Comme celui qui lance des flèches et des dards pour tuer un autre est coupable de sa mort, ainsi l'est celui qui use d'artifices pour nuire à son ami, et qui dit lorsqu'il est surpris : je ne l'ai fait qu'en jouant.
Nous disons la mort pour simplifier, mais il y en a presque autant que de personnes.
L'usage des grands est de profiter d'une action qu'ils regardent comme coupable et de prodiguer à celui qui s'est chargé de l'accomplir des récompenses et le mépris.
Je n'ai rien contre le temps, mais par moments, j'ai des envies de tuer le temps.
Le mort va compter les étoiles et il reviendra quand il les aura toutes comptées.
La vie est un processus de préparation à être mort pendant longtemps.
La peine de mort n'est donc pas un droit, je viens de démontrer qu'elle ne peut pas l'être, mais une guerre de la nation contre un citoyen qu"elle juge nécessaire ou utile de supprimer. Mais si je prouve que cette peine n'est ni utile ni nécessaire, j'aurai fait triompher la cause de l'humanité.
J'ai reçu la vie comme une blessure et j'ai défendu au suicide de guérir la cicatrice.
Il ne faut pas tuer son oncle, dans aucune circonstance, même pour en hériter.
Ce qui s'en va à notre mort est le meilleur de nous-même : les débris de notre innocence, les bienfaits de nos larmes et de nos rires, les caresses que nous avons su offrir, l'amour qui a pu échapper aux griffes de notre égoïsme.
La mort est une part d'impôt.
La vieillesse est la vaseline de la crédulité. Quand la mort frappe à sa porte, le scepticisme saute par la fenêtre.
La mort est le voile que les vivants appellent la vie.
Il n'est aucune si douce consolation en la perte de nos amis que celle que nous apporte la science de n'avoir rien oublié à leur dire, et d'avoir eu avec eux une parfaite et entière communication.
La cruauté vise l'homme capable d'être plus qu'il est, la pitié vise l'homme coupable d'être tel qu'il est.
Il y a deux types d'hommes : ceux qui cherchent leur père, et ceux qui cherchent à tuer leur père.
On ne doit pas se réjouir de la mort d'un ennemi. Notre vie ne sera pas éternelle.
- Mon père est mort ! - Mort pour de vrai ? - Pour de vrai... Qu'est ce que je vais faire ? Un enterrement ça va pas bien avec un mariage. - Tu as raison, il n'a qu'à mourir dans trois jours. - Comment ça dans trois jours ? Mais mon père est mort ce matin !
La mort du présent n'est rien ; c'est la perte de l'avenir en soi qui est déchirante.
Meg Ryan est une femme belle et courageuse. Je regrette la perte de sa compagnie, mais je n'ai pas perdu son amitié. Nous nous téléphonons toujours pour une bonne conversation.
Si nous voulons voir un criminel de guerre, il n'y a qu'à se regarder dans la glace.
Après la mort de Sara, j'vivais dans le passé. Je pensais qu'à elle, j'croyais que ma vie était terminée. Et c'est là que j't'ai rencontré, et tout a changé. Quand j'rentre à la maison et que j'te vois, tous mes [...] â–º Lire la suite
Il faut toujours avoir deux idées : l'une pour tuer l'autre.
Un professeur de langues mortes s'est suicidé pour parler les langues qu'il connaissait.
- Pourquoi pas en fait ? - Pourquoi pas ? - Ouais. - Parce que je suis trop jolie pour toi. Parce que t'es fringué bizarrement. Parce que je peux sentir ton caleçon d'ici. Mais surtout, parce que je préfère lécher la [...] â–º Lire la suite
La mort c'est la noblesse du con.
Il est probable que la mort soit moins pénible que la vie.
On peut m'objecter que vivre la nuit, c'est compenser une solitude en s'entourant artificiellement d'autres solitudes. Je pense plutôt que c'est vouloir vivre plus intensément, grignoter des minutes éveillées sur la petite mort du sommeil, tenter d'avoir des journées de vingt-quatre heures, pousser la machine humaine à son maximum.
On ne vit pas plus ou moins longtemps heureux. On l'est. Un point, c'est tout. Et la mort n'empêche rien - c'est un accident du bonheur en ce cas.
C'est si difficile de vivre quelquefois, la mort nous semble d'une douceur infinie, un grand repos, une douce quiétude, le vide, le néant et puis plus rien.
Comme c'est étrange, ils m'ont dit "Tu vas perdre une journée de ta vie dans le vol entre Buenos Aires et l'Australie". Quel jour ? Le 6 juin, l'anniversaire de la mort de Ma. Et je me suis dit "Ca, c'est une journée que je serai ravie de perdre".