Il est des moments magiques, de grande fatigue physique et d'intense excitation motrice, où surgissent des visions de personnes connues par le passé surgissent pareillement des visions de livres non encore écrits.
Il y a deux moments qui sont pareils pour moi : lorsque je suis en scène et lorsque je suis dans un lit avec un homme amoureux.
Si on pouvait fouiller les coeurs et les consciences, on retrouverait presque toujours à l'origine des haines sociales, une souffrance physique ou morale, une injustice ou un vice d'argent.
La politesse fait paraître l'homme au dehors comme il devrait être intérieurement.
Que ceux qui ont faim aient du pain ! Que ceux qui ont du pain aient faim de justice et d'amour !
L'évolution n'est pas une simple éclosion sans peine et sans lutte, comme celle de la vie organique, mais le travail dur et forcé sur soi-même.
Chacun de nous quitte la vie avec le sentiment qu'il vient à peine de naître.
Vieillir mal - et il est rare qu'on vieillisse bien - c'est sentir monter en soi la haine contre cet étranger qui s'installe et prend peu à peu la place du jeune homme ou de la jeune fille qu'on a à peine eu le temps d'être.
Depuis dix ans, il y a un recul apparent de civilisation : Venise enchaînée, la Hongrie garrottée, la Pologne torturée ; partout la peine de mort.
Je ne pense jamais, cela me fatigue ; ou si je pense, je ne pense à rien.
Notre corps physique possède une sagesse qui fait défaut à celui qui l'habite.
Une loi physique doit posséder une beauté mathématique.
Le travail le plus fatigant n'est pas celui que l'on fait mais celui qui nous reste à faire.
La vie peut être plaisante. Il suffit de s'en donner la peine !
Je ne suis pas un écrivain. La seule vue d'une feuille de papier blanc me harasse l'âme. L'espèce de recueillement physique que m'impose un tel travail m'est si odieux que je l'évite autant que je puis.
La qualité esthétique signifie parler de nuances, quelquefois de fractions d'à peine un millimètre, de graduations très subtiles, ou de l'harmonie et de l'équilibre de plusieurs éléments visuels fonctionnant ensembles.
La peine de mort est une amputation barbare.
La biologie est ce qui fait le moins d'une femme, une mère.
Celui qui préfère mourir de faim plutôt que de se faire nourrir par l'ennemi a l'esprit en paix.
Je te rencontre. Je me souviens de toi. Qui es-tu ? Tu me tues. Tu me fais du bien. Comment me serais-je doutée que cette ville était faite à la taille de l'amour ? Comment me serais-je doutée que tu étais fait [...] â–º Lire la suite
Femme qui abandonne sa bouche accorde sans peine le surplus.
Il y a autant de formes d'amour qu'il y a de moments dans le temps.
Heureux celui qui, aux moments difficiles de l'existence, peut se leurrer d'une espérance, fût-elle vaine !
Toute loi physique doit être empreinte de beauté mathématique.
Bonheur de ces années, de ces amis, de ces moments où personne n'essaie d'épater l'autre ; plaisir de ces soirées où l'on parle juste comme ça, mais où l'on pourrait se taire ensemble. Plaisir aussi d'être avec les enfants, et de leur créer des images.
Malheureusement, il y a des moments où la violence est la seule façon dont on puisse assurer la justice sociale.
Dix-huit ans. A cet âge, c'est plutôt le bonheur et la tranquillité qui ont tendance à paraître inconciliables...
Naître est un crime qui se punit de la peine capitale : la vie.
Il se peut qu'un enfant unique soit gâté, non pas tant en cadeaux qu'à cause du temps consacré à ses problèmes, mais croyez-moi, il y a des moments où il souhaiterait avoir un frère ou une soeur pour essuyer les chocs avec lui.
Une nouvelle noblesse est comme une monnaie dont l'empreinte est toute fraîche, et qui commence à peine à avoir cours.
Nos rapports, à ce moment-là, ont quelque chose d'inhumain, sans racines, sans terreau, sans hier ni demain, limités à l'instant, limités à cette fièvre sèche qui nous jette l'un vers l'autre. On dirait que nous ne commençons à exister que lorsque nous sommes ensemble.