Les dieux, ça ne dure pas assez ; regarde celui des chrétiens : Il n'a pas deux mille ans et il commence déjà à donner des signes de fatigue.
Si tu ne sais pas porter ton péché, ce n'est pas la faute de ton péché : si tu renies ton péché, ce n'est pas toujours ton péché qui est indigne de toi, mais toi de lui.
Aujourd'hui, nous avons les mêmes smartphones, la même physique, les mêmes sciences partout dans le monde. Et il n'y a ni liberté, ni bonheur, ni justice dans de vastes parties du globe. Ces illusions se sont écroulées, nous faisant entrer dans une époque post-utopique.
C'est celui qui a négligé de payer sa taille qui traite le boulanger de voleur.
Toi, le bon Dieu, au lieu de te donner un cerveau, il aurait mieux fait de te creuser un deuxième trou du cul, parce que tu chies plus que tu penses !
Vingt ans est l'âge de l'illusion. Quarante ans, l'âge de la vérité. Non seulement des vérités découlant de la vie surtout de la vérité de ce qu'on est.
L'imbécile ne peut pas se définir mais on peut toujours donner des exemples.
Les dictateurs naissent dans les maisons où on n'ose pas donner à un ordre à la bonne.
Les traductions sont des domestiques qui vont porter un message de la part de leur maître et qui disent tout le contraire de ce qu'on leur a ordonné.
Il faut toujours payer un prix, l'histoire n'est jamais gratuite.
Emmanuel Macron a tenu son pari. Cela ne s'explique pas uniquement par l'ampleur des soutiens dont il a bénéficié. Se propulser à la tête de l'État sans être le candidat d'un parti traditionnel, passer en deux ou trois ans de l'obscurité à la lumière, cela ne s'était encore jamais vu.
La raison d'être des statistiques, c'est de vous donner raison.
Cela fait quarante ans que je découvre que la reine de toutes les couleurs est le noire.
Au lieu de présenter du vin aux amis, il vaut mieux donner du riz cuit à manger trois fois par jour.
Comment peut-on espérer que des hommes acceptent des avis quand ils n'acceptent même pas des avertissements ?
C'est l'anniversaire de mon enlèvement à Ville-Evrard, cela fait 17 ans que Rodin et les marchands d'objet d'art m'ont envoyé faire pénitence dans les asiles d'aliénés.
La justice est une maladie rare dans un monde qui n'a pas besoin d'elle pour se porter comme un charme.
- Quel âge as-tu ? - 17 ans. - Depuis combien de temps as-tu 17 ans ? - Un moment.
Haïr quelqu'un c'est encore le porter en soi...
Vous mettez Loana et Steevy à la terrasse du Fouquet's, il y a une révolution. À la table d'à côté, vous mettez Michel Tournier et le professeur Charpak, il n'y aura personne.
On s'étudie trois semaines, on s'aime trois mois, on se dispute trois ans, on se tolère trente ans et les enfants recommencent.
Le pire poison qui puisse exister dans la société c'est l'inceste car quand tu voudras te sauver de cette vérité eh bien on voudra te tuer, te donner des pathologies pour dire que c'est faux et te détruire continuellement même des années et des années après.
La vanité était plus forte que l'amour à seize ans et il n'y avait plus de place dans son coeur brûlant pour autre chose que la haine.
La société est coupable de ne pas donner l'instruction gratis ; elle répond de la nuit qu'elle produit.
Le comble de l'optimisme, c'est de rentrer dans un grand restaurant et compter sur la perle qu'on trouvera dans une huître pour payer la note.
C'est un talent extraordinaire: raconter les histoires inédites de l'Histoire; dévoiler la sculpture qui attend au coeur d'un bloc de pierre; transformer les notes d'une partition en chanson; donner l'impression que les vaisseaux de Star Wars dans l'espace sont vraiment en train de voler.
L'amour, le bonheur, la justice... On essaie de donner des noms à des réalités qui nous échappent. L'amour, si ça existe, ça doit être simplement se trouver avec quelqu'un et se sentir bien.
Quand vous voyagez à l'intérieur de vous-mêmes, les courants vous entraînent fatalement vers votre enfance et vous risquez fort de retrouver des souvenirs qui vous feront perdre le chemin du retour.
Chaque époque rêve de la suivante.
J'ai toujours été fier du talent que je possède pour tourner des phrases. Et les mots sont à mon avis, qui n'est pas si humble, notre plus inépuisable source de magie. Ils peuvent à la fois infliger des blessures et y porter remède.
On vit avec l'idée qu'il peut se passer quelque chose de grave. On prend les transports en commun, on se met en terrasse pour fumer une clope, on va voir un concert. On va danser. Et on sait désormais que parfois, on ne reviendra jamais chez soi.