Le grand amour, quand il n'y a plus de distance, quand on n'a même plus besoin de poser une question parce que la réponse est déjà en soi et en l'autre.
Il est moins coûteux d'acheter son lait que d'avoir une vache.
Depuis la mollesse d'une éponge mouillée jusqu'à la dureté d'une pierre ponce, il y a des nuances infinies. Voilà l'homme.
Il vaut mieux ne pas réfléchir du tout que de ne pas réfléchir assez.
Ce n'est pas parce que les choses sont impossibles qu'il faut les accepter.
On doit donner au problème une forme telle qu'il soit toujours possible de le résoudre.
L'artiste, et c'est en quoi il se distingue du commun des mortels, offre en pâture aux sarcasmes non seulement son physique et son moral, mais son oeuvre.
Le soleil se cache : quelles sont les horreurs qu'il refuse d'éclairer ?
Un seul être suffit quand il faut tout donner.
C'est lorsque le pouvoir est associé à une peur chronique qu'il devient formidable.
Regarde-le, c'est un mari fidèle. Oui, mais il n'y a pas d'homme plus triste sur la terre.
On ne remplace pas ceux qui meurent, il faut s'habituer à ne vivre qu'une fois.
Le poète émet, transmet, il est une voix qui se découvre et s'affirme.
L'unité : voir, comprendre, sentir un autre tel qu'il est.
Le problème n'est pas de savoir s'il faut ou s'il ne faut pas parler des banlieues à la télévision, mais comment.
Je commence, quand meurt un homme célèbre, à calculer ce qu'il me reste à vivre pour vivre autant que lui.
Il est important dans la vie de clore les choses comme il faut.
Il est laid d'être punissable, mais peu glorieux de punir.
Il n'y a rien de menteur comme un homme, si ce n'est une femme.
C'est Marx et moi-même, partiellement, qui devons porter la responsabilité du fait que, parfois, les jeunes donnent plus de poids qu'il ne lui est dû au côté économique. Face à nos adversaires, il nous fallait souligner le principe essentiel nié [...] ► Lire la suite
Tous les hommes ont les mêmes droits... Mais du commun lot, il en est qui ont plus de pouvoirs que d'autres. Là est l'inégalité.
Il y a de bons moments dans notre travail, d'autres très longs ou qui sombrent dans une écrasante banalité. Il y a les bonds en avant, les régressions les jours où sentant qu'il est trop agité je l'emmène promener. Parfois nous allons voir des musées, des expositions ou des magasins qui ne l'effraient pas.
Toute morale est morte ! La crise est de morale aussi bien que d'argent. On décampe en hurlant du bateau qui naufrage. Il n'y a plus d'amis.
Quand l'homme a voulu imiter la marche, il a créé la roue, qui ne ressemble pas à une jambe. Il a fait du surréalisme sans le savoir.
Il me semble que je suis si loin de vous ! Et que je vous suis complètement étrangère ! Il y a toujours quelque chose d'absent qui me tourmente.
Appelez cela démocratie, ou appelez cela socialisme démocratique, mais il doit y avoir une meilleure répartition des richesses dans ce pays pour tous les enfants de dieu.
L'argent ne parle pas, il jure.
Il y a des familles où tout ce qui touche à la sexualité est considéré comme sale ou défendu. On ne sait plus alors si on est un enfant de l'amour ou un enfant de la FAUTE.
Le chemin noir peut conduire quelque part. L'enfer est peut-être éternel, oui, mais à un moment il cesse d'être seulement l'enfer.
Le poète fait comme la nature : il donne la vie à ce qui n'a pas vécu.
Il y a plus de différence d'homme à homme, que d'homme à bête.
Le courage consiste à choisir le moindre mal, si affreux qu'il soit encore.
Il y a une différence entre vivre et exister.
D'une confidence à une indiscrétion, il n'y a qu'une distance de l'oreille à la bouche.
Celui qui connaît les femmes, ne connaît pas leur âme ; il ne connaît même pas leur corps ; il ne connaît que leurs nerfs.
Evidemment il y a un enfer puisque la très sainte Eglise l'enseigne ; mais la miséricorde de Dieu étant infinie, je suis à peu près sûr qu'il n'y a personne dedans.
Ne demande pas à Dieu la route qui mène au ciel : il risque de t'indiquer la plus difficile.
Est-ce qu'un matador se dit parfois dans l'arène qu'il est en train de se battre contre un boeuf strogonoff ou contre des roulades ?
Dommage que pour aller au paradis, il faille le faire en corbillard !
Ce qu'on dit d'un malheur, qu'il n'arrive jamais seul, on le peut dire des passions : elles viennent ensemble, comme les Muses ou comme les Furies.
Il a accepté la défaite comme un homme ; il a accusé sa femme.
Le désir parfois ne rend pas clairvoyant, parce qu'il y a l'espoir...
Le lecteur vulgaire s'assied face au texte et il ne voit rien que la sotte apparence des choses. Le critique au contraire se recule et se penche, rien ne lui échappe du contexte.
Il y a des souvenirs qu'on aime se faire rappeler.
On voit bien que l'optimisme veut un serment. Quelque étrange que cela paraisse d'abord, il faut jurer d'être heureux.
Dans la vie, il faut choisir : compliqué et fréquent, ou bien simple et rare.
La torture. Il y a quelque chose d'insoutenable et de vertigineux, la destruction de l'homme à l'état pur.
Les filles, tu sais pourquoi Dieu il les a inventées ? Pour faire chier d'abord leur père, et ensuite leur mari.
Le sexe n'a pas de coeur et il n'en fait qu'à sa tête.
Pour être mère, peut-être faut-il accepter de créer avec la sienne un nouveau type de relation.