Une sentence de mort est une chose superbe à lire à haute voix.
J'ai toujours essayé d'être conscient de ce que je dis dans mes films, parce que nous tous qui faisons des films cinématographiques sommes des professeurs - des professeurs avec des voix très fortes.
Le roman est un support inégalé pour représenter la conscience subjective, mais il ne rend pas correctement compte de l'expérience d'écouter de la musique.
La mort ne me fait pas peur.
Les gens qui parlent bien mais ne font rien sont comme des instruments de musique ; le son est tout ce qu'ils ont à offrir.
Il y a un sentiment très fort, presque effrayant parfois, que la musique vous dépasse et ne peut être domptée.
Quand on est étudiant, on a des discussions élevées, on discute philosophie, poésie, littérature. La littérature la plus noble prenait sa source à l'université. Mais une autre voix répondait à la première : « Va d'abord torcher le tien, branleur ! »
La mort ne vous concerne ni mort ni vif : vif parce que vous êtes ; mort parce que vous n'êtes plus.
La mort d'un être vivant n'est que de l'énergie qui se transforme.
L'être que je serai après la mort n'a pas plus de raisons de se souvenir de l'homme que je suis depuis ma naissance que ce dernier ne se souvient de ce que j'ai été avant elle.
Un roman n'a pas besoin de s'engager politiquement pour être politique. C'est, à l'inverse, quand il s'engage politiquement qu'il cesse d'être politique.
La bonne musique ne se trompe pas, et va droit au fond de l'âme chercher le chagrin qui nous dévore.
La mort n'est pas une chose si sérieuse ; la douleur, oui.
- Dans ce cas, justifie un peu tout ça Bella ! À quoi bon mon amour pour toi ? À quoi bon ton amour pour lui ? À quoi bon ta mort ? À quoi bon autant de souffrance ? La mienne, la tienne, la [...] ► Lire la suite
A vouloir écarter le pire, on chasse aussi le meilleur. C'est aussi évident qu'à trop craindre la mort on oublie de vivre et qu'à la fin on meurt quand même.
Réussir sa vie, c'est trouver la mort avant qu'elle ne vous cherche.
L'histoire est utile non pour y lire le passé, mais pour y lire l'avenir.
La folie, c'est la mort avec des veines chaudes.
Si la mort physique est le prix à payer pour libérer mes frères blancs d'une mort spirituelle irrévocable, rien ne peut être alors plus rédempteur.
Les voix ont un pouvoir étrange sur les mots. Une seule intonation sur une syllabe et tout change.
Du reste, ce fragment de ma vie que je passe sous silence, le lecteur ne perdra rien à ne pas le connaître.
La principale chose, pour un homme, est de connaître la bienséance et la musique ; pour un arbre, le plus important est de pousser des feuilles et des branches.
Elle est terrible la mort de celui qui n'a jamais été heureux, celui qui est venu faire un petit tour sur Terre seulement pour souffrir.
C'est un tort de lire un livre avant d'en faire la critique. Ca donne des préjugés.
Nous devrions tous être physiquement beaux ; la mort nous le doit bien.
Peut-être que ça m'intéresserait de lire des choses sur certains films, mais des années plus tard, sinon... En vérité, je ne lis pas beaucoup de choses sur le cinéma, je préfère aller au cinéma.
La mort fait partie de la vie. Moi, je suis un voyant, qui dialogue souvent avec les morts. Je suis, à la fois, dans la vie et la mort.
Pourquoi fait-on de la musique pour la fête de la Musique alors qu'on ne travaille pas pour la fête du Travail ?
Contrairement à la peinture, à la sculpture ou à l'écriture, qui induisent une relation personnelle individuelle, entre l'artiste et l'amateur, la musique est destinée au concert.
Je n'ai plus peur de mourir. Je croyais que la mort était trop ample pour moi. Non. Elle était à ma taille.
Je suis étonné par l'orgueilleux qui, hier, était sperme et demain sera cadavre en putréfaction ; je suis sidéré par celui qui doute de "Dieu" alors qu'il voit la création, par celui qui oublie la mort alors qu'il voit les [...] ► Lire la suite