Le pessimiste ? Un homme qui en veut à tous les autres hommes parce qu'il les trouve aussi dégoûtants que lui !
Les rêves, la folie et l'ivresse prouvent que notre âme dépend beaucoup de notre corps, et vice-versa.
Il vaut mieux prévenir les crimes que d'avoir à les punir ; tel est le but principal de toute bonne législation, laquelle est l'art de rendre les hommes le plus heureux possible ou, disons pour tenir compte également des biens et des maux de la vie, le moins malheureux possible.
Que sont les serviteurs de Dieu, sinon comme ses jongleurs qui doivent élever les coeurs des hommes et les émouvoir de la joie spirituelle ?
Les hommes n'ont jamais de remords des choses qu'ils sont dans l'usage de faire.
Qui ne veut nourrir le chat doit nourrir le rat.
Les hommes devraient continuer à se battre, mais ils devraient se battre pour des raisons qui en valent la peine, pas pour des lignes géographiques imaginaires, des préjugés raciaux et la cupidité privée revêtus de la couleur du patriotisme.
Le train-train quotidien va bientôt dérailler, qui veut rester dedans n'a qu'à bien s'accrocher.
Si les hommes savaient ce qu'ils disent les uns des autres, il n'y aurait pas quatre amis dans le monde.
En France, les hommes qui ont perdu leur femme sont tristes, les veuves au contraire gaies et heureuses.
Les grands hommes sont plus grands que nature dans le souvenir. Ce que nous voyons en eux, c'est à la fois le meilleur d'eux et le meilleur de nous.
Dès qu'on s'aperçoit qu'un acteur veut à toute force vous faire rire, il cesse d'être comique, pour devenir risible.
Un fanatique, c'est quelqu'un qui ne peut pas changer d'avis et qui ne veut pas changer de sujet.
Le retraité est, comme le bouilleur de cru, un personnage éminemment français.
Le mal, lui aussi, veut uniquement notre bien.
Le gros de la soi-disante High-Society - la crème de la crème du genre humain en reproduction et en autoreprésentation - n'a rien d'autre bougé dans la vie, que croupes et coupes.
- La vulgarité n'est pas au programme de l'éducation, ni de l'académie, mademoiselle Kowalsky ! Je vais donc une fois de plus devoir convoquer vos parents. - Nos parents ils parlent pas français alors bite en polonais ça veut dire marteau ! Autre chose ?
Le théâtre rend aux hommes la tendresse humaine.
Les gens ne s'embrassent guère, de nos jours. On veut le corps tout de suite, on le veut tout entier et, quand on l'a eu, on n'a plus que faire d'un baiser.
Les femmes devraient militer pour qu'on leur accorde comme aux hommes le droit à la laideur.
Respecter l'autre, c'est le considérer en tant qu'être humain et reconnaître la souffrance qu'on lui inflige.
Tous les hommes craignent de se faire posséder par une sirène.
Il faut une âme pour qu'un corps puisse se réaliser.
On se veut, puis un jour on s'en veut : c'est l'amour.
La liberté de l'Humanité ne réside pas dans le fait qu'elle peut faire ce que l'on veut, mais que l'on n'est pas obligé de faire ce qu'on ne veut pas.
Les femmes devraient apprendre des hommes cet art de disserter sans conséquence des sujets graves, au lieu de prendre trop à coeur les réalités qui les entourent.
L'amour est une maladie dont personne ne veut se délivrer. Celui qui en est atteint ne cherche pas à se rétablir, et celui qui souffre ne désire pas guérir.
Un acteur ne peut pas dire non, c'est contre son travail. S'il veut le rôle, il doit dire oui.
La plupart des hommes emploient la meilleure partie de leur vie à rendre l'autre misérable.
L'homo consumens vit dans l'illusion du bonheur, tout en souffrant inconsciemment de son ennui et de sa passivité. Plus il détient de pouvoir sur les machines, et plus il devient impuissant en tant qu'être humain ; plus il consomme et plus il devient l'esclave de ses besoins croissants créés et manipulés par le système industriel.
Les hommes ont créé des cimetières afin de se fixer dans le temps et, malgré la décomposition dans l'espace.