Faut pas se suicider. Il paraît que c'est pas mieux de l'autre bord.
Etrange à quel point la mort d'un autre vous ramène inévitablement à votre propre vie. Tout est si éphémère.
Presque tout est, presque toujours, autre que ce que presque tous les hommes s'imaginent.
Connaître une chose et en vivre une autre est une erreur, un contresens. A partir de là, une tension apparaît. Elle est due au conflit de la pensée et du sentiment. Connaître, c'est être.
La mort a des rigueurs à nulle autre pareilles : On a beau la prier, La cruelle qu'elle est, se bouche les oreilles, Et nous laisse crier.
C'est une forme de ravissement que d'avoir une adoration aussi inconditionnelle pour toute la surface du corps, la peau, d'un autre être humain.
Rougir est l'expression la plus étrange et la plus humaine.
Il eut une seule mère et plus d'une mère, sans doute, mais il a bien eu sa langue maternelle, une langue maternelle, une seule langue maternelle plus une autre langue. Il peut alors dire « ma langue maternelle » sans laisser paraître, en surface, le moindre trouble.
J'ai beaucoup de mal à comprendre que les autres méritent d'être immortels. La chose ne me paraît indispensable que pour moi.
L'empire du virtuel paraît plus durable, puisqu'il a lié son destin à celui de l'homme.
Je suis sûr que Dieu existe. Quant à y croire, c'est une autre affaire.
Qui croit toujours le crime, en paraît trop capable.
C'est une étrange prétention des hommes de vouloir que l'amour conduise quelque part.
Les hommes sont trop instables pour bâtir une famille, qui n'est autre chose qu'une tapisserie tissée par des femmes...
La paix ne peut exister que dans le moment présent. Il est ridicule de dire «Attendez que je termine ça, alors je serai libre de vivre en paix». Qu'est-ce que «ceci»? Un diplôme, un travail, une maison, le paiement d'une [...] â–º Lire la suite
Un homme paraît avoir du caractère beaucoup plus souvent parce qu'il suit toujours son tempérament que parce qu'il suit toujours ses principes.
Un ami, c'est un autre moi.
Alors, qu'est-ce qu'on fait ? Une quête ? - Je n'aime pas les quêtes. Il y a dans la corbeille qu'on tend quelque chose qui oblige, et qui est de ce fait... désobligeant. On vous tend une corbeille, on vous [...] â–º Lire la suite
Les mots que l'on prononce ne sont pas les mots qu'on écrit. Autre syntaxe, autre monde.
Le poème nous montre ainsi ce que l'on ne voit pas, sans que cela implique pour autant son irréalité ; il atteint plutôt un autre niveau de réalité
J'ai toujours su que l'humanité était cruelle, méchante, injuste, fourbe, inhumaine, j'ai voulu la quitter, pour de vrai, lui préférant une autre pourriture, plus saine, celle de la mort.
La « fibre morale ». Voyons, c'est quoi au fond, la « fibre morale » ? Avant, je croyais que c'était toujours dire la vérité, se montrer généreux, donc à la base, se prendre pour un putain de scout. Mais maintenant je vois les choses [...] â–º Lire la suite
Amours de nos mères, à nul autre pareil.
C'est ma princesse, allez vous en chercher une autre !
Que ferait la femme sans l'homme ?Elle dresserait un autre animal.
Le Grand Turc s'est bien aperçu que les livres et la pensée donnent plus que tout autre chose aux hommes le sentiment de leur dignité et la haine de la tyrannie.
Hiroshima, mon amour...Quel étrange cri, disait Marguerite Yourcenar, à propos de ce titre de Marguerite Duras. Oui, Marguerite Duras, vous savez, l'apologiste sénile des infanticides ruraux... Marguerite Duras, qui n'a pas écrit que des conneries. Elle en a aussi filmé.Mais [...] â–º Lire la suite
Il y a une autre faculté de connaître qui n'est pas l'acte d'un organe et n'est unie en aucune manière à la matière corporelle : c'est l'intellect angélique.
L'historien est comme un mineur de fond. Il va chercher les données au fond du sol et les ramène à la surface pour qu'un autre spécialiste - économiste, climatologiste, sociologue - les exploite.
Un speech, c'est comme un adultère. N'importe quel imbécile peut le commencer. Le finir exige une autre habileté
Chacun suit son chemin qui n'est pareil à aucun autre et personne n'aboutit au même lieu, ni dans la vie, ni dans la mort.