Il ne me reste qu'un seul souci sur terre, un souci d'or : porter le poids du temps.
Il faut n'aimer que Dieu et ne haïr que soi.
Je ne l'aime pas parce qu'il est bon, mais parce qu'il est mon petit enfant.
Le Temps n'a d'autre fonction que de se consumer : il brûle sans laisser de cendres.
Il n'y a d'universel que ce qui est suffisamment grossier pour l'être.
Il n'y a rien de plus embarrassant que de regarder quelqu'un faire une chose que l'on prétendait impossible à faire.
Dieu n'est pas le Tout-puissant dominateur, c'est le Tout-puissant captif, captif des libertés qu'il crée à la cime du monde pour que le monde puisse culminer dans l'amour.
Plus on étudie, plus on demeure convaincu que toutes nos connaissances ne datent que d'hier, et qu'il en est peut-être davantage qui ne dateront que de demain.
La grande affaire est de donner à l'enfant une haute idée de sa puissance, et de la soutenir par des victoires ; mais il n'est pas moins important que ces victoires soient pénibles, et remportées sans aucun secours étranger.
Pourquoi après une mort, y a-t-il un espace systématique de mensonge sur la vertu et la valeur du disparu ? Pourquoi ce qui valait avant ne vaudrait-il pas après ?
Le peuple voudrait en finir, or il n'y a pas de fin.
Les actes de Dieu qui paraissent injustes à l'homme sont probablement ceux qui sont les plus justes. L'homme ne peut comprendre la justice parce qu'il est lui-même trop peu capable de justice.
Tout le monde peut séduire. La preuve, il y a des enfants partout...
Pour un vieux, la patrie c'est là où il fait chaud.
Il y a des jours où les citrouilles ne sont que des citrouilles.
Si un homme possède une épicerie ou une librairie et qu'il tombe malade, il peut prendre quelqu'un pour le remplacer. Si un acteur est malade, il cesse aussitôt de gagner de l'argent au moment où il en a le plus besoin.
Il n'y a plus d'espoir mais beaucoup de futur.
Il faut faire d'abord volontairement, avec plaisir, ce qu'on fait. Le résultat importe peu. On ne le prévoit pas, et on l'apprécie mal. Mais l'auteur s'est satisfait lui-même : c'est toujours ça.
Il n'y a pas de grève dans le train des rêves.
Si on gagné beaucoup d'argent il faut aider les autres. Je ne veux pas oublier.
La médecine moderne a forgé le terme de mythomanie, qui qualifie ce genre de blague. Mythomane si l'on veut, Aicard aura mené dans l'existence une singulière et fructueuse comédie. Il aura fait croire aux Parisiens gobeurs qu'il était célèbre en [...] ► Lire la suite
C'est dimanche. Brrr ! Qu'il serait doux, le son des cloches, s'il n'y avait parmi les hommes tant de mal.
Au moment de vérité, il y a soit des raisons, soit des résultats.
Pour gagner des applaudissements, il faut écrire des choses si simples qu'un cocher pourrait les chanter.
La grande révélation n'est peut-être jamais venue. Au lieu de cela, il y avait des petits miracles quotidiens, des illuminations, des allumettes frappées à l'improviste dans l'obscurité.
Il y a des auteurs en littérature qui m'ont fait prendre conscience que si on voulait véritablement changer les choses, on devait incarner les valeurs, pas juste les évoquer.
De l'assassinat d'un animal à celui d'un homme, il n'y a qu'un pas.
Toute destinée, si longue, si compliquée soit-elle, compte en réalité un seul moment : celui où l'homme sait une fois pour toute qui il est.
Sans indulgence il n'est point d'amitié.
À 23 ans, mon agence m'a fait comprendre que je commençais à me faire vieille et qu'il ne me restait plus qu'une année « sérieuse » dans le mannequinat.
- Il te faut un guide médical pour quoi foutre ? - Pour voir, j'ai jamais fait de piqûre d'adrénaline ! - Quoi, t'as jamais fait d'injection ? - Nan, j'en ai jamais fait, j'me défonce pas avec des Connasses, et mes amis [...] ► Lire la suite
- Vous êtes dans la maison de Dieu ! - ... N'ayez crainte, mon Père... Nous serons partis avant qu'Il revienne.
L'esprit ne peut être libre s'il n'est dégagé de l'angoisse de la faim.
Il est toujours mieux vu de lire "La Vie Catholique" dans le train que "La Vie du Rail" à l'église.
La conversation est un jeu où il ne faut pas mettre un louis contre un écu.
Il faut accepter de planter pour que d'autres récoltent ailleurs et plus tard.
Il vaut mieux être moins et être ce qu'on est.
Il est aussi aisé de compter les atomes que de résoudre les propositions d'une amoureuse.
Dans toute personne, il y a un poète mort jeune.
Il est aussi inutile de mettre plusieurs épithètes à un même mot que de payer plusieurs fois la même facture.
Il y a deux époques dans la vie d'un écrivain : la première, où il parle de lui, et la seconde, où il parle de lui-même.
Certains se préoccupent moins de ce qu'ils mettent dans leur discours que de savoir dans quelles oreilles il va tomber...
Il n'y a qu'un secret pour conserver le bonheur, c'est de le renier, c'est de le méconnaître ; il se plaît quelquefois à rester chez les ingrats.
Il est impossible à la femme de discerner le mensonge de la vérité.
C'est un mot obscur que celui de l'amour. Il résonne dans nos coeurs comme le nom d'un pays lointain dont, depuis l'enfance, on a entendu vanter les cieux et les marbres.
L'existence d'une grammaire anglaise est une question sur laquelle il est permis d'émettre des doutes.
Il n'y a rien de définitif en nous, et qu'il est vain et futile d'essayer de rechercher qui on est : on ne découvrira jamais qui on est, ce qu'il faut c'est découvrir où on veut aller, ce qui est beaucoup plus intéressant.
Il n'y a qu'une seule caste, la caste de l'humanité.
Le gars qui se croit capable de tout faire et qui rate tout ce qu'il fait, mais qui est content et qui s'en vante. Et qui s'attaque à tous les genres: artistique, spirituel, dramatique, lyrique, avec une inconscience d'amateur. C'était ça mon personnage.
Il en voulait à la vie de cette maladie sur laquelle il n'avait aucun pouvoir et qui lui gâchait le meilleur de son existence.