La paix est mince, et elle doit le demeurer si elle veut se faufiler entre deux guerres.
La tranquillité de deux mondes repose sur ces deux mots : bienveillance envers les amis, tolérance à l'égard des ennemis.
L'action à la guerre ressemble à un mouvement dans un élément qui alourdit les mouvements.
Ah Dieu! que la guerre est jolie. Avec ses chants, ses longs loisirs.
Est-ce que vous voyez maintenant d'où viennent la haine et la peur des livres ? Ils montrent les pores sur le visage de la vie. Les gens installés dans leur tranquillité ne veulent que des faces de lune bien lisses, sans pores, sans poils, sans expression.
Le monde, si vieux qu'il soit, n'est pas encore assez grand pour être traité comme un homme.
La guerre est un jeu d'hommes... la machine à tuer a un sexe et elle est masculine.
Mettez-vous sur la ligne si vous avez perdu un ami dans une guerre de gang... Restez-y si vous avez perdu deux amis... trois... quatre amis morts... j'aimerai qu'on leur rende hommage... Où que vous soyez, prononcez leurs noms...
Il est vain de dire que les êtres humains devraient se satisfaire de la tranquillité ; il leur faut de l'action et s'ils ne peuvent la trouver, ils la créeront.
La guerre puise en elle-même sa propre énergie et sa propre justification. On se bat parce qu'on s'est battu.