Il y a quelque chose d'épatant avec les égoïstes. Ils ne parlent jamais des autres.
Le riche exagère encore plus sa bonne volonté que le pauvre sa misère.
Quelle raison a-t-on pour croire que la séparation de l'âme et du corps ne puisse se faire sans une douleur extrême ?
C'est au coeur d'une mère une idée importune, que de voir un enfant s'éloigner de ses bras.
Le faux dogme de l'égalité, flatteur aux faibles, aboutit en réalité à la licence infinie des puissants.
L'idée d'un créateur divin rabaisse l'élégante réalité de l'univers.
Le pouvoir masque la réalité du quotidien. On ne voit plus la vie comme un simple citoyen, car on est dans un « rôle », celui que vous octroie généreusement la République.
C'était par-dessus tout un opiniâtre. Il se servait de la méditation comme on se sert d'une tenaille ; il ne se croyait le droit de quitter une idée que lorsqu'il était arrivé au bout ; il pensait avec acharnement.
Ce qui fait le succès de quantités d'ouvrages est le rapport qui se trouve entre la médiocrité des idées de l'auteur et la médiocrité des idées du public.
A mesure que le corps descend vers son déclin, vers son apogée l'âme s'élève.