Le socialisme est vaste et non étroit. [...] Il proclame le droit de la femme, cette égale de l'homme
Le lieu dans lequel l'injustice agirait en maître, le droit y sera inversé.
Abstenez-vous de raconter à votre femme les infamies que vous ont faites les précédentes. Ce n'est pas la peine de lui donner des idées.
Le droit de râler n'est pas inscrit dans la déclaration des droits de l'Homme, c'est pourtant celui auquel nous sommes le plus attachés.
L'homme propose, et la femme dispose.
Quand une femme engage un détective privé pour suivre son mari, c'est d'abord pour savoir ce que les autres femmes peuvent bien lui trouver.
La beauté de la femme est un fruit délicat : elle fleurit partout, mais elle ne mûrit qu'en espalier contre un mari.
Une vieille femme qui se respecte et qui désire conserver autour d'elle les affections et les plaisirs permis à son âge, doit soigner sa toilette avec plus de minutie que si elle avait vingt ans, non pas pour s'embellir mais pour se faire supporter.
Telle femme résiste à l'amour qu'elle éprouve, qui ne résiste pas à l'amour qu'elle inspire.
Pardonner ne signifie pas approuver ce qui a été fait. Pardonner, c'est abandonner votre droit de rembourser l'auteur de sa propre monnaie.
Ce n'est pas pour l'avoir, mais pour l'ôter à une autre, qu'une femme prend un amant.
Peut-on justifier un capitalisme qui s'est développé sur la base de l'esclavage de masse ?
Lorsque l'amour est mort, on n'a pas le droit de lui donner l'aumône. L'amitié est une aumône, par rapport à l'amour-passion.
Une femme infidèle, si elle est connue de la personne concernée, n'est qu'infidèle ; si on la croit fidèle, elle est traîtresse.
Les fiancés voient des qualités dans leurs défauts réciproques. Ce privilège ne dure pas. La vie conjugale ne permet plus des erreurs de jugement. Nul mariage ne résiste à l'intimité.
Devenir la femme d'un homme dont on est déjà la maîtresse, c'est un avancement, mais à l'ancienneté.
Celui qui épouse une belle femme a besoin de plus de deux yeux.
Femme vêtue : obligation de voir, interdiction d'y toucher. Femme dévêtue : obligation de toucher, interdiction de regarder.
Si la femme commet l'adultère, son mari y est pour quelque chose.
Une femme qui a vraiment aimé, autant dire souffert, regarde flirter les autres avec les yeux d'une mère qui a perdu un enfant et qui voit des petites filles jouer à la poupée.
Comment peut-on attendre d'une femme qu'elle soit heureuse avec un homme qui insiste pour la traiter comme si elle était un être humain parfaitement normal.
Nous écrivons des livres parce que nos enfants se désintéressent de nous. Nous nous adressons au monde anonyme parce que notre femme se bouche les oreilles quand nous lui parlons.
Le plus grand, le seul ennemi de l'émancipation de la femme est la femme.
Pourquoi se marier, quand la femme d'autrui, elle aussi, est prête à coucher ?
Le droit d'un critique est de renier ses articles l'un après l'autre, et son devoir est de n'avoir aucune espèce de conviction.
Un homme averti en vaut deux, une femme trois. C'est une loi.
Pourquoi donc la femme qui a vu une souris la première est-elle toujours celle qui possède les plus jolies jambes ?
La nature a engendré le droit de communauté ; l'abus a fait le droit de propriété.
Quand un homme et une femme ont une passion irrésistible l'un pour l'autre, il me semble, malgré de tels obstacles qui les séparent en tant que parents ou mari, qu'ils s'appartiennent au nom de la nature et qu'ils sont amants de droit divin, malgré les conventions humaines ou les lois.
Que d'hommes savent ce que leur coûte une femme qui se donne !
Le mariage est une bourse où les actions se convertiraient, tôt ou tard, en obligations.