La parole est comme un fil, il ne faut pas la couper par des propos sans intérêt.
L'homme n'a pas tellement d'imagination ; ce qui rend abondant le texte de la plupart des contrats, ce n'est, en général, que l'énumération des difficultés que chaque partie a rencontrées dans l'exécution des contrats précédents. On ne laisse au destin [...] ► Lire la suite
La langue française est langue d'Etat, la seule propre aux grandes affaires.
On ne se fait pas toujours une langue propre à son coeur.
Refusez qu'on vous impose la liberté de parole avant la liberté de pensée !
Cette tricherie salutaire, cette esquive, ce leurre magnifique, qui permet d'entendre la langue hors-pouvoir, dans la splendeur d'une révolution permanente du langage, je l'appelle pour ma part : littérature.
Le style n'a aucune importance : ce sont les émotions que vous exprimez qui comptent.
Sur la scène du texte, pas de rampe : il n'y a pas derrière le texte quelqu'un d'actif et devant lui quelqu'un de passif; il n'y a pas un sujet et un objet.
La langue allemande n'est pas une langue, c'est un hache-paille.
La parole est déjà du luxe, de l'excès, de la superstructure.
L'expression la plus triste de la langue française : «A quoi bon ?».
Les écrivains ont mis la langue en liberté.
Un réécrivain est une machine qui reformule une phrase ou un paragraphe en modifiant la séquence de mots, en utilisant d'autres mots pertinents ou en ajoutant un contexte supplémentaire.
Ce serait folie de lâcher, sans espoir d'un profit plus grand, le profit qu'on a dans la main, sous prétexte qu'il est petit.
Je considère que c'est le sens de toute ma vie et mon obligation de servir ma patrie et notre peuple.
Aucune femme n'aime à entendre faire devant elle l'éloge d'une autre femme ; toutes se réservent en ce cas la parole afin de vinaigrer la louange.
Il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler.
Aucune parole ne précède les vrais départs.
Une religion n'existe pas sans croyants. Un texte ne devient sacré et éventuellement dangereux que parce qu'un lecteur fanatique décide d'appliquer au premier degré ce qui est écrit dans son livre de chevet.
La parole émancipe.
Il y a chez moi ce besoin de rugir parce que les antillais, descendants d'esclaves, êtres déchirés, ont été opprimés, dépouillés de notre langue et de notre terre.
On ne peut tout simplement pas couper un pays en deux, pas plus qu'on ne peut couper un être humain en deux. Si vous le faites, vous n'avez pas deux êtres humains ; vous avez un cadavre.
La langue comme un couteau aiguisé tue sans faire couler le sang.
Tout le monde doit être bilingue dans une langue et en parler une autre.
L'amitié est le trésor le plus précieux et le plus rare de la vie. Un véritable ami partage mes plaisirs et mes peines ; il tolère mes défauts, et n'a point de lâche complaisance pour eux. Il ne me fait [...] ► Lire la suite
Un texte dont on escompte une acceptation universelle peut à l'évidence difficilement satisfaire les exigences de tous les droits constitutionnels
Dans ces moments d'intense découragement, une phrase maladroite peut achever les plus vaillants. Un message sincère peut, en revanche, ressusciter les volontés moribondes.
Tout serait tellement plus facile, s'il n'y avait cette obligation d'expliquer, et l'expérience toujours renouvelée que rien ne s'explique, et pas même à soi.
Tout est illusion. La phrase précédente aussi, bien entendu.
Ecrire des lettres d'amour est, certes, un travail peu sérieux et sans grande importance économique. Mais si plus personne ne l'exerçait, si personne ne rappelait à cette vie combien elle est pure, elle finirait par se laisser mourir.
L'auteur doit céder la parole à son oeuvre.