Sans la langue, en un mot, l'auteur le plus divin Est toujours, quoi qu'il fasse, un méchant écrivain.
On ne peut pas donner son coeur à une bête sauvage; plus on essaie, plus elle reprend des forces. Jusqu'à ce qu'elle en ait assez pour se sauver dans les bois, ou pour s'envoler en haut d'un arbre. Puis d'un [...] ► Lire la suite
Les pervers n'ont jamais honte puisque pour eux l'autre n'existe pas, c'est un pantin qui n'est là que pour leur propre plaisir.
Nul n'est trop bête en son pays.
Le méchant remue le couteau dans la plaie, la brute y plante en plus la fourchette.
Il n'y a point de bête au monde tant à craindre à l'homme que l'homme.
Le concubinage, lui aussi, a été corrompu - par le mariage.
L'eau, si claire qu'elle puisse être, n'a pas de vertu de blanchir du drap teint en noir ; de même, rien n'est capable de faire changer un méchant naturel.
Tout passe, hélas, et change de saveur. Mes premières ivresses gustatives m'avaient rendu gourmand et débonnaire, enclin à la mansuétude. Elles se changèrent bientôt en aigreurs d'estomac. Vivre d'un travail alimentaire voué à l'alimentation a sans doute quelque chose d'intrinsèquement pervers - j'eus bientôt du mal à avaler.
La paraphrase, ou citation d'idée, est une reformulation ou une synthèse de l'idée d'un auteur ou auteure.
La seule véritable bête de somme, c'est la mouche tsé-tsé.
Rééllement un méchant est plus intéressant, dramatiquement, que le gentil.
Donner la vie, ce poison ! En faire venir d'autres en ce monde, cette galère ! Qu'il faut être cynique, méchant ou stupide !
La presse, comme la femme, est admirable quand elle avance un mensonge, elle ne vous lâche pas qu'elle ne vous ait forcé à y croire, et elle déploie les plus grandes qualités dans cette lutte où le public, aussi bête que le mari, succombe toujours.
L'homme vicieux et corrompu n'est que faiblesse et lâcheté.
La reformulation donne l'idée générale d'un auteur en utilisant ses propres mots.
Tenez, dit l'avare : voici un calendrier neuf, et qu'il vous fasse toute l'année !
Des civils sont morts. Ce ne sont pas nos méthodes. C'était un accident, dans le feu de l'action, mais je ne veux pas que mon gouvernement fasse l'autruche, genre : « Pas de commentaire tant que toute la lumière n'est pas faite sur l'affaire. ». Pas de langue de bois.
Que celui qui l'a enfanté le porte, qu'il lui fasse un berceau et le berce.
Que Ruquier fasse comme si je n'existais pas, que Drucker ne m'ait jamais invité, je trouve ça limite irrespectueux. Même chose pour les Enfoirés, quand on sait que c'est moi qui, le premier, ai imposé Coluche en première partie de mes spectacles.
Un livre vous déplaît : qui vous force à le lire ? Laissez mourir un fat dans son obscurité : un auteur ne peut-il pourrir en sûreté ?
Pour protéger les brebis, il faut qu'on arrête le loup. Et faut être un loup pour arrêter un loup.
Laissez un loup en vie et les moutons ne sont jamais en sécurité.
Nous sommes tous passagers à bord d'un même navire, la Terre, et nous ne devons pas permettre qu'il fasse naufrage. Il n'y aura pas de deuxième arche de Noé.
On ne devient pas un auteur dramatique, on l'est tout de suite ou jamais, comme on est blond ou brun, sans le vouloir.
Votre oeil est-il méchant parce que celui de Dieu est bon ? En mettant en cette bonté une criminelle confiance, vous devenez impudent contre la sagesse et audacieux contre la puissance.
Héritage. La mort nous prend un parent, mais elle le paie, et il ne nous faut pas beaucoup d'argent pour qu'elle se fasse pardonner.
Quand un artiste ou un auteur se vante de gagner de l'argent, il nous avertit sans y prendre garde qu'il a changé de métier.
Qu'une nation ne fasse aucun effort, si elle veut, pour son bonheur, mais qu'elle ne travaille pas elle-même à sa ruine.
Les profs de théâtre c'est genre : « - Fais l'arbre ! - Mais j'en suis pas un. - Mais fais le quand même ! » Tous des pervers !
On pourrait mettre au rang des plaisirs cette mélancolie que cause le premier amour, quoiqu'elle en fasse désirer de plus vifs.