Mon psychiatre, pour quinze mille francs, il m'a débarrassé de ce que j'avais : quinze mille francs.
Pour l'amour d'une rose, le jardinier est le serviteur de mille épines.
Je pense que le moment est venu de vous dire ce que j'ai appris, d'en tirer une conclusion, non ? Et bien ma conclusion c'est que la haine est une saloperie ! La vie est trop courte pour passer son temps à [...] ► Lire la suite
C'est dans le rapport à autrui que l'on prend conscience de soi ; c'est bien ce qui rend le rapport à autrui insupportable.
Les arcanes de notre mémoire sont comme d'immenses souterrains où la lumière de l'esprit ne pénètre jamais mieux que lorsqu'elle a cessé de briller au-dehors.
Il y a des erreurs mêlées à toute vérité ; il n'y a encore rien dans la pensée de l'homme d'assez parfait pour être définitif.
La tête, le coeur font mille bêtises. Les mains se trompent rarement.
Je crois que pour en faire une oeuvre littéraire, il faut tout simplement rêver sa vie - un rêve où la mémoire et l'imagination se confondent.
Le consciencisme est une forme de révolution sociale qui doit s'appuyer fermement sur une révolution intellectuelle, dans laquelle notre pensée et notre philosophie seront axées sur la rédemption de notre société. Notre philosophie doit trouver ses armes dans le milieu [...] ► Lire la suite
J'ai une mauvaise mémoire des noms, mais je me souviens rarement d'un visage.
Chacun a sa mémoire ; la meilleure est souvent la pire.
Toute conscience est d'ordre moral, puisqu'elle oppose toujours ce qui devrait être à ce qui est.
Pourquoi tant s'inquiéter du dire et du faire d'autrui ? La lumière intime de notre conscience est notre meilleure certitude - suivons-là humblement.
L'amour a besoin des yeux, comme la pensée a besoin de la mémoire.
Il n'est peut-être pas indifférent à certains anatomistes de la pensée de savoir que l'âme est la femme.
La conscience et la lâcheté sont réellement les mêmes choses.
La prise de conscience que la vie est absurde ne peut pas être une fin, mais seulement un début.
Il y a plein de domaines où il vaut mieux la fermer parce que c'est ce qui correspond le mieux à la pensée commune.
Une mauvaise conscience peut rendre la vie intéressante.
Quand la mémoire va chercher du bois mort, elle ramène le fagot qui lui plaît.
L'homme, par le fait d'être homme, d'avoir conscience, est déjà, par rapport à l'âne ou au crabe, un animal malade. La conscience est une maladie.
Les rêves des philosophes ont de tout temps suscité les hommes d'action qui se sont mis à l'oeuvre pour les réaliser. Notre pensée crée l'avenir.
Ceux qui rêvent éveillés ont conscience de mille choses qui échappent à ceux qui ne rêvent qu'endormis.
C'est avec ma mémoire que j'existe. Comme si l'avenir était déjà dedans. Elle m'aide à me jeter en avant. La vie je la gagnerai toujours d'une courte tête. Je pourrai jamais me reposer. Jamais m'arrêter. Alors, je la berce. Elle est ma glaise. Ma sculpture inachevée.
Une armée s'entretient mille jours durant et ne s'emploie qu'un moment.
La caractéristique des gens, c'est qu'ils sont prêts à tout croire. D'ailleurs, comment l'église aurait-elle pu résister pendant presque deux mille ans sans la crédulité universelle ?
La conscience de l'ignorance est le commencement du doute, lequel conduit à la sagesse.
Comment peut-on ne pas adorer les cloîtres, ces lieux tranquilles, fermés et frais, inventés, semble-t-il, pour faire naître la pensée pendant qu'on va à pas lents sous les longues arcades mélancoliques ?
C'est à partir de ma vie même, de mon vécu, que j'ai pris conscience de la discrimination qui frappait les femmes, de l'injustice intolérable, que je me suis révoltée et que, par la suite, en lisant goulûment, j'ai théorisé.
La poésie n'est que l'exhibition formelle de la conscience qui souffre et qui aime et qui appréhende le monde.
Cents familles à dix mille livres de rente sont plus utiles qu'une seule à un million.