Entre dieu et la société, il faut choisir. Ce choix me laisse assez indifférent, car je ne vois dans la divinité que la société transfigurée et pensée symboliquement.
Ce qui nous rend la disparition d'un être plus sensible, ce sont les mots de passe qui existaient entre lui et nous et qui soudain deviennent inutiles et vides.
(...) les ressorts profonds de cette crise sont dans la relation qu'entretient l'élite au pouvoir avec le peuple et la nation. Le peuple français a des réserves immenses de patriotisme, et sait intuitivement que la nation est le cadre indépassable [...] â–º Lire la suite
Mais Liszt, coeur généreux, toujours prêt, à se dévouer pour une belle cause, avait compté sans l'esprit envahissant de son colossal et dangereux protégé, incapable de partager l'empire du monde, fût-ce avec son meilleur ami. On sait maintenant, depuis la publication de la correspondance entre Liszt et Wagner, de quel côté fut l e dévouement.
Le théâtre est un igloo au milieu du Sahara.
Je me débattais au milieu d'images partiellement vraies, et donc totalement fausses.
La disparition des supplices, c'est donc le spectacle qui s'efface ; mais c'est aussi la prise sur le corps qui se dénoue. Rush, en 1787 : « Je ne peux pas m'empêcher d'espérer que le temps n'est pas loin où [...] â–º Lire la suite
Mon message aux femmes : Faites ce qui vous fait du bien, car il y aura toujours quelqu'un qui pensera que vous devriez le faire différemment. Que vos choix soient des succès ou des échecs, au moins ils vous appartiennent.
Les compliments sont des bonbons dont les femmes raffolent toute leur vie ; jeunes, pour les croquer à pleines dents ; vieilles, pour les faire fondre doucement entre leurs dents.
O combien d'actions, combien d'exploits célèbres Sont demeurés sans gloire au milieu des ténèbres.
Quiconque veut renverser la liberté d'une nation doit commencer par soumettre la liberté de la parole.
Créer pour vivre ou vivre pour créer : toute la différence entre l'artiste et l'artisan.
La renommée est comme un cochon rasé avec une queue graissée, et ce n'est qu'après avoir glissé entre les mains de quelques milliers de personnes, qu'un homme, par hasard, s'y accroche !
En fait, la frontière entre jeunesse et vieillesse est dans toutes les sociétés un enjeu de lutte. Par exemple, j'ai lu il y a quelques années un article sur les rapports entre les jeunes et les notables, à Florence, au [...] â–º Lire la suite
Les célibataires devraient être considérés comme les ennemis de leur nation car ils l'affaiblissent en refusant de leur apporter un sang neuf. Ils devraient être privés de tous leurs droits civiques et condamnés à un impôt triple.
Nous vivons tous entre notre vanité qui nous perd et notre orgueil qui nous sauve.
Chez nous, la gastronomie est vraiment une religion dans le grand et noble sens latin de ce mot reliogio, c'est-à-dire : un lien entre les hommes.
La conscience, c'est la vie. L'inconscience, c'est la mort. Entre les deux, c'est la souffrance.
Pour vous dire la vérité, vu mon âge, oui, j'ai envie de ralentir un peu le rythme. Entre les répétitions, on a joué 160 fois la pièce, j'ai tourné deux films. J'ai besoin d'un peu d'oxygène. Enchaîner tous ces projets, ça fatigue un peu quand même.
Le grand commerce de toute société civilisée est celui qui s'établit entre les habitants de la ville et ceux de la campagne.
Les hommes ont superbement pratiqué cette séparation à laquelle ils tiennent tant, entre leur femme - devoir, maternité, angélisme, migraine et les femmes - plaisir, putains, enfer, mystère...
Ça me choque en tout cas de vivre dans une société où la mélancolie, la tristesse sont des fautes, qu'on n'avoue pas aux autres, et peut-être même pas à soi-même.
La seule raison pour laquelle je suis dans la mode est de détruire le mot conformité.
Quand on me parle d'une femme cultivée ; je l'imagine avec des carottes dans les oreilles et du cerfeuil entre les doigts de pied.
Les poètes parlent une seule langue, même s'ils ne se comprennent pas entre eux.
Il faut observer que chez les anciens, on avait de la religion sans avoir le clergé, et que c'est le contraire chez les peuples modernes.
La mode selon laquelle nous pensons change comme la mode selon laquelle nous nous habillons et pour la plupart des gens, il est difficile, sinon impossible, de penser autrement que suivant la mode de leur époque.
La mode est une forme de laideur si intolérable qu'il faut en changer tous les six mois.
En sauvant le Tibet, vous sauvez la possibilité que nous soyons tous frères, soeurs.
C'est quoi une vie d'homme ? C'est le combat de l'ombre et de la lumière... C'est une lutte entre l'espoir et le désespoir, entre la lucidité et la ferveur... Je suis du côté de l'espérance, mais d'une espérance conquise, lucide, hors de toute naïveté.
Vous ne pouvez pas construire une société uniquement sur des intérêts, vous avez besoin d'un sentiment d'appartenance.