Le Dieu vaincu devient le diable de la religion qui suit.
Que nos douleurs seraient supportables, s'il n'y avait pas les joies des voisins.
Une religion qui peut tolérer les autres ne songe guère à sa propagation.
A la fin quand tu perds quelqu'un chaque bougie, chaque prière ça ne rattrapera pas le fait que la seule chose qu'il te reste c'est un manque dans ta vie quand cette personne a qui tu tenais, disparait.
N'est-il pas étrange de voir les hommes combattre si volontiers pour leur religion et vivre si peu volontiers selon ses préceptes ?
L'illogisme tient aux nécessités profondes de l'existence, à nos terreurs secrètes et à nos ambitions mal avouées, à notre foi en nous, à laquelle se mêle une secrète méfiance de nous-mêmes, à l'espoir que nous caressons et à l'appréhension des jours incertains.
Le désespoir et le suicide sont le résultat de certaines situations fatales pour qui n'a pas foi dans l'immortalité, dans ses peines et dans ses joies.
Le grand problème de notre époque est d'essayer de lutter contre l'extrémisme fondé sur une perversion de la religion et sur la manière de créer une coexistence pacifique entre des personnes de religions et de cultures différentes.
N'y a-t-il pas dans la mentalité des gens, même, surtout chez ceux qui ne lisent pas, la croyance que le livre est sacré ?
La confiance est souvent une des formes de la paresse, car ajouter foi donne moins de peine que de contrôler.