Il s'agit de fonder la paix du monde sur un ordre légal, de faire une réalité de droit de cette solidarité internationale qui apparaît déjà dans les faits comme une réalité physique.
Car la mort opportune est une consolation, pas une consternation, et qui peut à juste titre mourir n'a pas besoin de retard.
Le bien pour l'homme consiste dans une activité de l'âme en accord avec la vertu.
L'idée de justice est au fond une idée de théâtre, de dénouement, de retour à l'équilibre ; après quoi, il n'y a plus rien. On s'en va. Fini le drame.
Une lettre anonyme n'est acceptable que quand son auteur n'est effectivement personne.
Il faut toujours se réserver le droit de rire le lendemain de ses idées de la veille.
La philosophie, dans son ensemble, refuse de valider le droit du plus fort ; elle pourrait se définir comme le passage de la violence à la raison.
Saisir les moments de bonheur, aimer et être aimé ! C'est la seule réalité au monde, tout le reste est folie.
Bien que chacun estime avoir droit au bonheur, la plupart des gens entrent inconsciemment dans le malheur comme on entre en religion.
Ce qui perd le lièvre, ce sont ses ruses. S'il ne faisait que courir droit devant lui, il serait immortel.
L'amour, quel autre mot pourrait donc venir donner une enveloppe verbale adaptée de nos spiritualités à l'intime accord qui compose la nature des choses et au rythme grave et grand qui réalise tout l'univers.
La règle d'or de la conduite est la tolérance mutuelle, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu'une partie de la vérité et sous des angles différents.
Ce que nous prenons pour la paix n'est qu'un armistice entre les conflits : la planète grouille, saigne, et ne saurait vivre sans cette violence.
Celui qui n'aime pas la paix ne peut combattre la guerre.
Le droit de se faire plaisir, la liberté de consommer finiront par menacer de mort les sociétés les plus prometteuses.
Tout nous ramène à quelque idée de la mort, parce que cette idée est au fond de la vie.
Même chez les jaloux, l'instinct de conservation est tel qu'il leur fait préférer, en fin de compte, l'image de la réalité qu'on leur présente à celle qu'ils devinent et redoutent de voir confirmer.
Seul l'Américain a le droit d'être con. C'est le privilège du seigneur.
On confond vite la réalité avec un état d'âme.
L'école contribue à la prospérité des sociétés, à l'élimination des discriminations de toutes sortes, à la défense de la paix et du bien commun, à la meilleure compréhension des peuples.
La folie est quelque chose de rare chez l'individu ; elle est la règle pour les groupes, les partis, les peuples, les époques.
La paix n'arrive jamais par surprise. Elle ne tombe pas du ciel comme la pluie. Elle vient à ceux qui la préparent.
Très souvent, le mal vient du remède même. Ce n'est donc pas la pire règle de la vie que de laisser aller les choses.
La réalité c'est l'illusion créée par l'absence de drogues.
Une femme trompée n'a pas le droit de se plaindre : déjà, elle est mariée.
Si je n'ai point sur moi-même le droit de mort, qui l'a donné à la société ?
Imposer la démocratie à tous les pays du monde est une idée noble, mais qui dit qu'elle est le système idéal pour tous les pays ?
Une utopie est une réalité en puissance.
L'art a-t-il le droit de n'être qu'une hypothèse quand, tout autour, les évidences crèvent les yeux ?
Un diadème posé sur une tête n'y a jamais fait entrer une idée de plus que ce qu'elle en pouvait contenir.
La douleur est une chose que l'on n'a le droit d'infliger qu'à soi-même.