L'homme n'est pas son propre présent. Il est son propre avenir.
Quand on décrit le présent du Brésil, c'est déjà, sans le savoir, du passé qu'on parle. C'est seulement en ayant déjà son avenir en vue qu'on lui donne son véritable sens.
Le présent de l'an 2000 est prégnant de l'avenir. La raison est plus que jamais nécessaire. Ne nous endormons pas. Gardons les yeux ouverts.
A vrai dire, toute perception est déjà mémoire. Nous ne percevons pratiquement que le passé, le présent pur étant l'insaisissable progrès du passé rongeant l'avenir.
Snober ou moquer un média aussi puissant que la télévision, aussi présent et aussi répandu relève d'un caprice de l'esprit ou de sa démission.
Qu'est-ce que le passé ? Non pas une source de regret ou d'amertume mais un territoire qui porte le présent et lui assure une solidité, une stabilité.
Le danger dans le passé était que les hommes deviennent des esclaves. Le danger dans le futur est qu'ils deviennent des robots.
Espérons l'impossible, car c'est peut-être une bassesse que de mettre son espoir en lieu sûr.
Un optimiste est un homme qui épouse sa secrétaire en s'imaginant qu'il pourra continuer à lui faire des réflexions sur sa mauvaise orthographe.
C'est l'ensemble de la vie individuelle que l'on devrait nommer "destin" et non pas ce futur tangible qui, d'une heure sur l'autre, remet tout en question, fait de nous une épave ou un héros.