Il n'y a pas de distance entre les êtres. Il suffit de consentir à la connaissance.
Si la rencontre est un hasard, la rupture est toujours une nécessité.
L'amour est un acte simple et primitif. C'est la lutte, c'est la haine. La violence y est nécessaire. L'amour par consentement mutuel n'est qu'une fastidieuse corvée.
Je déteste l'assurance méprisante de ceux qui savent à quel moment applaudir pendant les concerts.
La douleur, comme la mort, ne fait pas de distinction de classes, de religions, d'âges, de conditions.
Le droit à l'opacité, le droit de ne pas être passé aux rayons de quelque connaissance globale.
J'ai toujours hâte de savoir ce qui s'est passé pendant mon sommeil.
Je suis convaincu que la philosophie n'existe au contraire que dans le détail, les singularités infimes, les tout petits faits.
Le grand commerce de toute société civilisée est celui qui s'établit entre les habitants de la ville et ceux de la campagne.
Quelle bonne chose ce serait si les scientifiques mouraient à 60 ans, car passé cet âge, leur opposition à toute théorie nouvelle est certaine.
L'homme naît bon. Ca commence à se dégrader entre six et sept mois.
Le plus solide et le plus durable trait d'union entre les êtres, c'est la barrière.
- Quelle est la différence entre vous et nous ? - Je ne porte pas de protège tibias !
Ce n'est pas la raison qui nous fournit une direction morale, c'est la sensibilité.
La connaissance doit tout à l'expérience.
C'est une vérité courante qu'entre un mari et sa femme, la durée de la lune de miel est en raison de la pudeur de sa femme !
Nous bricolons plus ou moins notre vie pendant soixante à quatre-vingts ans, et ensuite, quand nous savons à peu près comment il faudrait vivre, il nous faut mourir.
Un livre, c'est pendant des semaines, pendant des mois, la pensée qui se recueille et se concentre : c'est ce corps qui fait converger ses muscles et ses nerfs vers un seul point... vers le bout de la plume.
Rien n'égare autant le scientifique qu'une vérité prématurée.
Le scientifique n'étudie pas la nature car elle est utile; il l'étudie parce qu'il y prend plaisir.
On est tous à la recherche d'une frontière, une ligne claire entre le rêve et le réalité.
La différence entre un maître et un valet c'est que s'ils fument tous les deux les mêmes cigares, il n'y en a qu'un qui les paye.
Nous sommes écartelés entre l'avidité de connaître et le désespoir d'avoir connu. L'aiguillon ne renonce pas à sa cuisson et nous à notre espoir.
L'art de prévoir et de gagner par tous les moyens la guerre - la politique - s'impose, dès lors, comme l'exercice même de la raison. La politique s'oppose à la morale, comme la philosophie à la naïveté.
Quand l'amour arrive, la raison s'enfuit aussitôt. Elle ne peut cohabiter avec la folie de l'amour. L'amour n'a rien à faire avec la raison.
Toute ma vie, je me suis sentie coupable parce que je sens qu'il y a cette différence entre mon apparence et ce que je ressens à l'intérieur.
Le théorie du chaos a été inventé par les scientifiques qui paniquaient à l'idée que le public commençaient à comprendre les anciennes.
Le retour à la bestialité est possible dans une société comme la nôtre. En raison de la désorganisation des mentalités, des crises d'hystéries généralisées, tout cela aggravé par les crises économiques.
Pour qu'une chose soit vraie il faut qu'en plus d'être vraie elle entre dans notre vie.
Chacun veut tenter sa propre expérience ; chacun la tente à ses dépens. Les leçons d'une génération ne servent jamais à la suivante.
La vie de chaque homme est le résultat d'une interminable série de ricochets entre les événements, de télescopages entre les existences, de croisements dont chacun nous prédestine à l'inévitable.