Les publicitaires c'est comme le peuple élu : quand tout va mal c'est toujours de leur faute ; quand tout va bien ce n'est jamais grâce à eux.
La journée bien commencée,Semble toujours bientôt passée.
La voix de la conscience et de l'honneur est bien faible quand les boyaux crient.
L'acte ne réussit jamais si bien qu'à rater.
Personne ne se repose jamais vraiment, on imagine qu'on se repose ou qu'on va se reposer mais c'est juste une petite espérance qu'on a, on sait bien que ça n'existe pas, ce n'est qu'une chose qu'on dit quand on est fatigué.
Au coeur privé d'amour, c'est bien peu que la gloire.
Nos vertus resteraient parfois bien incertaines si, à défaut de l'espoir d'une récompense, elles n'avaient la vanité pour soutien.
Il n'y a rien d'autre à apprendre que soi dans la vie. Il n'y a rien d'autre à connaître. On n'apprend pas tout seul, bien sûr. Il faut passer par quelqu'un pour atteindre au plus secret de soi. Par un amour, par une parole ou un visage.
Ce qui n'est plus supportable, c'est cette bonne conscience béate qui, chaque fois, nous assure qu'il y a maldonne, que l'horreur n'a pas de place chez nous. [...] Nous nous refusons à reconnaître l'évidence : et, pour commencer, la place [...] ► Lire la suite
Combien de temps tiendrons-nous le coup me demandais-je ? Combien de temps avant que l'un de nous se mette à délirer, à bafouiller devant le gamin ? Et que penserait-il alors ? Ce désert, cette solitude avait été le dernier domicile connu de [...] ► Lire la suite
En somme, refusant le mal, le colonisateur de bonne volonté ne peut jamais atteindre au bien, car le seul choix qui lui soit permis n'est pas entre le bien et le mal, il est entre le mal et le malaise.
Il y a deux sujets dont on ne peut parler avec autorité qu'après expérience : Dieu et l'amour. Comme il faut bien attendre de mourir pour faire l'épreuve de Dieu, reste l'amour.
Le gastronome doit voyager, comme touriste, lettré, artiste, honnête homme bien entendu, mais aussi à des fins spécialement gourmandes.
Tous les hommes tuent ce qu'ils détestent, à moins, bien sûr, que ça ne les tue avant.
Une honnête femme est un trésor caché ; celui qui l'a trouvé fait fort bien de ne s'en pas vanter.
Mourra bien qui rira le dernier.
La responsabilité morale est la structure essentielle, première de la subjectivité.
La culpabilité n'est, après tout, qu'un sentiment de compassion à l'égard de la détresse et du malheur que l'on a causés.
On oublie sa faute quand on l'a confessée à un autre, mais d'ordinaire l'autre ne l'oublie pas.
Le preux chevalier, lui, se tait. Mais après tout, je peux comprendre le lâche : s'il ne dit grand bien de lui, qui en dira ?
La vanité des femmes est telle que pour paraître aimées, elles se passeraient fort bien de l'être.
C'est tout de même extraordinaire que la conscience de l'Europe, qui a aboli il y a soixante-dix ans le trafic d'esclaves pour des motifs humanitaires, tolère aujourd'hui l'état du Congo. C'est un peu comme si la pendule de l'ordre moral avait été retardée de plusieurs heures.
Le meilleur auxiliaire d'un diplomate, c'est bien son cuisinier.
Apprendre à bien penser, c'est apprendre à bien vivre.
Celui qui se présente en sauveur pourrait bien être crucifié.
Il y a là une tentative qui a déjà été faite plusieurs fois par plusieurs grands intérêts financiers et autres, qui ne se contentent pas d'avoir le pouvoir économique, mais qui veulent avoir le pouvoir politique. [...] On a déjà [...] ► Lire la suite
Si vous savez bien gérer un business, vous pouvez bien gérer tous les autres.
On mène sa vie sous la pression d'une existence que bien peu d'entre nous peuvent se féliciter d'avoir choisie.
On ferait bien peu pour Dieu si le diable était mort.
Dans tous les arts, il s'agit bien moins, au début de faire mieux que les autres, que de faire autrement.
Pour bien jouir de l'été en Angleterre, il faut le faire encadrer et le mettre sous verre dans un salon confortable.