La suprême astuce du diable, c'est précisément de faire croire qu'il n'existe pas.
Le serpent change de peau, mais garde sa nature.
Là ou Dieu a un temple, le diable aura une chapelle.
Ne vous flattez pas de croire qu'une simple récitation de ce célèbre verset de saint Jean fait d'un homme un chrétien.
La cocaïne, c'est le diable dans un flacon !
Feindre de croire un mensonge est un mensonge exquis.
Petit diable de beau parleur.
Il faut croire à la vie avant de croire en Dieu ; accepter tous les risques de la liberté pour oser le pari de la foi. Elle n'est rien si elle n'inclut la possibilité, à chaque instant éprouvée, de ne pas croire.
Il ne faut pas croire exagérément au bonheur.
Consentir à autrui le pouvoir de vie et de mort sur soi, ou se croire si au-dessus de tout qu'on puisse décider du prix de telle ou telle vie, c'est quitter toute dignité et laisser le mal devenir une valeur.
Le diable implique la négation de soi en même temps qu'un immense égocentrisme.
Si vous me refusez le pouvoir absolu, comment diable voulez-vous que je fonde la liberté ?
Nous tendons à croire aujourd'hui que l'intensité de la passion est forcément perverse.
Ne disons pas du mal du diable : c'est peut-être l'homme d'affaires du bon dieu.
Trois beaucoup et trois peu sont pernicieux à l'homme : beaucoup parler et peu savoir, beaucoup dépenser et peu avoir, beaucoup présumer et peu valoir.
Ne pas se croire le plus grand, cela fait rétrécir.
Il n'y a pas de plus méchant diable qu'un paysan qui devient seigneur.
L'homme est de feu, la femme d'étoupe et le diable souffle.
Le diable n'est pas aussi noir qu'il est peint.
L'intérêt ferait nier les propositions de géométrie les plus évidentes et croire les contes religieux les plus absurdes.
Le succès est un mauvais professeur. Il pousse les gens intelligents à croire qu'ils sont infaillibles.
Penses-tu qu'on peut vivre sans croire ? - Oui. A condition de vivre pour quelqu'un.
Ils sont amenés à croire en un mensonge, ceux qui voient avec, et non pas au travers de leur oeil.
Saisis le serpent par la tête, et le reste n'est plus qu'une corde.
Là où Dieu a son Eglise, le Diable a sa chapelle.
Les innovateurs sont presque toujours des persécutés ; en religion, ce sont des hérétiques ; en philosophie, des crânes fêlés ; en science, des gens qui parlent au diable ; en politique, généralement des imbéciles, parfois des idoles.
Il y a déjà longtemps qu'on a dit : « Du jour où les Romains ont cessé de croire aux poulets sacrés, c'en a été fait de l'Empire romain. »
La question n'est pas de travailler, c'est de faire croire aux autres qu'on travaille.
Le pire de tous les états de l'âme est l'indifférence ; il faut croire ; l'incroyance est la ruine non seulement des individus, mais des sociétés.
La politique est l'art de se servir des hommes en leur faisant croire qu'on les sert.
Rien n'est plus gênant que les faits : ils empêchent de croire ce qu'on veut.