Il est dangereux d'admettre le public dans les coulisses. Il perd facilement ses illusions, puis il vous en tient grief, car c'est l'illusion qu'il aime.
Lorsqu'on écrit, il faut tout imaginer, toujours, mais les coups d'oeil qu'on peut jeter sur la vie d'autrui fournissent des clous sur lesquels accrocher les histoires et les personnages qu'on invente.
En soi les buts de l'écrivain sont louables, mais il faut avoir du génie pour les réaliser et ça c'est quelque chose d'immatériel que Dieu seul peut donner selon son bon plaisir.
Dans les conférences de cadres, il ne s'agit plus de travailler, mais de parler sur le travail.
Il faut se défier de la femme qui aime à se laisser dire : - je vous adore, de crainte que, prenant son rôle de divinité au sérieux, et s'autorisant de ce sacrilège, elle ne veuille encore se faire toute-puissante.
Il y a un langage pour chaque situation.
N'éveille pas trop en toi l'esprit littéraire. Attends qu'il s'épanouisse dans les jardins du savoir. Et lorsque tu auras réussi à maîtriser ton instrument, viendra le temps de l'exécution.
Nous sommes tous plus ou moins amochés, il faut apprendre à se panser soi-même.
Le temps n'est temps que parce qu'il passe.
En somme, le métissage, voilà l'ennemi. Plus de crise sociale ! Plus de crise économique ! Il n'y a plus que des crises raciales !
Il était arrivé avec L'Iroise de Saint - Pierre - Quiberon. Il cherchait un embarquement, comme beaucoup de Bretons. Il est revenu tous les jours. Un soir, il a dit au père qu'il partait au Chili par le Cap Horn. [...] ► Lire la suite
L'enthousiasme des oies pour les hautes eaux est fort subtile, qui ne peut s'apprécier à sa juste valeur que si l'on a l'habitude de leurs commérage ; Mais l'enthousiasme des carpes est tellement visible qu'il est impossible de passer à côté.
Il faut toute sorte de gens pour faire un monde.
Les gens caquettent à qui mieux mieux. L'homme ne descend pas du singe, il descend de la poule.
Il est déja assez ennuyeux de mourir ignorant, n'y ajoutons pas d'être dupe et complice de ses servitudes.
Il y a des choses qui ne devraient pas voir la lumière trop vite.
Il faut se motiver pour s'armer contre la terreur du défaitisme, contre l'hégémonie des cyniques. C'est un combat à mener.
Il faut soutenir les femmes partout dans le monde, là où elles se battent pour défendre leurs droits.
Le malheur, comme la richesse, s'entasse sur plusieurs générations. Il suffit ensuite d'une seule personne pour consommer tout.
Il y a beaucoup de mystère dans le choix de ce qui nous paraît digne d'être noté.
Il n'y a de théâtre vivant que si les auteurs y sont attachés. Ce sont les auteurs autant que les troupes qui font les théâtres.
Il n'y a rien d'aussi infortuné qu'un homme qui n'a jamais souffert.
Un livre n'est excusable qu'autant qu'il apprend quelque chose.
Les experts auront beau se mettrent tous d'accord, il peuvent se tromper.
Il ne faut pas surveiller les femmes de trop près. Car si tu essaies de la surveiller, tu montreras tout simplement que tu es jaloux et tu deviendras si jaloux que ton épouse te quittera et qu'elle s'échappera.
L'Anglais est sans contredit taillé pour faire des colonies, mais certes il ne l'est pas pour faire l'amour.
Il y a des abîmes d'où personne ne peut vous sortir.
Qu'il soit poète, artiste, musicien, physicien ou mathématicien, le génie ne se résume pas. Il est lui-même un résumé, un raccourci, une voie que personne n'avait osé emprunter avant lui.
Un homme c'est comme un meuble : il a un mode d'emploi, différent selon les modèles.
Hier il faisait pas loin de 40 degrés. C'est la canicule, les vieux tombent comme des mouches et pourtant, il y a toujours autant de vieilles peaux aux cours d'aérobic.
Il est plus facile de lire que d'écrire. Mon père prétend que je lis trop vite et qu'une lecture précipitée n'a pas beaucoup de valeur. Il faut prendre le temps de s'interroger sur ce que l'on vient de lire. Une lecture dépourvue de réflexion équivaut à engloutir une soupe claire.
Nous attendons d'un sage qu'il dise « j'avais prévenu » plutôt de dire que « je savais que ça allait arriver »
Il ne fait pas bon être hostile au mariage homosexuel.
S'il peut être écrit ou pensé, il peut être filmé.
En Écosse, un homme a été arrêté pour attentat à la pudeur... Il s'épongeait le front avec son kilt.
Dans l'environnement réglementaire actuel, il est pratiquement impossible de violer les règles.
La vérité c'est que je ne me reconnaissais pas en mon père, et je ne crois pas qu'il se reconnaissait en moi. Nous étions deux étrangers qui se connaissaient très bien.
L'homme heureux connaît bien rarement ceux dont il possède le coeur.
Il y a de moins en moins de différence entre le gouvernement et un bikini : tout le monde se demande comment il tient et tout le monde souhaite le voir tomber.
Il ne faut pas jeter le manche après la cognée.
Jupiter nous a chargé de deux besaces : l'une, remplie de nos fautes, qu'il a placée sur le dos ; l'autre contenant celles d'autrui, qu'il a pendue devant.
Incompréhensible que Dieu soit, et incompréhensible qu'il ne soit pas.
Il vaut mieux employer notre esprit à supporter les infortunes qui nous arrivent qu'à prévoir celles qui nous peuvent arriver.
Quand on veut plaire dans le monde, il faut se résoudre à apprendre beaucoup de choses qu'on sait par des gens qui les ignorent.
Si Dieu existe, qu'il se dénonce !
Le langage sert généralement à parler et à penser ; en politique, il sert à se taire.
Il n'y a rien comme la misère des autres pour nous sortir de la nôtre.
Les morts sont toujours grands. Ce n'est pas sans conséquence : on pourrait en déduire que, pour être petit, il faut être vivant.
Aucun acte n'est raisonnable, s'il n'est pas suscité tout au fond de nous-mêmes par nos désirs cachés.
Il est difficile de définir les choses vraies.