Treize mètres carrés forment une société De quatre numéros sans personnalité Treize mètres carrés où à quatre serrés Il n'y a plus de place pour savoir espérer.
Il est à noter qu'on met la femme au singulier quand on a du bien à en dire - et qu'on en parle au pluriel sitôt qu'elle vous a fait quelque méchanceté.
L'homme craint la vérité encore plus qu'il ne l'aime. Disons mieux ; il craint la vérité parce qu'il l'aime. Comme ces femmes trop belles qu'on se détourne de regarder beaucoup.
Ce petit appendice (à transformations !) que nous autres hommes nous avons au bas du ventre, qu'il nous fait faire des folies !
Il n'est pas de sentences, de maximes, d'aphorismes, dont on ne puisse écrire la contrepartie.
Il y a dans la vie tellement de choses susceptibles de nous rendre heureux.
Sans mystère, il n'y a pas d'amour.
Il n'est pas de genres inférieurs, il n'est que des productions ratées.
Il convient en toutes choses de se mesurer à sa propre force, et de ne point se lier ni s'associer à de plus puissants que soi.
Ce n'est pas du premier coup que l'on trouve son équilibre et la simplicité de la vie au milieu de toutes les complications de la richesse. Il y faut de l'entêtement.
Le vin est bon où il y a une belle aubergiste.
La calomnie est comme la guêpe qui vous inquiète, et dont il ne vaut mieux chercher à se débarrasser que si vous êtes sûr de la tuer ; car autrement il revient à la charge plus furieux que jamais.
C'est parmi les femmes sans instruction que l'on peut chercher les ragots les plus confirmés. Goethe nous dit qu'il n'y a rien de plus effrayant qu'une ignorance agitée.
Ce qui m'intéresse, c'est la fêlure. L'envers des évidences. Moi, je ne craque pas pour Rambo. Il se démerde tout seul dans sa jungle, il n'a besoin de personne et surtout pas de moi.
Mon père a établi notre relation à l'âge de sept ans. Il m'a regardé et a dit : Tu sais, je t'ai amené dans ce monde et je peux t'en sortir. Et ça ne fait pas de différence pour moi, je vais en faire un autre comme toi.
Quand on est connu, je crois qu'on prend déjà énormément de place dans une famille. Trop. Il faut se faire petit auprès des siens.
Comme il serait agréable que les enfants viennent au monde pourvus d'un bouton qu'il suffirait de tourner pour diminuer le volume du son !
Car enfin, que sert-il d'écrire ? N'est-ce pas assez de penser ?
Il est plus facile de prendre l'amour quand on n'en a pas, que de s'en défaire quand on a.
La raison pourquoi les sots réussissent ordinairement dans leurs entreprises, c'est que ne sachant et ne voyant jamais quand ils sont importuns, ils ne s'arrêtent jamais. Or, il n'y a pas d'homme assez sot pour ne savoir pas dire : "donnez-moi cela".
Si le cheval connaissait sa force, serait-il assez fou pour accepter le joug, comme il le fait ? Mais qu'il devienne sensé et s'échappe, alors on dira qu'il est fou...
Ce que le lecteur veut, c'est se lire. En lisant ce qu'il approuve, il pense qu'il pourrait l'avoir écrit. Il peut même en vouloir au livre de prendre sa place.
Il parle comme il pense, mais plus souvent.
Il est bien peu de monstres qui méritent la peur que nous en avons.
Dieu n'est pas dans ce que vous rêvez. Il est dans ce que vous faites. Alors ne rêvez plus. Faites.
Il est impossible, absolument impossible de vaincre l'ennemi étranger si l'on ne punit pas auparavant l'ennemi domestique, son zélé serviteur : sans cela, heurtant contre l'écueil de l'un, vous seriez invinciblement dépassés par l'autre.
Curieusement, on ne dit jamais que la salle de crise ne se limite pas à cette pièce. Il y en a de nombreuses autres, où les équipes surveillent et traitent les rapports qui nous parviennent des quatre coins du monde.
Le mariage et l'amour ne font qu'un,en général, dans la tête des femmes. Rares sont les hommes qui peuvent obtenir celui-là sans leur accorder celui-ci. Maintenant s'il ne s'agit qu'une partie de jambes en l'air,les bénévoles ne manquent pas.
- Après nous avoir fait croire qu'il fallait bosser plus longtemps parce que la durée de la vie s'allongeait, on va nous faire croire quoi ?- Qu'il y a une vie après la mort.
On ne devrait jamais demander à quelqu'un s'il est heureux, parce que c'est indiscret.
J'ai entendu un jour à la radio: "Je suis immensément fier d'être arménien!". L'écrivain qui parlait insistait sur cet "immensément", alors qu'il s'agit de l'une des appartenances les plus malheureuses de l'Histoire contemporaine.
On a plébiscité ce livre parce qu'il est agréable à lire, sans temps morts ni effets de style, se lit d'une traite. Peut-on faire compliment plus laid dans la littérature que 'ce que j'aime dans le livre, c'est que j'ai eu le sentiment de n'avoir pas eu besoin de le lire ?'
Je n'ai jamais eu beaucoup confiance en mon propre travail, et même maintenant que je suis assuré (toujours à ma grande surprise) qu'il a de la valeur pour les autres, je me sens timide, réticent pour ainsi dire à exposer mon monde imaginaire à d'éventuelles des yeux et des oreilles méprisants.
Flirter est un métier de femme, il faut le garder en pratique.
Nous avons l'obligation de nous battre pour le monde comme il se doit.
Il n'y a pas de race, pas de religion, pas de système de classe, pas de couleur - rien - pas d'orientation sexuelle, qui nous rend meilleurs que quiconque. Nous méritons tous l'amour.
Il est vrai que nous ne savons pas ce que nous avons eu avant sa disparition, mais nous ne savons pas ce que nous avons manqué jusqu'à ce qu'il arrive.
Il y a des coups de foudre éphémères et d'autres qui durent.
Le piratage n'est pas une mauvaise chose. Il permet de partager des choses autour de soi, et je pense que l'information, l'art et les idées doivent être partagés.
Pour avoir des choses à dire, il faut d'abord en vivre.
Son désir, c'est probablement tout ce que l'homme possède, au moins tout ce qui lui sert à oublier qu'il ne possède rien.
On peut dire cinquante fois que l'on a compris, il importe plus de le montrer sans jamais le dire.
Il y a peu de femmes dont le mérite dure plus que la beauté.
Pour qui est décidé à agir injustement, il n'y a pas de défense qui vaille.
Il n'est pas nécessaire de savoir pondre un oeuf pour savoir s'il est frais.
Quelque humilié que soit ton ennemi, sache qu'il est toujours à craindre.
S'il a de longues cornes, on se méfiera même du plus doux des boeufs.
Aussitôt que le mal paraît léger, il cesse de l'être.
Il lui restait du temps. Mais, depuis quelques mois, ce temps gratuit, naguère savouré, devenait un temps pour être mal et pour s'interroger. Un temps à ne trop savoir quoi en faire. Un temps pour redouter le temps.
Il y en a qui n'ont pas d'enfants et qui sont sûrs d'avoir trouvé la bonne solution. Comme ils doivent souffrir de ne pas souffrir ! Comme ils doivent souffrir de n'avoir à penser qu'à leur chère carcasse, à leur belle âme !