Il ne faut pas nourrir l'hyène deux fois.
Sondage A : 92 % de Français s'estiment heureux. Sondage B : 2 millions d'analphabètes en France. A mon avis, dans les 92 %, il y en a qui ne connaissent pas leur malheur.
L'écriture est une occupation solitaire qui accapare votre vie. Dans un certain sens, un écrivain n'a pas de vie propre. Même lorsqu'il est là il n'est pas vraiment là.
Il y a un double interdit, celui aux États de déroger à certains droits, et celui aux hommes de transgresser certaines valeurs, car les franchir conduirait à la négation de ce qui donne son sens à l'humanité.
Quand Jean Bête est mort, il a laissé bien des héritiers.
Il est toujours facile d'être dégoûté par les péchés des autres.
Il est nécessaire que chaque acte laisse une attente de quelque chose.
Amitié ou amour, il ne faut pas s'entendre sur l'essentiel, soit qu'on craigne d'en venir aux mains, soit qu'on redoute de s'ennuyer.
C'est l'automne, la saison où, sous un soleil refroidi, chacun recueille ce qu'il a semé.
Il en voulait à la vie de cette maladie sur laquelle il n'avait aucun pouvoir et qui lui gâchait le meilleur de son existence.
Ce qui compte dans le ring, c'est ce que vous pouvez faire une fois que vous êtes épuisé. Il en est de même de la vie.
Aujourd'hui, il vaut mieux présenter la météo à la télévision qu'être sociétaire de la Comédie-Française.
- Attends, t'as déjà vu un mec mourir électrocuté dans sa baignoire ?! Faut arrêter un peu de délirer. [il allume la radio] - Et après Claude François...
Quand le Christ fut ressuscité, il apparut d'abord à des femmes pour que la nouvelle se répande plus vite.
Il vaut mieux être perdu de vue que de réputation.
Il faut faire attention aux mots, car souvent ils peuvent devenir des cages.
L'esprit qui invente est toujours mécontent de ses progrès, parce qu'il voit au-delà.
S'il fallait étudier toutes les lois, on n'aurait pas le temps de les transgresser.
La véritable histoire d'un être n'est pas dans ce qu'il a fait, mais dans ce qu'il a voulu faire.
On continue à s'entre-tuer pour un dieu, une rivière, la couleur de la peau. Il ne faut pas avoir la peau basanée là où il faut avoir la peau blanche, la peau blanche là où il faut l'avoir basanée, il ne faut jamais croire au dieu qui n'est pas le bon.
Il est plus facile de marcher sur les flots avec le Christ que de traverser la vie avec un éditeur.
Le mensonge cadre parfois si bien avec la vérité qu'il n'y a plus la moindre faille entre les deux.
Qu'il est bon de se dévêtir de soi jusqu'à ne plus se reconnaître pour aller vers celui qui vous aime !
Plus un être est accompli, plus profondément il ressent la douleur et le bonheur.
Celui à qui l'on demande est libre jusqu'à ce qu'il ait promis.
Quand un homme est amoureux, il ne lui vient pas à l'idée que la femme ne s'en est pas aperçu : il croit l'avoir dit nettement par un ton de voix, un frôlement de main.
On commence à deviner ce que vaut quelqu'un quand son talent faiblit, quand il cesse de montrer ce qu'il peut. Le talent peut être un ornement, et l'ornement une cachette.
Ne faut-il pas croire dans la vie pour réciter de la poésie ?
Il y a dans le regard du désordre cette hirondelle de menthe et de genêt qui fond pour toujours renaître dans le raz-de-marée de ta lumière.
Il adviendra de nouveau un temps où les mots auront perdu leur sens, et où seule la violence trouvera à s'exprimer.
Mais plutôt que d'enseignement (s'il est mal conçu, au moins il existe), c'est d'éducation que manque aujourd'hui la jeunesse.
Il est toujours facile d'être logique. Il est presque impossible d'être logique jusqu'au bout.
Le blond, il est taillé en V... comme moi mais à l'envers.
Ne jugez rien sur l'apparence, ne jugez jamais rien que sur des preuves. Il n'y a pas de meilleure règle.
L'amour c'est comme le Tour de France : on l'attend longtemps et il passe vite.
Le malheur, comme la richesse, s'entasse sur plusieurs générations. Il suffit ensuite d'une seule personne pour consommer tout.
Le monde est un beau livre, mais il sert peu à qui ne le sait lire.
Quand une femme commence à faire remarquer qu'elle est honnête, il est temps de se méfier.
Partout où quelque chose vit, il y a, ouvert quelque part, un registre où le temps s'inscrit.
Il en va de l'érotisme comme de la danse : l'un des partenaires se charge toujours de conduire l'autre.
Ce qu'il y a de terrible quand on cherche la vérité, c'est qu'on la trouve.
Quand une idée s'est emparée d'un homme, il faut du temps pour qu'il l'use.
Il suffit parfois d'aimer un peu moins ce qu'on aime pour éviter de le haïr.
Mais l'athéisme qui évince Dieu, évince-t-il les questions sur Dieu ?
Il faut toujours que notre sexe fasse une ombre sur notre ventre.
Le bourgeois ne se dissipe pas, il se remplit. Il n'aime pas, il s'approprie. Il n'éjacule pas, il retient.
Pour s'intéresser aux autres, il faut d'abord ne pas s'ennuyer avec soi-même !
Le suicide n'a d'avantages que s'il ennuie les autres. Pour le reste, il est vide de sens commun.
Il faut avoir l'humilité d'écouter la voix des autres et plutôt que d'en comparer le timbre et la mélodie avec la nôtre, il faut l'entendre par ce qu'elle dit.
Là où il y a la peur, il n'y a pas de religion.