L'homme est sujet à l'erreur. Mais s'il veut vraiment commettre la gaffe absolue, alors là, il lui faut un ordinateur.
Il y a une différence entre la fiction et le mensonge. La fiction est là pour elle-même, elle ne sert à rien, alors que le mensonge sert toujours à quelqu'un.
Il n'est que trop facile de prouver que la tolérance conduit parfois tout droit à l'intolérable et que sur ce chemin là on est trop souvent mené par le bout du nez.
Pleure sur un mort car lui manque la lumière ; pleure sur un sot car lui manque le bon sens ; pleure doucement sur le mort car il a trouvé le repos ; mais la vie du sot est pire que la mort.
Le temps, c'est un peu comme le vent. Le vent, on ne le voit pas : on voit les branches qu'il remue, la poussière qu'il soulève. Mais le vent lui-même, personne ne l'a vu.
Il a tout d'un chien, sauf le côté fidèle.
Ce qu'il faut chercher à connaître, c'est le fond du panier.
De mon ami, j'attends qu'il partage l'image que je me fais de moi-même, du moins dans une mesure raisonnable.
L'encre d'autrui conduit vite au sommet, mais il ne faut pas attendre qu'elle sèche.
Il est des blessures qui ne s'ouvrent qu'à la nuit à l'heure où l'âme a froid et fait trembler le corps.
- Pourquoi vous me regardez comme ça ? - Votre train a déraillé, une défaillance mécanique. On a retrouvé que deux survivants jusqu'ici : vous et cet homme. Il avait le crane ouvert et tout le côté gauche écrasé. Et pour répondre [...] ► Lire la suite
Je suis persuadé que si un paon pouvait parler, il se vanterait d'avoir une âme, et il dirait que son âme est dans sa queue.
Il [l'homme, NDLR] se croit roi du globe, il en est le bourgeois.
Il n'y a rien de plus odieux pour une femme que ces caresses qu'il est presque aussi ridicule de refuser que d'accepter.
Comme dans toute société, il y a chez les jésuites quelques sujets intelligents et une majorité de sots qui, lorsqu'ils ne sont pas effarés, font les prétentieux et les vindicatifs.
Il faut façonner l'argile pendant qu'elle est molle.
A force de bonté, il y a des gens qui finissent par être méchants.
Bientôt, il n'y aura plus de criminels, rien que des malades ; plus d'opposants, rien que des délinquants ; plus de déviants, rien que des tordus.
La jeunesse d'aujourd'hui se déshabille de ses complexes. C'est parfait. Il faut être nu pour prendre ses mesures avec justesse.
Personne ne peut envahir la pensée parce que la pensée c'est l'exil et que chacun a l'exil qu'il désire.
Le temps n'existe pas que dans la mesure où il nous échappe.
Tu ne songes qu'à dévorer ton bonheur ; c'est pourquoi il t'échappe ; il ne tient pas à être dévoré par toi.
Le texte théâtral, s'il doit pouvoir être joué, doit aussi pouvoir être lu. Il faut retrouver le plaisir de la lecture au théâtre.
C'est à une fête infinie que nous invitent les plus humbles choses - les fruits comme les pierres, les herbes comme les astres - et il nous faut, pour en jouir, apprendre ce toucher immédiat de l'esprit dont les peintres ont le privilège.
Entre la chair et la chemise, il faut cacher le bien qu'on fait.
Est-il possible d'apprécier la vie quand on n'a que soi-même à aimer ?
On se dit : "j'aime la France", et en même temps, on ne peut pas aimer un pays qui nous brime autant. En même temps, il faut vivre et avancer.
Il n'y a qu'une seule partie de l'univers que nous pouvons changer d'une façon certaine : soi-même.
Je me disais : allez il faut pleurer une bonne fois pour toutes. Tarir les formes, presser l'éponge, essorer ce grand corps triste et puis tourner la page, penser à autre chose.
Il me sourit avec une sorte de complicité - qui allait au-delà de la complicité.L'un de ces sourires singuliers qu'on ne rencontre que cinq ou six fois dans une vie, et qui vous rassure à jamais.
Dès qu'il y aura du sang versé, on ne sera plus Robin des Bois, mais une bande de crétins.
En amour, il faut tout oser si on aime vraiment.
Il n'y aurait pas de débat sur qui était le meilleur footballeur que le monde ait jamais vu - moi ou Pelé. Tout le monde me dirait.
Je n'écoute pas de musique avant une course - mon entraîneur n'aime pas ça, il pense que je pourrais perdre ma concentration.
Il faut remplacer la beauté, qui est un concept purement culturel, par la bonté, qui est un concept humaniste.
L'habit ne fait pas le moine, mais il fait l'homme du monde.
Il y a eu plus de crimes perpétrés au nom de l'Amour qu'au nom de la haine, qui a pourtant plus mauvaise presse.
Treize à table n'est à craindre qu'autant qu'il n'y aurait à manger que pour douze.
Il existe quelques personnes ici-bas qui ne planteraient jamais une graine car elle ne produit pas de fruits la première année.
Peut-être justement le plus grand, le plus beau compliment à faire à un écrivain serait de lui dire qu'il ne vaut pas son oeuvre...
Il ne suffit pas de "voir" un objet jusque-là invisible pour le transformer en objet d'analyse. Il faut encore qu'une théorie soit prête à l'accueillir.
Le dos ne se brise pas parce qu'il s'incline.
Celui qui veut se souvenir ne doit pas rester au même endroit et attendre que les souvenirs viennent tout seuls jusqu'à lui ! Les souvenirs se sont dispersés dans le vaste monde et il faut voyager pour les retrouver et les faire sortir de leur abri !
Il n'y a pas d'amis : il y a des moments d'amitié.
Le secret d'un bon discours, c'est d'avoir une bonne introduction et une bonne conclusion. Ensuite, il faut s'arranger pour ces deux parties ne soient pas très éloignées l'une de l'autre.
On ne peut pas se permettre de penser qu'on va gagner, sinon il n'y a plus aucune raison de mettre sa vie en jeu dans une voiture de course.
En règle générale, personne n'a l'argent qu'il mérite.
Je ne sais si vous l'avez remarqué, mais, le 14 juillet, il y a beaucoup de petits bals publics installés sur les places et carrefours de Paris. Oh ! les tailles qui s'abandonnent entre les bras d'acier ! Oh ! [...] ► Lire la suite
Il ne faut pas être fier de sa beauté, car une infirmité peut toujours arriver.
Je veux la paix. Je veux voir si quelque part il ne reste pas quelque chose dans la vie de charme et de grâce.