Cette tricherie salutaire, cette esquive, ce leurre magnifique, qui permet d'entendre la langue hors-pouvoir, dans la splendeur d'une révolution permanente du langage, je l'appelle pour ma part : littérature.
La femme n'est intelligente qu'au détriment de son mystère.
Les paroles des chansons, elles sont gravées dans une autre mémoire. Une mémoire dont la porte reste toujours ouverte. C'est le par coeur. Et, dans le par coeur, on peut aussi y mettre son âme. Je le sais, je suis acteur.
Le train, l'automobile du pauvre. Il ne lui manque que de pouvoir aller partout.
Loin d'être le remède d'un pays malade, il [ndlr Macron] sera au contraire son poison définitif.
Il faut toujours faire passer son propre intérêt par celui des autres si on veut pouvoir compter sur eux.
Le bonheur dépend plus de la disposition intérieure de l'esprit que des circonstances extérieures.
Le méfiant est fatalement voué au malheur. Tout comme l'acide corrode son contenant, le soupçon le ronge à force de se préserver jour et nuit de l'humanité tout entière.
L'homme est seul et son agressivité vient de cette solitude.
Dites à une femme deux ou trois mots qu'elle ne comprenne pas, d'aspect profond. Ils la déroutent, l'inquiètent, la rendent anxieuse, la forcent à réfléchir et vous la ramènent consciente de son infériorité, sans défense. Car le reste est un jeu d'enfant.
L'homme est pressé, et le temps est long, mais chaque chose a son temps.
Deux personnes ne lisent pas un poème de la même manière, elles l'interprètent de façon différente, de sorte que le lecteur fait lui-même son oeuvre de création.
J'ai l'harmonie des Bach et des Haendel dans l'oreille avec les paroles camerounaises. C'est une richesse de pouvoir avoir au minimum deux possibilités. Dans la vie, je préfère être stéréo que mono.
La justice est humaine, tout humaine, rien qu'humaine ; c'est lui faire tort que de la rapporter, de près ou de loin, à un principe supérieur ou antérieur à l'humanité.
Le meilleur truc pour réduire son score de cinq points s'appelle une gomme.
Une âme petite se sert du pouvoir pour opprimer les hommes.
La démocratie a deux excès à éviter : l'esprit d'inégalité, qui conduit à une aristocratie, ou au gouvernement d'un seul individu ; et l'esprit d'extrême égalité qui le conduit au despotisme, comme le despotisme d'un seul individu finit par la conquête.
Tous les hommes ne sont pas vulnérables de la même façon ; aussi faut-il connaître son point faible pour le protéger davantage.
Moi j'ai pris la peineDe le retrousser,Le jupon d'Hélène,Moi qui ne suis pas capitaine,Et j'ai vu ma peineBien récompensée...Sous le jupon de la pauvre Hélène,Sous son jupon mité,Moi j'ai trouvé des jambes de reineEt je les ai gardées.
En tant que chrétien, mon sentiment me désigne mon Seigneur et mon Sauveur comme un combattant. Il m'indique l'homme qui autrefois dans la solitude, entouré de quelques disciples, a reconnu ces juifs pour ce qu'ils étaient, et sommé les hommes [...] â–º Lire la suite
Qui ne donne pas de métier à son fils lui donne le métier de voleur.
Les biens essentiels sont l'ensemble des biens nécessaires à chaque personne pour pouvoir choisir librement son temps, pour avoir accès au "bon temps".
Négocier, c'est tirer le meilleur parti de son adversaire.
Chacun porte en soi la même somme d'énergie à dépenser sauf que la flamme est plus vive quand son temps pour brûler est plus bref.
L'enfant qui sait marcher est un dieu pour l'enfant dans son berceau.
Ce qui nous trahit aujourd'hui, c'est la petite phrase sortie de son contexte.
Un critique littéraire, c'est une mémoire livresque considérable, plus une culture tous azimuts, plus l'esprit de découverte, plus un fort pouvoir d'analyse, plus un vrai talent d'écrivain.
Lorsque Dieu se prépare à faire du mal à un homme, il endommage d'abord son esprit.
C'est à la souffrance qu'il faut déclarer la guerre, et vous parlez un langage universel, lorsque vous criez pitié et justice pour les bêtes.
Telle était la fatigue de son long voyage qu'il s'endormit, malgré le trouble extrême de sa pensée, de ce sommeil obscur de la bête recrue, où il n'y a plus place même pour le rêve.
Il faut voter avec son intelligence et non avec ses tripes.