Ah oui j'oubliais, il a un régime très strict, il mange n'importe quoi, à n'importe quelle heure et en grande quantité et puis enlevez lui le rose du jambon, il aime pas !
L'amour est un pistolet chargé et il tire pour tuer.
Il y a 50 ans que le peuple et les intellectuels sont séparés. Il faut qu'ils ne fassent plus qu'un.
Les hostilités sont comme les huîtres, on les ouvre. "Les hostilités sont ouvertes." Il semble qu'il n'y a plus qu'à se mettre à table.
Dans l'homme aimé, il arrive plus ordinairement qu'on ne s'est épris que de l'amour.
Ca s'est passé il y a 84 ans, et je sens encore l'odeur de la peinture fraîche. Personne n'avait encore dormi dans les draps, la porcelaine n'avait encore jamais été utilisée. Le titanic était surnommé... Le paquebot de rêve, et il l'était, il l'était vraiment...
Heureux ceux qui ignorent que mûrir c'est assister à l'aggravation de ses incohérences et que c'est là le seul progrès dont il devrait être permis de se vanter.
J'habite en Suisse et je trouve déplorable que l'on dise "Ah oui, il est parti en Suisse".
Aucune race ne peut prospérer si elle n'apprend qu'il y a autant de dignité à cultiver son champ qu'à composer un poème.
Si une femme est malheureuse, elles lui font du bien. Mais si une femme est heureuse, elles en disent du mal.
L'amitié est une source inépuisable de mécontentement et de rage dont il serait déraisonnable de vouloir se passer.
Celui qui obéit à la loi ne se sent pas juste pour autant. Au contraire, il se sent coupable, il est d'avance coupable, et d'autant plus coupable qu'il obéit plus strictement.
Le plaisir de l'érudition est réservé aux perdants. Plus quelqu'un sait de choses, plus elles lui sont allées de travers.
Les moralistes n'y peuvent rien. Il y a une loi de déshumanisation progressive en vertu de quoi désormais, à l'ordre du jour de la bourgeoisie, il n'y a, il ne peut y avoir maintenance que la violence, la corruption et la barbarie.
Toute parole est en trop quand on a du désir, d'ailleurs parler l'annule - il n'y a pas de mots pour dire le désir, pas de mots courants qui ne servent à le trafiquer, à le masquer, à l'apaiser ou à le détruire.
- Vous croyez que cela me sera accordé ? - Quoi précisément ? - Vous. - « Moi », de quelle façon ? - La vie avec vous ? - Oui.
Sans doute l'homme est-il le maître de son destin ; il n'est pas le maître du chemin qui y mène.
Pour l'homme absurde, il ne s'agit pas d'expliquer et de résoudre, mais d'éprouver et de décrire.
L'homme a assez de raisons objectives pour s'attacher à la sauvegarde du monde sauvage. Mais la nature ne sera en définitive sauvée que par notre coeur. Elle ne sera préservée que si l'homme lui manifeste un peu d'amour.
L'avenir n'est pas fixé. Il n'y a de destin que ce que nous faisons.
Chaque homme s'invente lui-même. Mais c'est une invention dont il ne connaît pas le terme.
Novembre est un beau mois. Mais il faut aimer le gris. Et l'oeil en saisir la lumière.
L'amour est torture, enchantement, violence, douceur, conversation, silence. Il est bonheur et chagrin. Il es profondeur et légèreté. Il est léger comme de la cendre
Quand il y a du talent dans une oeuvre, l'auteur est en général très inférieur à son talent.
Notre étoile est en nous, et, de nous, il dépend qu'elle soit bonne ou mauvaise.
Quand il n'y a dans un sentiment rien que d'analysable, il n'y a rien.
Le moment où le petit enfant prend conscience du pouvoir de ses pleurs n'est pas différent de celui où il en fait un moyen de pression et de gouvernement.
Je n'ai d'admiration que pour le lâche qui fait un acte de courage parce ça lui a coûté
Manger est un acte sacré. Il est nécessaire d'être pleinement conscient de ce que l'on fait.
On considère, à juste titre, l'enseignant comme un exemple car il est évidemment au devant de la scène. Il est tout à la fois artiste, comédien, gestionnaire et personnage public...
Quand vous échappez à un piège, vous avez droit déjà à une bonne nouvelle; et après une fois que vous avez échappé à ce piège et bien il va falloir travailler pour transformer l'essai (...): comment on évite à l'Europe de s'embourber dans la crise économique et sociale ?