Il faut avoir des enfants à qui donner une vie ; autrement, pourquoi est-ce qu'on vit ?
Parmi les styles clairs, il y en a qui ont la saveur de l'eau de roche, mais d'autres la fadeur de l'eau filtrée.
Si l'homme n'a pas le pouvoir de modeler le monde à sa convenance, il a du moins celui de tailler des verres qui lui permettent de le faire apparaître à peu près comme il veut.
Il n'y a pas de doute : après un certain âge, on a trop de peau !
Il faut si souvent désobéir pour vivre une enfance décente.
La politique et la guerre sont de bien mauvaises épouses et elles sont toujours infidèles... Elles trompent ceux qui ont un coeur pur et il n'y a que les crapules qui peuvent les défier car eux aussi sont infidèles.
Il est difficile de dire avec vérité à partir de quel mot commence une révolution.
Il y a deux éducations : la première que l'on reçoit au lycée, la seconde que l'on se donne à soi-même ; la première est indispensable, mais il n'y a que la seconde qui vaille.
L'univers pénètre en nous par les yeux, mais nous n'y comprenons rien tant qu'il n'est pas descendu dans notre bouche.
Mon pire cauchemar, mon cauchemar fondamental, absolu, c'est la vision du futur que propose Bill Gates, un futur où il y aura une caméra à chaque coin de rue et où chaque conversation sera enregistrée. Je préférerais m'enfoncer une fourche dans les yeux q
J'ai vu de première main qu'être président ne change pas qui vous êtes. Il révèle qui vous êtes.
Pour moi, le style est synonyme de qualité, d'intégrité et d'intemporalité. Il est exempt de tendances mais se sent toujours frais et nouveau.
Il faut commencer par arrêter de faire trop de politique politicienne et essayer de vivre avec ce que l'on a. Nous avons détruit les trois quarts de ce que nous avions.
Pour les magistrats il n'existe qu'un seul parent : la mère. Le père est juste un fantôme.
L'art de gouverner ne consiste pas à rendre souhaitable ce qui est possible. Il consiste à rendre possible tout ce qui est souhaitable.
Qui ne demande rien, c'est qu'il attend tout.
Sachez que dans la vie l'homme doit traverser un pont très, très étroit, mais ce qui est essentiel, le plus essentiel, c'est qu'il n'ait pas peur. Pas peur du tout.
Le patriotisme est la plus puissante manifestation de l'âme d'une race. Il représente un instinct de conservation collectif qui, en cas de péril national, se substitue immédiatement à l'instinct de conservation individuelle.
On juge un homme aux factures qu'il reçoit.
Il n'y a rien de plus embarrassant que de regarder quelqu'un faire une chose que l'on prétendait impossible à faire.
Mais que savons-nous de Dieu, sinon qu'il est un désespoir qui commence là où finissent tous les autres.
Il est impossible de gouverner la France. A-t-on idée d'une maison de commerce où le directeur et les membres du conseil d'administration ne s'occuperaient qu'à plaire aux employés ?
Les mots traduisent beaucoup plus qu'ils ne définissent. Surtout quand il s'agit de personnes.
La mort nous trouvera bien partout où nous irons. La mort, c'est lorsqu'on la fuit qu'elle s'attache à nos pas ! Il est bien rare que ceux qui la désirent la voient venir.
Chacun est envié pendant qu'il est lui-même envieux.
Au temps heureux où l'on sait plaire, Qu'il est doux d'aimer tendrement !
L'auteur toujours aime à voir imprimés Et livrés au grand jour les vers qu'il a rimés.
Marcher seul, sac au dos, c'est se livrer entièrement aux dangers et aux hommes. Il n'y a nulle possibilité de fuite comme à vélo, ou d'abri comme avec une voiture.
Le désert est une nonne, aucun homme ne le courtise, il a fait voeu de silence à travers les âges, serein, immuable, au-delà de toute poursuite, et de tout abandon. Le désert ne connaît pas les larmes.
Dans le vélo, il y a ceux qui font les cons, et ceux qui ne font pas les cons. Moi, avec la force que j'avais, je pouvais faire partie de la deuxième catégorie.
Il y a une sorte de brigand que la loi ne frappe pas, et qui vole ce qu'il y a de plus précieux aux hommes : le temps.
Le Seigneur du Levant et du Couchant. Il n'y a point de divinité à part Lui. Prends-Le donc comme Protecteur.
- Plutôt dur pour un valet, ce gars-là. Il ressemble plus à un flic. - Je crois qu'il l'a été. [Le valet en question les rattrape] - Oh merde merde !!
J'hésitais, j'ai changé trois fois de robe, je voulais être élégante, j'aurais pu être là plus tôt, mais j'arrivais pas à choisir la robe que j'allais mettre. [...] Toute à l'heure il me demandait en mariage, et maintenant il va [...] ► Lire la suite
Céder à un ami sans être pour autant convaincu qu'il a raison ne fait honneur à l'intelligence ni de l'un ni de l'autre.
Bien sûr, il y a des risques. Mais le risque, c'est ce qui épice la vie
Il n'y a qu'un vrai silence : celui de la mort
Il en est peu d'entre nous qui n'aient été tentés à un moment donné de prendre pour la paix de leur conscience le confort et la sécurité de leur derrière.
Il ne suffit pas de trouver un pays où tout va encore plus mal pour reconnaître que ce qui se passe ici est parfait.
Il n'y a guère que les gens malsains qui se sentent exister.
Les hommes trompent souvent ; les femmes peu souvent, et, en cherchant bien, il n'y a guère de perfidies à leur reprocher.
Que devient le Diable quand il cesse de croire en Dieu ?
Aussi surprenant que cela puisse paraître, l'humour anglais existe. Il s'agit simplement de le dégeler...
Moins un coeur est sec, mieux il flambe.
Les gens, ils trouvent que le monde est bien comme il est, tout juste comme il est et chacun d'eux, provisoirement, puise le sens de sa vie dans celle de l'autre.
Pourquoi dit-on d'un imbécile qu'il est borné et pourquoi dit-on par ailleurs que la bêtise est sans limites ?
Il n'y a pas d'amour abstrait, pas d'amour qui ne pousse sur la mort de quelque chose ou de quelqu'un. Et sans doute est-ce à son pouvoir de sacrifier quelque obligation, que se mesure la force d'un sentiment.
Vous pouvez devenir écrivain. Mais il faut être auteur.
La lâcheté, c'est un peu une seconde nature universelle. Plus nos sociétés s'organisent, plus on a peur de faire des choix. Alors on a éliminé le choix. Il nous reste le mot...
A frotter, jour après jour, les barreaux de sa cage pour la rendre plus attrayante et à s'y cogner le nez le reste du temps, l'oiseau finit-il par en oublier sa chanson...