Ecrire : il le faut absolument pour sortir de soi-même.
Comment on peut passer 30 ans dans une cellule minuscule et en sortir prêt à pardonner à ceux qui vous ont mis là ?
Traduire le théâtre, c'est d'abord et avant tout savoir lire le théâtre, porter son regard sur un texte et s'en abreuver, se couler dans une matière linguistique et s'y fondre...
Dans un poème ou dans un conte, le sens n'importe guère ; ce qui importe, c'est ce que créent dans l'esprit du lecteur telles ou telles paroles dites dans tel ordre ou selon telle cadence.
Le pardon requiert la mémoire absolument vive de l'ineffaçable, au-delà de tout travail du deuil, de réconciliation, de restauration, au-delà de toute écologie de la mémoire.
Il est très facile d'être entraîné dans cette façon de penser... de travailler en fonction de la société. Mais tu dois écrire ta propre histoire.
Vouloir écrire l'amour, c'est affronter le gâchis du langage : cette région d'affolement où le langage est à la fois trop et trop peu, excessif (par l'expansion illimitée du moi, par la submersion émotive) et pauvre (par les codes sur quoi l'amour le rabat et l'aplatit).
En somme, les plus purs chefs-d'oeuvre sont ceux où l'on ne trouve plus aucun déchet inexpressif de formes, de lignes et de couleurs, mais où tout, absolument tout se résout en pensée et en âme.
Pensez-vous que je pourrais utiliser la mort de Jason Blossom comme excuse pour sortir de l'éducation physique ?
Etourdissons-nous avec le bruit de la plume et buvons de l'encre. Cela grise mieux que le vin.
De même que les architectes devraient être forcés de vivre dans les bâtiments qu'ils dessinent, les auteurs de livres pour enfants devraient être forcés de lire leurs histoires tout haut chaque soir de leur foutue vie.
L'extrême esprit est accusé de folie, comme l'extrême défaut... C'est sortir de l'humanité que de sortir du milieu.
Il faut plus de lumière pour libérer un coeur que pour faire une aube, plus d'amour que de mots pour écrire à celles qu'on blesse...
Notre espoir est que la lecture élémentaire de bandes dessinées mènera à la joie de lire de bons livres.
L'art de lire consiste à savoir sauter les pages.
En fait de vers, bien lire Hugo, c'est tout apprendre.
Pour l'homme, il convient de faire plus grand cas de l'âme que du corps. Car l'excellence de l'âme corrige la faiblesse du corps, mais la force corporelle, sans la raison, est absolument incapable d'améliorer l'âme.
On ne devrait lire que les livres qui nous piquent et nous mordent. Si le livre que nous lisons ne nous réveille pas d'un coup de poing sur le crâne, à quoi bon le lire ?
La main à plume vaut la main à charrue. Quel siècle à mains !
Un esprit médiocre croit écrire divinement ; un bon esprit pense qu'il écrit raisonnablement.
Si le diable pouvait sortir de son "soi",Tu Le verrais assis bien droit au trône de Dieu.
Mais alors, dit Alice, si le monde n'a absolument aucun sens,qui nous empêche d'en inventer un ?
- Ça va ? C'est pas trop dur comme boulot ? Dis, si tu veux ramasser des balles, tu peux toujours aller à Roland Garros, hein, j'connais bien le Big Boss là bas ! - Ben... j'suis bien obligé de ramasser les balles, [...] â–º Lire la suite
Si tu parviens à écrire les merveilles de ton paradis dans la matière de ton cerveau, tu transporteras dans ta tête sinon leur réalité miraculeuse, au moins leur puissance.
A mon sens, écrire et communiquer, c'est être capable de faire croire n'importe quoi à n'importe qui.
Il faut écrire pour soi, c'est ainsi que l'on peut arriver aux autres.
- [Lisant son discours à l'enterrement de sa soeur] Ma soeur me manque. Chaque nuit vers 22h, elle avait l'habitude de m'appeler et quand je lui demandais pourquoi... Elle me répondait que son corps lui disait... Elle veut entendre ma [...] â–º Lire la suite
On a trempé notre plume et est-ce vraiment une hérésie De se dire qu'on assume et qu'on écrit de la poésie.
Dès que les hommes de lettres se mettent à écrire, ils cessent de lire les oeuvres de leurs confrères.
La guerre civile, c'est exactement ça : le triomphe des salauds. On les voit sortir de partout. On s'étonne même qu'il y en ait autant et qu'on ne les remarque pas plus d'habitude.
C'est une jolie allégorie que celle qui fait sortir les songes vrais par la porte de corne, et les songes faux, c'est-à-dire les illusions agréables, par la porte d'ivoire.