Il n'est pire solitude que celle qui naît de l'indifférence des autres.
Le livre détaille sa découverte de l'informatique dans la banlieue de Melbourne, sa passion pour les commutateurs de téléphone, ses bidouillages pour ce faire remarquer par la communauté du hacking de l'époque.
Où la passion rôde, la compétition guette. Ou serait-ce l'inverse ?
L'enfance et la vieillesse se ressemblent, dans les deux cas, pour des raisons différentes, on est plutôt désarmé.
La vieillesse n'est pas supportable sans un idéal ou un vice.
La solitude est comme le feu : on s'approche et l'on se réchauffe ; on s'approche un peu plus et l'on se brûle.
Ce n'est pas si désagréable de vieillir si l'on ne coupe pas la vie en étapes, si on ne se dit pas : « Maintenant c'est fini, je suis entrée dans la vieillesse ».
La solitude est la souffrance multipliée par l'infini.
La passion est peut-être vouée à l'infortune, c'est une infortune plus grande encore de n'être jamais passionné.
La vieillesse s'oublie car le coeur ne change guère, et plus on vieillit, plus on a d'aventures pour s'engaillardir.
La vieillesse est un naufrage, et nous sommes tous sur le même bateau, mes frères !
Le genre de solitude dont je parle, c'est quand vous sentez qu'il ne vous reste plus rien. Rien ni personne. Comme si vous vous noyiez et que personne ne vous lancerait une ligne.
Les femmes sont toutes semblables : larmes aujourd'hui et rires demain ; indifférence le matin et exaltation le soir...
Le langage est le seuil du silence que je puis franchir. Il est l'épreuve de l'infini.
Le silence est l'aboutissement suprême du langage et de la conscience.
En silence je t'aime, en secret je t'adore.Tu as su me changer, j'ai appris à t'aimer.Si un jours je meurs et que tu ouvres mon coeurIl sera écrit en lettre d'or :Je t'aime encore.
La beauté est une promesse de ruine, la passion une promesse de satiété et d'oubli.
Le silence irrite le diable.
Terre et ciel nous sont propices, c'est entre deux que naît le mal.
En chaque enfant, on l'ignore trop, naît et se développe le projet intuitif d'être considéré comme une (grande) personne. Aussi attend-il qu'on est à son égard le comportement et le respect que l'on a vis-à-vis d'un adulte. Il a raison.
La vieillesse embellit tout : elle a l'effet du soleil couchant dans les beaux arbres d'octobre.
Chacun de nous est un petit émetteur-récepteur qui s'ignore. Si nos ondes se heurtent violemment, naît le ressentiment.
On ne nait pas féministe, on le devient.
Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie.
Les appels d'un enfant ou d'un coq apportés de la plaine par le vent, le vol plané d'un épervier, le tintement d'un marteau qui là-bas redresse une faucille, le bruissement de l'air animent seuls cette immensité de silence et de douceur.
Le silence n'a jamais trahi personne.
La pire des choses, ce n'est pas la méchanceté des gens mauvais, c'est le silence des gens bien.
Qu'est-ce que la vieillesse ? C'est d'abord perdre la curiosité.
Il est des douleurs devant lesquelles une amie véritable ne peut rien offrir de meilleur qu'un silence compatissant.
La poésie introduit juste ce qu'il faut de silence pour troubler le vacarme.
Passer sous silence n'est pas mensonge.