L'homme n'est pas son propre présent. Il est son propre avenir.
Le passé me remonte à l'âme... et comme un pâtreQui rêve solitaire au fond du soir bleuâtreJe regarde immobile en mon recueillement,Je regarde là-bas sur mon coeur doucement,Plus suave, on dirait, dans les ombres accrues,Tourner le choeur léger des choses disparues.
Le bavard est celui qui parle plus qu'il ne pense. Celui qui pense et qui parle beaucoup ne passe point pour un bavard.
L'épervier passe la journée à voler quand la brousse est en feu.
Le présent est indéfini, le futur n'a de réalité qu'en tant qu'espoir présent, le passé n'a de réalité qu'en tant que souvenir présent.
On passe presque toute sa vie déguisé en adulte.
Qui n'a pas rêvé, à un moment donné, d'effacer la vie ? L'embêtant c'est que la vie, il faut la vivre à la file. Ça commence et, à partir de là, ça tire du long jusqu'à la fin. On ne peut pas choisir.
Heureusement, le passé ne meurt jamais complètement pour l'homme. L'homme peut bien l'oublier, mais il le garde toujours en lui.
Je suis absent de ma vie. Je la regarde sans vraiment la toucher. Léger décalage. Derrière ou devant. Jamais dedans.
Le cadeau n'a rien à voir avec son prix, il tient tout entier dans l'intention et la beauté du geste. Si humble soit-il, il est comme un émissaire de la personne et garde sur lui son empreinte.