J'aurais voulu être espion, mais il fallait avaler des microfilms et mon médecin me l'a interdit.
Et à mon tour puis-je savoir pourquoi, avec l'intention évidente de me blesser, vous venez me dire que vous, vous m'aimez ?
J'ai fait la connaissance de l'oeuvre de Maurras au tout début de l'année 1960. J'avais alors à peine plus de seize ans. A cet âge-là, on a surtout les convictions de ses curiosités.
Je n'ai pas envie de cacher mon âge : j'adore vieillir !
Je te noterai dans mon livre de mémoire.
Pas un homme au monde n'en vaut la peine ! Ils se ressemblent tous, sur un point, crois-moi. Ils sont fidèles à l'inconsistance ! Ils sont égoïstes et suffisants !
Si le coeur est bien là. Faut se garder. C'est du bon kif d'humain. Dès que c'est coupé, faut en replanter. C'est mon idée. Faut se garder. Faut savoir qu'on est des milliers. Comme des champs de blé. Des milliers à s'aimer. Des milliards à pas le savoir.
Nager dans le bonheur, c'est faire des brasses dans sa propre piscine.
C'est une sensation très étrange, pour quelqu'un dans mon genre d'écrire un journal. Non seulement je n'ai jamais écrit mais il me semble que plus tard, ni moi ni personne ne s'intéressera aux confidences d'une écolière de treize ans.
J'aime la simplicité qui s'accompagne d'humilité.J'aime les clochards.J'aime les gens qui savent écouter le vent sur leur propre peau,sentir l'odeur des choses,en capturer l'âme.Ceux dont la chair est en contact avec la chair du monde.Parce que là est la vérité, là est la douceur, là est la sensibilité, là est encore l'amour.
Quand ma mère mourut, j'étais tout petit ;Quand mon père me vendit, je ne parlais pas.Je ne savais que crier : ramoneur, ramoneurEt alors je ramone vos cheminées et je dors dans la suie.
Je passerai ma vie et j'exercerai mon art dans l'innocence et la pureté.
On ne peut offenser ou faire la guerre, ou tuer au nom de sa propre religion.
Celui qui ne connaît pas sa propre valeur est voué à l'échec.
Mon doux rayon de soleil, chaque jour j'ai besoin de te voir, de te presser sur mon coeur, de sentir tes mains sur mon corps, de mourir sur tes lèvres. Ange, mon ange adoré, ma vie est entre tes mains, [...] â–º Lire la suite
Il n'est pas contraire à la raison que je préfère la destruction du monde entier à l'égratignure de mon doigt.
Malgré tous les ennuis de notre monde, je n'ai jamais abandonné dans mon coeur l'amour dans lequel j'étais élevé ou l'espoir de l'homme dans l'amour. Dans la vie, comme sur la palette de l'artiste, il n'y a qu'une seule couleur qui donne un sens à la vie et à l'art - la couleur de l'amour.
Dans l'abîme sans fond mon regard a plongé. De l'atome au soleil j'ai tout interrogé.
Je voudrais que tu sois sûre d'une chose, mon chéri, c'est que je t'aime : Tu es la personne qui m'est la plus chère au monde, tu es ma raison de vivre, tu es mon prince charmant, et je t'adore.
L'homme se sent libre. Mais mon bras, fort souvent, ne se sent aucun poids. Il n'en pèse pas moins.
Je ne me retourne pas en arrière en pensant que mon mariage avec Jennifer a été un échec. J'y repense plutôt comme quelque chose de plaisant.
Je vous le demande en votre âme et conscience : sans la peine de mort, est-ce la peine de vivre ?
Je ne suis pas toujours de mon avis.
On lui reprochait, étant vieux, de trop aimer les femmes. Que voulez-vous, mon cher, on n'est vieux qu'une fois !
C'est avec les jambes de leurs subordonnés que les chefs suppléent presque toujours à leur propre manque de tête.
Lire me garde saine d'esprit. En grandissant, c'était mon scape, mon alternative ; il a fourni à la fois la rébellion et la paix
Après un certain âge, la lecture détourne trop l'esprit de ses activités créatrices. Tout homme qui lit trop et utilise trop son propre cerveau tombe dans des habitudes de réflexion paresseuses.
Viendra au secours de la peine d'autrui celui qui souffre lui-même.
Il n'existe aucun être, aucune substance mais, non plus, aucune institution humaine qui ne finisse par vieillir. Cependant, chaque institution doit se croire éternelle, sous peine de s'abandonner elle-même. L'acier le plus dur s'amollit, tous les éléments se désagrègent. Aussi surement que la terre aura sa fin, toutes les institutions trouvent un jour la leur.
En fait, ma mère, illettrée, savait seulement que nous étions nés au cours de la première ou de la deuxième semaine du mois. C'est ainsi que mon anniversaire, le 9 décembre, fut toujours célébré le 14.
Ma mère était d'une extrême docilité, elle vivait dans la dévotion de mon père. C'est elle qui lui avait fait découvrir le Mexique, qui l'avait, peut-être, rendu un peu fou.