Il faut faire preuve d'une grande modestie et se garder de prendre pour argent comptant les affirmations des spécialistes pour qui chaque question a toujours une réponse.
Il ne suffit pas d'avoir un bon esprit. L'essentiel est de bien l'utiliser.
J'avoue rarement mes sentiments, il m'est même dur d'émettre un signe, il y a des fleurs étranges donc il faut bien taire les racines.
Ecrire, c'est mentir. Mentir est peut-être trop fort. Ecrire, c'est fausser. Etre exact, c'est bien rare. Toujours on est au-dessus ou au-dessous.
Pour ceux qui aiment bien aller sous l'eau mais qui aiment pas l'eau, le mieux, c'est un sous-marin.
Mon cher Frodon, tu m'as demandé un jour si je t'avais tout raconté à propos de mes aventure, bien que je puisse affirmer que je t'ai dit la vérité, je ne t'ai peut être pas tout dit. Je suis vieux [...] â–º Lire la suite
Quand je repense à mes toutes premières impressions, je me demande si le fait de grandir ne serait pas plutôt une manière de rétrécir. Si l'expérience tant vantée par les adultes, et dont ils prétendent qu'elle manque aux enfants, n'est pas en réalité une dilution progressive de l'essentiel dans les futilités banales de la vie.
Il existe une manière de dire en bien énormément de mal de son prochain.
Peut-être ce mot famille évoque-t-il pour vous la chaleur tiède et mélancolique d'un passé, ou bien la force du nombre des moyens d'action et de relations dont vous lui êtes redevable, une espérance, peut-être aussi un regret. Peut-être ce mot est-il pour vous synonyme d'étouffement, de charges écrasantes, de chape de plomb sur le coeur.
Le chocolat est bien évidemment la matière dont sont faits les rêves. Des rêves riches, noirs, soyeux et doux qui troublent les sens et éveillent les passions.
- Ça pourrait être bien tout les deux, ensemble. Tu crois pas ? - Non. - Pourquoi ? - Parce que je vais te briser le coeur. - Peut-être que je vais briser le tien. - Personne ne me brise le coeur.
Chaque jour je t'aime davantage, aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain.
Je veux bien vieillir en vous aimant, mais non mourir sans vous le dire.
Qui sont nos ennemis ? Qui sont nos amis ? C'est une question de première importance pour la révolution.
Un homme enveloppé dans ses pensées, cela fait un bien petit paquet.
A quoi reconnais-tu un bourgeois ? Quand tu commences à prendre ton ombre, bien aplatie au sol, pour un socle vu d'en haut...
Etudiant, voilà bien un titre qu'on ne dépose qu'au tombeau.
Dans les villes de l'an deux milleLa vie sera bien plus facileOn aura tous un numéroDans le dosEt une étoile sur la peau.
Il est des gestes qui trouvent une justification bien des années plus tard : le bon sens posthume.
Qui se pose la question du pourquoi est un philosophe.
Le goût est une aptitude à bien juger des choses de sentiment. Il faut donc avoir de l'âme pour avoir du goût.
Pourquoi ce besoin angoissé de cause ? On se trouve ainsi ramené aux sources de l'étonnement schopenhauérien, mais les termes de la question se sont inversés : on ne se demande plus pourquoi il y a un monde, mais d'où provient le besoin de lui attribuer une cause.
Je sais bien rire de moi devant le monde, mais tout seul je ris jaune.
Les Français m'agacent prodigieusement, mais comme je ne connais aucune langue étrangère, je suis bien obligé de parler avec eux.
Plusieurs philosophes ont défini l'homme un animal qui sait rire. Ils auraient aussi bien pu le définir un animal qui fait rire, car si quelque autre animal y parvient, ou quelque objet inanimé, c'est par une ressemblance avec l'homme, par la marque que l'homme y imprime ou par l'usage que l'homme en fait.
Il est possible que tous les faux pas conduisent à un bien inestimable.
J'aime bien les histoires où on dit qu'on ne te dit pas tout. Comme ça, il en reste.
Ce qui fait que les grands-pères s'entendent aussi bien avec les petits enfants, c'est que, pour ces derniers, la vie n'est pas encore assez sérieuse et que, pour les aïeuls, elle ne l'est plus autant.
Hommes, ne rions pas des faiblesses de l'humanité ; elles doivent bien plutôt faire couler nos larmes.
Quand nous sommes morts, nous sommes loués par ceux qui nous survivent, bien que nous n'ayons souvent d'autre mérite que celui de ne plus vivre.
Ce qui, en français, a l'air de sonner bien traduit en russe peut être très vilain.