Un homme peut vouloir faire ce qu'il ne doit pas, pour impressionner les autres ; il trouvera toujours des gens de son espèce pour l'encourager.
Le péché c'est vouloir ne plus dépendre de Dieu, affirmer que notre destinée se réalise par nos seuls efforts, sans l'aide divine. C'est prétendre discerner seul ce qui est bien de ce qui est mal, et que l'on peut accéder au salut par soi-même.
Les gens disent que vous allez dans le mauvais sens lorsque c'est simplement un moyen qui vous convient.
Même si l'on ne croit pas en Dieu, on doit tout de même croire en quelque chose qui donne du sens à la vie, et façonne notre vision du monde. Et une telle croyance est éminemment religieuse.
Quand on a vingt ans, on pense avoir résolu l'énigme du monde ; à trente ans, on commence à réfléchir sur elle et à quarante, on découvre qu'elle est insoluble.
La totalité est en moi cette exubérance : elle n'est qu'une aspiration vide, un désir malheureux de se consumer sans autre raison que le désir même - qu'elle est tout entière - de brûler. C'est en cela qu'elle est l'envie [...] â–º Lire la suite
On doit avouer ses qualités à voix basse, et ses défauts à haute voix.
L'humour ne peut exister que là où les gens discernent encore la frontière entre ce qui est important et ce qui ne l'est pas. Aujourd'hui, cette frontière est indiscernable.
Dans un monde sans femmes, on serait tous à comparer nos attributs inutiles et à se demander lequel de nous pissera le plus loin.
Les gens qui sourient trop cachent un secret : un mort sur la conscience, une banqueroute, des implants ?
L'épée est l'axe du monde et la grandeur ne se divise pas.
Les miroirs qui reflètent nos images dans notre dos sont la seule chose qui nous sépare du monde extérieur.
L'homme vient au monde et le quitte les mains vides.
Malheur à vous quand tout le monde dira du bien de vous !
Le monde est rempli de faux témoins.
Le grand argument du fascisme se résume à «tout le monde tait la vérité, mais nous, nous la disons, au risque de choquer».
Pourquoi des êtres exposés à des grossesses, et à des indispositions passagères, ne pourraient-ils exercer des droits dont on n'a jamais imaginé de priver les gens qui ont la goutte tous les hivers, et qui s'enrhument aisément ?
C'est le monde à l'envers quoi. Vous, vous pouvez éventuellement savoir ce que vous allez faire, mais jamais ce que vous venez de faire.
L'amour ne commence véritablement à s'épanouir que lorsqu'il s'attache à ceux qui ne remplissent pas une fonction à notre égard.
Les gens, ils trouvent que le monde est bien comme il est, tout juste comme il est et chacun d'eux, provisoirement, puise le sens de sa vie dans celle de l'autre.
Quand tu ris, tout le monde le remarque ; quand tu pleures, personne ne le voit.
Les plaisirs du monde les plus parfaits sont toujours mêlés de quelque amertume.
Dès qu'il y a des gens qui bougent, les immobiles disent qu'ils fuient.
C'est le lien du désir à la réalité (et non sa fuite dans les formes de la représentation) qui possède une force révolutionnaire.
Ceux qui ont voulu changer le monde en sont morts et ceux pour qui rien n'a changé sont morts également.
Une préface ne doit être qu'un titre plus long.
La science est surtout une prise de conscience de plus en plus complète de ce qui peut et doit être découvert.
La liberté, c'est un mot qui a fait le tour du monde et qui n'en est pas revenu.
Trop de gens désirent être clown, peu ambitionnent d'être drôle. C'est un problème
L'amour est une histoire qui s'accomplit, au sens sacré : c'est un programme, qui doit être parcouru.
La relation existant entre l'humanité et la nature doit être faite de respect et d'amour, non de domination.