La méchanceté des enfants est terrible. J'ai vu des enfants diaboliques devenir des agneaux avec leurs parents. Avec le recul, je me dis qu'il devait y avoir un climat familial terrible mais sur le moment, j'avais juste envie de leur mettre une droite.
Il m'a menti. Il m'a dit qu'il n'était pas là bas. Il m'a dit qu'il était avec Sean.
Il est préférable d'avoir des idées saines et de mal les exprimer, que des mauvaises rhétoriquement bien amenées.
Le mot est celui qui illumine ou redonne vie, il est la densité voluptueuse de l'esprit, celui qui déchiffre et définit, avant de te faire sombrer dans une énigme plus vaste encore.
La curiosité est probablement l'un des plus beaux mobiles lorsqu'il est convenablement servi.
Un homme ne peut valoir que ce qu'il plaît aux autres de le faire valoir.
Si l'on veut qu'un livre dise quelque chose d'intéressant, il faut qu'il provoque la discussion autant que l'accord.
Quand on fait des pâtes, il y en a toujours trop.
Ce n'est pas étonnant qu'Internet soit devenu assez puissant pour satisfaire tous les espoirs de ceux qui l'utilisent. Après tout il a été conçu pour résister à une guerre nucléaire, et pas simplement aux petits potins des hommes politiques.
Il vaut mieux porter le poids de son propre chagrin que le fardeau des obligations contractées envers autrui.
Ce que j'aime dans un bon auteur, ce n'est pas ce qu'il dit, mais ce qu'il murmure.
Je n'ai jamais vu personne faire à propos ce qu'il devait faire.
Quiconque se met à vivre avec des raisons, c'est qu'il est mûr pour la péripétie.
Il y avait eu ce bref moment de parfait silence, à l'exacte jonction du jour et de la nuit.
Je plains les gens qui travaillent tranquillement et froidement. Il faut être hors de soi pour être tout ce qu'on peut être.
Il faut faire parfois de singuliers métiers pour gagner sa vie.
Il y eut le vin partagé, les nuits blanches, les chants du silence entre les débats fiévreux, les fugues et les murmures, les questions après les caresses. On jouait à la vie, comme des funambules.
Si vous n'avez pas de musique, vous avez le silence. Il y a du pouvoir dans les deux.
Il n'y a donc pour la femme, créature temporairement, provisoirement inférieure, que deux aspects, deux modalités essentielles dont il est indispensable que l'Infini s'accommode : la Béatitude ou la Volupté. Entre les deux, il n'y a que l'Honnête Femme, c'est-à-dire la femelle du Bourgeois, réprouvé absolu qu'aucun holocauste ne rédime.
Si un extraterrestre nous regardait, il se dirait : qu'est-ce qu'ils sont intelligents ces êtres humains, mais qu'est-ce qu'ils sont crétins à avoir crée un concept pour pouvoir vivre alors que l'on vit.
Si vous devez aimer votre prochain comme vous-même, il est au moins aussi juste de vous aimer comme votre prochain.
Plus vous avez de conflits et de contrastes avec un personnage, plus il est intéressant.
Il faut apprendre à rire.
Il est indéniable que je ne suis pas particulièrement ambitieux
Il est donc vrai que l'espérance est le seul bien de ceux qui n'en ont plus.
Il y a un courage de la tête comme du coeur, et le manque de génie n'est parfois que le manque de courage. Se fier à soi, c'est doubler ses forces.
Il y a une mesure pour tout : dès qu'on en sort, on la dépasse.
Il est vraisemblable qu'il survienne des choses qui ne sont pas vraisemblables.
On aimerait avoir aussi soif qu'il y a d'eau dans le fleuve.
Comment l'esprit peut accéder à la conscience de soi. En contemplant ses oeuvres en lesquelles sont inscrits les procédés, les méthodes et les lois auxquels il s'est soumis sans en avoir d'abord conscience.
Il semble y avoir une caractéristique humaine perverse qui aime rendre les choses faciles difficiles.
Il n'y a pas de limite à la quantité de bien que vous pouvez faire si vous ne vous souciez pas de qui obtient le crédit.
Les héros pour moi sont les gars qui sont assis dans les bibliothèques. Ils absorbent des connaissances et ensuite les risques qu'ils prennent sont calculés sur la base du courage qu'il a fallu pour se remplir de connaissances.
Il y a certaines choses où la médiocrité est intolérable : la poésie, la musique, la peinture, l'éloquence publique. Quel supplice d'entendre pompeusement déclamer un discours glacial, ou des vers médiocres dits avec toute la pompe d'un mauvais poète !
Mon objectif sur Terre est de rendre les gens heureux et guérir les gens à travers la musique, pour créer des fantaisies qui permettent aux gens, non pas seulement de s'échapper, mais de voir qu'il y a le potentiel pour la magie dans la vie.
Tout le monde parle toujours de la pression de jouer à Wimbledon, combien il est difficile, mais les gens qui regardent le rendent beaucoup plus facile à jouer.
Il n'y a jamais eu pour moi ni barrière culturelle, ni barrière de langue, ni barrière de couleur. Ce sont la conviction, la culture, la vie, l'intelligence de l'autre qui me redonnent sans cesse espoir.
C'est vieux comme l'histoire. C'est le Club de Rome, la croissance zéro. C'est une philosophie, celle de l'ascèse. Mon bon monsieur, on mange trop, il faut manger moins. Vous serez plus beau, plus mince et plus sain.
Il faut beaucoup de sang-froid pour soutenir une grande passion.
Il est étrange que seuls des hommes extraordinaires fassent les découvertes, qui paraissent plus tard si faciles et simples.
Dans le vide absolu, qu'on peut imaginer, d'avant la création - il y a.
La réalité est vivante parce qu'elle est capable de devenir meilleure, et qu'il lui reste du temps pour se rêver plus belle.
Je crois aux choses autant qu'il faut pour en être le maître, pas assez pour en être esclave.
J'ai travaillé toute ma vie avec les plus grands metteurs en scène. Aujourd'hui j'ai envie de travailler avec des jeunes. Je n'ai plus envie de travailler avec des gens de mon âge, ça m'emmerde. Je préfère travailler avec un jeune metteur en scène, même s'il est plein de maladresses.
Concevoir l'Amérique comme une Histoire et la destinée comme un avenir, respirer le parfum d'un hickory à travers le silence des âges, c'est possible. Il nous suffit d'un ciel grand ouvert et de la volonté de faire usage de nos ailes.
Des ailes, mon chéri, il nous faut des ailes. Sinon nous piétinons comme des poules. Seul Bach peut nous élever.
Dans une fausse querelle, il n'y a pas de vraie valeur.
La douleur est censée nous réveiller. Les gens essaient de cacher leur souffrance. Mais ils ont tort. La douleur est quelque chose qu'il faut porter, comme une radio. Vous ressentez votre force dans l'expérience de la douleur.
Il suffit souvent de trop craindre un danger pour le rendre inévitable.
Il est étonnant de voir à quel point vous pouvez apprendre lorsque vos intentions sont vraiment sérieuses.