C'est dans l'immonde que j'ai connu la grâce d'écrire.
Sur la vie on ne peut écrire qu'avec une plume trempée dans les larmes.
La mort ne change pas la vie en destin. Mourir ne referme pas le livre à sa dernière page, texte enfin indéchiffrable.
Un écrivain ne doit jamais perdre cet «état d'enfance». Un état qui n'est pas nécessairement de l'immaturité ou de la sentimentalité, mais une manière de regarder les choses comme si on les voyait pour la première fois.
Peser de tout son poids sur le mot le plus faible pour qu'il s'ouvre et livre son ciel.
Ce qui fait d'un livre une oeuvre d'art, c'est précisément tout ce qui empêche de le résumer en une formule, toute cette richesse, cette beauté secrète qui, bien souvent, contredit d'une certaine manière, serait-ce à l'insu de l'auteur lui-même, le mouvement visible de sa pensée.
Un enfant est le plus beau des cadeaux. Il est une porte vers l'avenir et un livre ouvert sur l'histoire des ancêtres.
Ne sous-estime jamais la vanité d'un écrivain, et particulièrement celle d'un écrivain médiocre.
Plus d'un écrivain est persuadé qu'il a fait penser son lecteur quand il l'a fait suer.
Il faut autant de travail pour écrire un mauvais livre qu'un bon ; il sort avec la même sincérité de l'âme de l'auteur.