre en cause car c'est alors qu'il fera le mieux comprendre les temps dont il parle.
Il est impossible de prédire les conséquences positives ou négatives du progrès de nos connaissances.
De mon ami, j'attends qu'il partage l'image que je me fais de moi-même, du moins dans une mesure raisonnable.
S'il l'on doit chercher un ancêtre socio-politique au socialisme, il faut songer au communalisme.
Avant d'accéder au bonheur, il faut d'abord souffrir et bien travailler.
Si vous regardez dans votre coeur et que vous n'y trouvez rien de mal, de quoi vous inquiéter ? Qu'y a-t-il à craindre ?
J'étais persuadé que j'y arriverais parce que je faisais ce qu'il fallait pour réussir.
Un grand fils aime beaucoup à montrer à sa mère qu'il en sait plus qu'elle.
Arcadien, j'ai connu d'innombrables combats, mais je n'ai jamais eu d'adversaire qui puisse m'offrir ce que nous, Spartiates, appelons « une belle mort ». Tout ce que j'espère, c'est que parmi tout les guerriers du monde ligués contre nous, il s'en trouve un qui saura se montrer à la hauteur de la tâche !
Il n'y a que deux bases aux films d'horreur, deux choses très simples : le mal est autour de toi, et le mal est à l'intérieur de toi.
Il faut remplacer la beauté, qui est un concept purement culturel, par la bonté, qui est un concept humaniste.
Il vaut mieux avoir l'air sans l'effet que l'effet sans l'air...
L'art de la police est de ne pas voir ce qu'il est inutile qu'elle voie.
Il y a deux façons de ne pas aimer l'art. L'une est de ne pas l'aimer. L'autre est de l'aimer de façon rationnelle.
Quand on peut tout ce que l'on veut, il n'est pas aisé de ne vouloir que ce que l'on doit.
Le peuple n'aime ni le vrai ni le simple : il aime le roman et le charlatan.
Il ne suffit pas de "voir" un objet jusque-là invisible pour le transformer en objet d'analyse. Il faut encore qu'une théorie soit prête à l'accueillir.
Il y a toutes sortes d'amours et, à l'intérieur de chacun d'entre eux, une infinité de degrés et de paliers, qui s'appellent affection, adoration, attachement, inclination, tendresse, passion et le reste.
Tout le monde est capable de faire un travail quelconque tant qu'il ne s'agit pas de celui qu'il est supposé faire à cet instant.
C'est fou ce que les mensonges sont liés les uns aux autres comme les mailles d'un même tricot : il suffit d'en échapper une pour que ça se défasse.
Il est des heures vides, creuses, qui portent en elles le destin.
Il faut laisser l'eau se calmer avant de s'y baigner.
Il y a deux sortes de livres de maths : ceux dont on ne lit que la première ligne et ceux dont on ne dépasse pas la première page.
Il est temps de montrer cette ardeur et ce zèle Qu'au fond de votre coeur mes soins ont cultivés.
Mon amour est triste parce qu'il est fidèle.
On a demandé un jour à Aristote ce que ceux qui disent des mensonges y gagnent. Dit-il - Que lorsqu'ils disent la vérité, ils ne sont pas crus.
Dans la vie, c'est pas tout d'avoir des bagages, encore faut-il savoir où les poser.
L'intégrisme est un refuge pour la misère parce qu'il offre un sursaut d'espérance à ceux qui n'ont rien. Que leur mal disparaisse, et l'intégrisme perdra ses troupes.
Dans la Genèse, il est dit que ce n'est pas bon pour un homme d'être seul, mais quelquefois c'est reposant.
Le caractère le plus profond du mythe, c'est le pouvoir qu'il prend sur nous, généralement à notre insu.
Treize à table n'est à craindre qu'autant qu'il n'y aurait à manger que pour douze.
Un Dieu prouvé n'est pas un Dieu ; il ne serait qu'une chose dans le monde.
Il n'est pas interdit de penser que si l'Angleterre n'a pas été envahie depuis 1066, c'est que les étrangers redoutent d'avoir à y passer un dimanche.
Comme dans toute société, il y a chez les jésuites quelques sujets intelligents et une majorité de sots qui, lorsqu'ils ne sont pas effarés, font les prétentieux et les vindicatifs.
Quand on veut se mêler de beaux-arts, il faut du goût, et le goût n'admet pas de compromis.
Il faut sans cesse et sans cesse passer par toutes les étapes de la désillusion, se retrouver seul et toucher le fond de sa détresse. Choisir le difficile, l'impossible, la nuit, ce qui n'est pas dit. Ecrire est à ce prix. Vivre aussi.