Pourquoi appelle-t-on une chanson à succès un "tube" ? Sans doute parce qu'il est creux.
Une ville ressemble à un animal. Elle possède un système nerveux, une tête, des épaules et des pieds. Chaque ville diffère de toutes les autres : il n'y en a pas deux semblables. Et une ville a des émotions d'ensemble.
Est-il donc vrai que dans tout amour, il y a une souffrance en éclosion ? Pourquoi devons-nous toujours payer d'une incertitude, d'un doute, d'une angoisse même, nos plus petits bonheurs ?
La mort n'existe pas. Surtout pas la mort. Le mot ne devrait pas exister car il désigne ce qui n'est pas.
Le temps est un fleuve où l'homme va à contre-courant. Il croit avancer tant qu'il peine sur la rame, Car ce qui flotte à l'entour le dépasse vers l'arrière.
Notre monde parviendra un jour à un raffinement tel qu'il sera aussi ridicule de croire en Dieu qu'aujourd'hui de croire aux fantômes.
Tout le monde peut séduire. La preuve, il y a des enfants partout...
Dans un bief, il ne peut exister qu'un hippopotame mâle.
Il n'y a pas de chute de l'Amérique pour la simple raison que l'Amérique n'a jamais été innocente. Il est impossible de perdre ce qu'on n'a jamais possédé.
La différence sexuée est la première chose observable et sur laquelle la volonté humaine n'a pas de prise. Aucun moyen n'existe pour changer la donne : il y a du masculin et il y a du féminin.
Le style, c'est le mot qu'il faut. Le reste importe peu.
On n'en revient pas de ce qui se passe dans le monde des adultes, finie l'indulgence attendrie, au casse-pipe il faut aller, et tout seuls, c'est comme ça que se fait le tri !
Parfois, le sort chasse certaines personnes de notre vie, mais il en fait entrer d'autres, au moment où l'on s'y attend le moins. Dîtes vous qu'à partir de maintenant, il vous sera favorable. votre vie ne fait que commencer.
Or, les actions particulières sont contingentes ; par suite, le jugement rationnel qui porte sur elles peut aller dans un sens ou dans l'autre, et n'est pas déterminé à une seule chose. En conséquence, il est nécessaire que l'homme ait le libre arbitre, par le fait même qu'il est doué de raison.
Il faut être économe de son mépris en raison du grand nombre de nécessiteux.
Dans le vélo, il y a ceux qui font les cons, et ceux qui ne font pas les cons. Moi, avec la force que j'avais, je pouvais faire partie de la deuxième catégorie.
Je souffre terriblement d'une maladie orpheline pour laquelle il n'existe nul Téléthon. Je suis un insomniaque pervers, c'est-à-dire que, la nuit, je rêve que j'arrive pas à dormir.
La suprême astuce du diable, c'est précisément de faire croire qu'il n'existe pas.
Ne le plaignez pas trop : il a vécu sans pactes, Libre dans sa pensée autant que dans ses actes.
J'aime les chats parce qu'il n'existe pas de chats policiers.
Un homme qui lit, ou qui pense, ou qui calcule, appartient à l'espèce et non au sexe ; dans ses meilleurs moments il échappe même à l'humain.
Parfois, il est préférable de perdre et de faire la bonne chose que de gagner et de faire la mauvaise chose.
Si l'homme savait ce qu'est le tonnerre, il deviendrait cendre et poussière.
Il est des victoires qui exaltent, d'autres qui abâtardissent. Des défaites qui assassinent, d'autres qui réveillent.
La conversation est un jeu où il ne faut pas mettre un louis contre un écu.
Il n'y a rien de plus terrible qu'un pouvoir illimité dans les mains d'un être borné.
Le bavard est celui qui parle plus qu'il ne pense. Celui qui pense et qui parle beaucoup ne passe point pour un bavard.
Bien que les pieds de l'homme n'occupent qu'un petit coin de la terre, c'est par tout l'espace qu'il n'occupe pas que l'homme peut marcher sur la terre immense.
Il n'y a rien de plus embarrassant que de regarder quelqu'un faire une chose que l'on prétendait impossible à faire.
Les choses sont une façade, une croûte, Dieu seul est. Mais dans les livres il y a quelque chose de divin.
Il y a l'ennui de l'homme en manque de Dieu, mais il y a aussi l'ennui de Dieu en manque d'homme.
Plus on étudie, plus on demeure convaincu que toutes nos connaissances ne datent que d'hier, et qu'il en est peut-être davantage qui ne dateront que de demain.
Comment arrêter son regard sur la première à laquelle on a juré fidélité éternelle quand il y en a des milliers qui nous obligent à renier sans cesse nos premières paroles ?
Tout est impondérable dans les régions spirituelles où s'aventure l'artiste, mais il y règne un ordre plus vrai que celui du contrôleur des poids et mesures.
Il en est des paysages comme des hommes : il faut un peu les vivre pour pénétrer leurs secrets.
Il n'est besoin que de quelques mots pour dire la vérité.
Il faut défendre la valeur de l'homme, de l'individu, face à la puissance de la masse.
Un chien n'est pas un bon chien parce qu'il aboie bien. Un homme n'est pas un sage parce qu'il parle bien. Il ne suffit pas de s'efforcer pour être grand. Encore moins pour être vertueux.
Le soutien-gorge a pour fonction de soutenir quelque chose de plus lourd que prévu, dont le poids a été mal calculé, et qu'il faut étayer après coup un peu comme on étaye avec des piliers et des contreforts le balcon d'une bâtisse mal construite.
Quand un homme ne veut plus faire de faute, le Repentir de celles qu'il a faites lui sert d'excuse, et de lumière pour n'en plus commettre.
Ca alors, dès qu'il se passe quelque chose de pas très ordinaire ou de profondément extraordinaire, on pense : "comme au cinéma".
Il se cogne la tête contre un mur depuis si longtemps qu'elle s'est vidée de tout son bon sens.
Il vaut mieux prévenir les crimes que d'avoir à les punir ; tel est le but principal de toute bonne législation, laquelle est l'art de rendre les hommes le plus heureux possible ou, disons pour tenir compte également des biens et des maux de la vie, le moins malheureux possible.
Mais plutôt que d'enseignement (s'il est mal conçu, au moins il existe), c'est d'éducation que manque aujourd'hui la jeunesse.
Il est difficile de posséder la richesse et la puissance sans se laisser dominer par elles.
Il s'agit de fonder la paix du monde sur un ordre légal, de faire une réalité de droit de cette solidarité internationale qui apparaît déjà dans les faits comme une réalité physique.
Il existe un mythe selon lequel ceux qui font du travail humanitaire ont une mentalité de sauveur, mais la relation est réciproque.
À 23 ans, mon agence m'a fait comprendre que je commençais à me faire vieille et qu'il ne me restait plus qu'une année « sérieuse » dans le mannequinat.
Il faut se ressembler un peu pour se comprendre, mais il faut être un peu différent pour s'aimer.
Il y a toujours mille raisons pour s'enfermer. Sortir est beaucoup plus difficile.