Jésus-Christ était un fils attentionné. Tout porte à croire qu'il ne laissait jamais passer une semaine sans écrire à ses parents.
L'homme n'est pas la négation de l'enfant, mais son développement, et malheur à qui veut barrer ce qu'il fut !
Le clonage c'est idiot, il faut laisser faire la nature : si on ne passe pas l'aspirateur sous le lit, les moutons se reproduisent tous seuls !
Lorsque la mémoire était la seule écriture, l'homme chantait. Lorsque l'écriture naquit, il baissa la voix. Lorsque tout fut mis en chiffres, il se tut.
Tant qu'un Homme n'aura pas marché sur son Moi, il ne sera pas libre.
Les bons amants, ce sont les femmes qui les construisent. Les hommes, il faut tout leur apprendre et surtout leur laisser croire le contraire.
(...) Dans les équipes sportives, comme dans les pays, les individualités ne suffisent pas, il faut aussi l'esprit d'équipe.
Si les conditions de travail ne sont pas modifiées il faudra des siècles pour humaniser ce monde rendu animal par les forces impérialistes.
Quand on a deux maisons, il pleut dans une.
Dans cette comédie sans fin que nous appelons la vie, chacun joue un rôle. Il y a les jeunes premiers, les victimes et ceux qui assurent les entractes comiques. Mais pour la pièce soit réellement captivante il faut un héros et un méchant...
On est très loin de comprendre ce que c'est d'être aveugle, quand on ferme les yeux. Sous notre monde des cieux, des visages et des édifices, il en existe un autre, plus brut et plus ancestral, un espace où les [...] ► Lire la suite
Il faut prendre le taureau par les cornes.
Il y a des gens qui mentent simplement pour mentir.
Il y a le visible et l'invisible. Si vous ne filmez que le visible, c'est un téléfilm que vous faites.
Il y a deux sortes d'esprit : l'esprit de géométrie et l'esprit de finesse.
Il faut d'abord bien savoir le latin. Ensuite, il faut l'oublier.
Jamais il ne faut découvrir son aversion ni à ses envieux ni à ses ennemis.
Cette nuit, en regardant le ciel, je suis arrivé à la conclusion qu'il y a beaucoup plus d'étoiles qu'on en a besoin.
Quand quelqu'un se rend compte que sa vie ne vaut rien, soit il se suicide, soit il voyage.
Le mathématicien est à la recherche de quelque chose qui n'existe pas mais qu'il doit néanmoins expliquer à quelques collègues.
J'ai appris une chose et je sais, en mourant, qu'elle vaut pour chacun : vos bons sentiments, que signifient-ils si rien n'en paraît en dehors ? Et votre savoir, qu'en est-il s'il reste sans conséquences ? Je vous le dis [...] ► Lire la suite
Il nous est ordonné de pardonner à nos ennemis, mais il n'est écrit nulle part que nous devons pardonner à nos amis.
L'homme sage n'est pas comme un vase ou un instrument qui n'a qu'un usage ; il est apte à tout.
Le coeur sur la main quand il faut, et la main sur la figure quand c'est nécessaire !
La superstition est la poésie de la vie ; c'est pourquoi il n'est pas mal que le poète soit superstitieux.
Entre dieu et la société, il faut choisir. Ce choix me laisse assez indifférent, car je ne vois dans la divinité que la société transfigurée et pensée symboliquement.
Même si un bonheur vous vient de l'extérieur, comment avez-vous réussi à l'attirer et à le recevoir ? D'une part vous l'avez attiré et d'autre part vous l'avez reçu. Il arrive que nous attirions une grâce, une bénédiction de la [...] ► Lire la suite
Aimer, c'est vivre dangereusement. L'Italien de la Renaissance risquait naturellement l'amour, comme il risquait le poison ou le coup de dague; il savait aimer avec audace, méfiance et secret.
Les lois c'est comme les saucisses, il vaut mieux ne pas être là quand elles sont faites.
Il vaut mieux être un optimiste qui se trompe parfois qu'un pessimiste qui a toujours raison.
Il y a longtemps que je ne crains plus le ridicule; je sais aujourd'hui que l'homme est quelque chose qui ne peut pas être ridiculisé.
Il est faux que l'égalité soit une loi de la nature. La nature n'a rien fait d'égal. Sa loi souveraine est la subordination et la dépendance.
Si tous les hommes savaient ce que disent les uns les autres, il n'y aurait pas quatre amis dans le monde.
Il y aurait beaucoup de tendresse à apprendre des loups et beaucoup de férocité des tourterelles.
Depuis qu'ils sont au pouvoir, je n'ai jamais rien demandé aux socialistes. Et il faut leur rendre cette justice, je n'ai rien obtenu.
Le chagrin est une sorte de chat sauvage, de couleur grise. Son cri est plutôt triste et lugubre. Il faut se mettre à plusieurs pour en venir à bout. Car, tout seul, on arrive mal à chasser le chagrin.
L'homme est le seul animal qui accepte de mourir pourvu qu'il en tire un plaisir (stupéfiants, alcool, etc.).
Un véritable homme du monde n'est jamais trop pauvre pour faire un cadeau à une femme. Il peut toujours lui donner la syphilis.
Nous devrions vivre comme s'il fallait mourir demain et travailler comme si nous ne devions jamais mourir.
J'ai le défaut d'être un peu plus sincère qu'il ne faut.
Ce dont on ne peut parler, il faut le taire.
Un livre est une bouteille jetée en pleine mer sur laquelle il faut coller cette étiquette : attrape qui peut.
Un homme sait dépenser un million de pièces de monnaie pour marier sa fille, il ne sait pas en dépenser cent mille pour l'élever.
Il y a une sorte de bonheur qui ne dépend ni d'autrui ni du paysage, c'est celui que j'ai toujours cherché à me procurer.
Notre petite bourgeoisie est toute formée de déracinés. Il suffit de remonter à une ou deux générations pour y rencontrer le paysan. Tout le fond de la race est là.
La mort n'est plus comprise comme la conclusion logique de toute vie, mais comme un accident de parcours. Et comme pour tout accident, il vaut mieux cacher son existence aux survivants.
Il faut à l'amitié six mois de congé par an pour renouveler son répertoire. L'amour devrait en faire autant.
Il suffirait d'un mot, d'un clin d'oeil, pour être moins seul que ne l'est toute la vie quand on hésite à se méfier d'elle.
Je ferais toujours le con, je reste un gamin et il faut continuer à être très con et ne pas se prendre au sérieux.
Les nouvelles technologies, elles sont là, je ne vais pas aller à leur encontre. Mais il y a aussi les mauvais côtés. (...) Aujourd'hui, il y a une intrusion permanente