Il n'y a plus de solitude là où est la poésie.
La solitude est à l'esprit ce que la diète est au corps, mortelle lorsqu'elle est trop longue, quoique nécessaire.
La solitude : c'est à cause d'elle que nous redoutons tellement la mort, et il faut être insensé pour s'y exposer de son vivant.
Ce n'est pas si désagréable de vieillir si l'on ne coupe pas la vie en étapes, si on ne se dit pas : « Maintenant c'est fini, je suis entrée dans la vieillesse ».
Le souvenir est poésie, et la poésie n'est autre que souvenir.
Ah ! La jeunesse, l'immortelle poésie du coeur !
Dans la vieillesse de vos parents, souvenez-vous de votre enfance.
Ma solitude est son trésor.
La poésie est si essentiellement musicale qu'il n'y a pas de si belle pensée devant laquelle le poète ne recule si sa mélodie ne s'y trouve pas.
Seul le rythme provoque le court-circuit poétique et transforme le cuivre en or, la parole en verbe.
Vous ne pourrez jamais tout expérimenter. Alors, s'il vous plaît, faites une justice poétique à votre âme et faites simplement l'expérience de vous-même.
Le bonheur est la poésie des femmes, comme la toilette en est le fard.
Aimons la neige ! Sinon, nous risquerions de briser notre équilibre poétique et d'oublier notre condition humaine.
L'amitié reprend rarement son premier abandon lorsqu'elle a été une fois lésée : les jours qui suivent les orages sont ordinairement froids.
J'aime la mélancolie de ce passant. Il n'a plus aucune de ces prétentions du paraître qui nous amenuisent tant dans la vraie vie, nous contraignent à cacher nos blessures, nos tristesses.
La vieillesse est un décès par petits morceaux.
La jeunesse est le temps d'étudier la sagesse, la vieillesse est le temps de la pratiquer.
Il en est de la vieillesse comme d'un reste de vin oublié au fond de la bouteille : l'un et l'autre tourne facilement à l'aigre.
L'adolescence serait toujours cela : le partage de quelques illusions. L'âge adulte, la solitude des déceptions.
La poésie rend la vie ce que les lumières et la musique font de la scène.
La solitude ne dépend pas de l'extérieur ; C'est une chose du dedans.
La vieillesse nous transforme tous en caricatures.
Si la jeunesse est la plus belle des fleurs, la vieillesse est le plus savoureux des fruits.
Pourquoi seulement choisir le plaisir quand on peut avoir la joie, la gratitude, la mélancolie même ?
Le sacrifice est le rôle favori des femmes, il leur sied si bien devant le monde et il leur procure dans la solitude tant de douces larmes et de mélancoliques jouissances.
La solitude est la souffrance multipliée par l'infini.
L'étreinte poétique comme l'étreinte de chair,Tant qu'elle dure,Défend toute échappée sur la misère du monde.
Chaque époque de l'existence a son odeur : l'enfance sent le lait, l'adolescence le fauve, l'âge mûr le parfum et la vieillesse le médicament.
La science décrit la nature, la poésie la peint et l'embellit.
La superstition est la poésie de la vie ; c'est pourquoi il n'est pas mal que le poète soit superstitieux.
Certains gestes deviennent redoutables dans la solitude parce qu'ils acquièrent une valeur finale. Quand un homme tombe et qu'il est tout seul dans un champ, il ne sait pas à qui dédier sa chute.