Il est interminable le chemin qui conduit à soi-même.
Il faut faire d'abord volontairement, avec plaisir, ce qu'on fait. Le résultat importe peu. On ne le prévoit pas, et on l'apprécie mal. Mais l'auteur s'est satisfait lui-même : c'est toujours ça.
Prendre soin de soi attire toujours les autres.
Quand un gars vous dit qu'il vient de gagner une course, il vaudrait mieux lui demander qui il a battu que le temps qu'il a réalisé.
Spero Speroni explique admirablement comment un auteur qui écrit très clairement pour lui-même est souvent obscur pour ses lecteurs. " C'est, dit-il, parce que l'auteur va de la pensée à l'expression, et le lecteur de l'expression à la pensée."
Je plains un homme sans vache, je plains un homme sans mouton, mais question d'un homme sans cheval, dur pour lui de rester au monde.
L'homme vit de pain et de mots, or on oublie parfois de lui offrir ces paroles qu'il prend plaisir à recevoir...
C'est encore la façon la plus simple de se débarrasser d'un amant. Lui offrir son amitié.
J'ai écrit que la charité chrétienne souffrira un peu devant les réponses à apporter face à l'afflux de migrants. Il faudra se durcir le coeur et supprimer en soi toute sorte de compassion. Sinon quoi, nos pays seront submergés.
Il n'y a point de chemin trop long à qui marche lentement et sans se presser ; il n'y a point d'avantages trop éloignés à qui s'y prépare par la patience.
Il faut mettre le bébé au courant de tout ce qui le concerne, de ce qu'on fait et de ce qu'on fera pour lui dans l'immédiat ou dans un proche avenir. Pendant qu'on fait couler son bain, il faut lui dire : "Je fais couler ton bain". Cela, toutes les mères le savent.
Conscience et lâcheté ne sont qu'une seule et même chose. Conscience est le nom déposé de la firme.
Après ce qu'on lui a fait, comprenons qu'elle hésite à revenir - la paix.
Les oreilles sont le chemin par lequel la voix s'en vient jusqu'au coeur.
Vous ne vivez pas si vous n'avez pas conscience de vivre.
Comment trouver le chemin qui mène au pays où vit ton désir ? En renonçant à tes désirs.
Quand une fois on a accueilli le Mal chez soi, il ne demande plus qu'on lui fasse confiance.
L'intuition est l'un de nos plus grands cadeaux. C'est un sixième sens que nous avons tous - nous avons juste besoin d'apprendre à l'exploiter et à lui faire confiance.
Si le babouin pouvait voir son derrière, lui aussi rirait.
Le sourire est à l'humanité ce que les rayons du soleil sont aux fleurs. Ce ne sont que des broutilles bien sûr, mais dispersés le long du chemin de la vie, le bien qu'ils font est inimaginable.
Le plus court chemin d'un coeur à un autre : la ligne droite.
La plus grande surprise que l'on puisse faire à une femme, c'est encore de lui offrir ce qu'elle a demandé !
Quand l'inspiration ne me vient pas, je fais la moitié du chemin pour la rencontrer.
Nous nous attachons quelquefois plus à une femme par les infidélités que nous lui faisons que par la fidélité qu'elle nous garde.
Des livres lui dégringolaient sur les épaules, les bras, le visage. Un volume lui atterrit dans les mains, presque docilement, comme un pigeon blanc, les ailes palpitantes.
Pour longue que soit la route, elle conduit toujours en un lieu habité.
L'effort n'est pas un moyen de nous conduire au bonheur. L'effort lui-même est le bonheur.
La vie sociale consiste à détruire ce qui lui donne son arôme.
L'homme livré à lui-même doit apprendre à déjouer les pièges qui lui sont tendus : l'impatience, le découragement, l'orgueil, le désir de posséder...
Le vulgaire imbécile est toujours avide de grands événements, quels qu'ils puissent être, sans prévoir s'ils lui seront utiles ou préjudiciables : il n'est ému que par sa propre curiosité.
Comment les mots, misérables chaînes de caractères, pourraient-ils servir à véhiculer les soliloques de la conscience ! C'est comme si on voulait faire une déclaration d'amour en morse.