Chacun de nous n'est-il pas le gardien vigilant de sa propre tristesse ?
Au coeur de tout homme, il y a un instinct de vengeance.
Quand tout est permis, il y a peu de conflits.
Quand on est jeune, on échafaude un programme de travail dont on s'imagine qu'il durera toute la vie et résistera à n'importe quel cataclysme.
Tout homme est présumé innocent jusqu'à ce qu'il soit élu.
Il est consolant de penser que si la folie ne gagne rien au contact de la raison, en revanche, la raison s'altère au contact de la folie.
Quand il y a une fourchette à un carrefour, prenez-la !
Puisque notre société privilégie le statut de consommateur à celui de citoyen, il nous appartient de transformer chacun de nos actes d'achat en bulletin de vote.
Il vaut mieux ne donner aucune excuse qu'une mauvaise.
Selon le dicton d'un ancien philosophe, il faut manger pour vivre et non vivre pour manger.
Il ne faut jamais écouter les mecs de la sécurité. [...] Parce que si vous écoutez les mecs de la sécurité, vous finissez comme Hollande. Peut-être que vous êtes en sécurité mais vous êtes mort.
Il n'y a rien de cliniquement mauvais avec moi, seulement un déséquilibre émotionnel - je passe trop vite de l'enthousiasme le plus fou au désespoir le plus noir.
Un jour j'ai voulu savoir ce qu'était l'amour. L'amour est là si l'on veut qu'il soit là, il suffit de le deviner derrière la beauté qui l'entoure et entre chaque seconde qui rythme votre vie. Si vous ne prenez pas le temps de vous arrêter, vous risquez de passer à coté.
Il vaut mieux attraper un torticolis en visant trop haut que devenir voûté en regardant trop bas.
Notre étoile est en nous, et, de nous, il dépend qu'elle soit bonne ou mauvaise.
Il importe peu quand la voix parle haut, quelle langue elle parle.
Il est amusant de songer à quel point les médecins sont des raccommodeurs de pantins ; seulement les pantins leur disent "Docteur".
Dedans comme dehors, il ne fait pas beau, C'est le mois de Mars, le mois du vent et des impôts. Le vent bientôt sera tombé, Mais les impôts c'est toute l'année.
Le voile des prudes n'est si épais que parce qu'il y a beaucoup à cacher.
Le gouvernement monarchique a un grand avantage sur le républicain : les affaires étant menées par un seul, il y a plus de promptitude dans l'exécution.
Grâce à la télévision, on finit toujours par apprendre des vérités, mais il faut être patient et quelque peu noctambule.
Pour connaître la chance, il ne manque vraiment à certains qu'un peu de chance.
Dès que l'homme est trop heureux, il reste seul ; et il reste seul, également, dès qu'il est trop malheureux.
On ne peut pas traîner avec soi indéfiniment tout ce qu'on a été, il faut faire de la place pour les expériences nouvelles.
Il ne faut jamais dire qu'on est intègre. Parce qu'on ne l'est jamais tout à fait.
Il n'y a d'hommes dignes d'exercer le pouvoir que s'ils ont assez de force d'âme pour le refuser.
Il en est des défauts, comme des phares d'automobiles. Seuls ceux des autres nous aveuglent.
Il y des gens modestes qui tiennent absolument à ce que cela se sache.
Défends-toi de l'argent, d'un enrichissement trop rapide, garde pour toi ce proverbe arabe : "Mon père était marchand de poussière, il a été ruiné par un coup de vent."
Celui qui n'a jamais quitté son pays et les siens ne saura jamais à quel point il leur est attaché.
À la question de savoir quel vin il trouvait agréable à boire, il répondit : " Celui pour lequel les autres paient. "
Si nous avons bien aimé de notre vivant, il y a ici une vie après la mort - notre amour se poursuivra pendant des générations.
Il faut deux pierres pour faire un feu.
Il y a du déni de la femme qui ne veut pas voir. Mais quand j'avais des doutes, car j'en ai eu, des doutes, Dominique me donnait toutes les assurances.
Les supporters ne se reconnaissent plus dans les joueurs et je pense qu'il y aurait beaucoup plus de monde si une équipe 100 % flamande était sur la pelouse.
Dieu n'est pas avec nous et il déteste les corniauds de ton genre !
Si la France considérait la liberté d'expression comme valeur suprême, ce n'est pas un policier qu'il fallait mettre devant Charlie Hebdo mais deux cents.
Il y a des bêtises que j'ai faites, uniquement pour avoir le plaisir de les raconter.
Le lâche craint la mort, et c'est tout ce qu'il craint.
Un tel n'a visiblement rien à dire, mais, chose pire, ce rien il l'écrit et va jusqu'à le faire imprimer.
Pour qu'il y ait le moins de mécontents possibles il faut toujours taper sur les mêmes.
A cheval hargneux, il faut une écurie à part.
Quand l'ampoule succède à la lampe à huile, le tracteur au boeuf, il s'agit d'un nouveau nécessaire, qui surclasse l'ancien, hors d'époque. Mais le vison, le diamant, le caviar seront toujours superflus.
Quand un ami vous prend une maîtresse, il ne faut pas se brouiller complètement avec lui, afin de le connaître encore à l'époque où on lui en sera reconnaissant.
Il est difficile de trouver la chance. Elle a l'apparence de quelque chose qui se mérite.
Les gens sont comme les vitres sales. Ils sont éclatants et brillent lorsqu'il y a du soleil, mais lorsque l'obscurité s'installe, leur véritable beauté est révélée seulement s'il y a une lumière qui vient de l'intérieur.
Le lecteur vulgaire s'assied face au texte et il ne voit rien que la sotte apparence des choses. Le critique au contraire se recule et se penche, rien ne lui échappe du contexte.
Sans doute l'oeuvre naît-elle du tourment d'être homme ; mais encore faut-il à ce tourment l'illusion du moins de la durée...
Les systèmes économiques qui négligent les facteurs moraux et sentimentaux sont comme des statues de cire : ils ont l'air d'être vivants et pourtant il leur manque la vie de l'être en chair et en os.
Il n'y a que du naturel dans ce monde. Ou si vous voulez, et c'est pareil : il n'y a que des miracles dans ce monde.