A peine un homme naît, il commence à mourir.
À femme peu commode, tout homme s'accommode.
Il faut juger un homme à son enfer.
La haine, c'est une raison de vivre qui en vaut bien une autre.
Pourquoi la règle qui est applicable à un homme ne le serait-elle pas également à tous les autres ?
Aider quelqu'un à mourir, c'est mourir un peu. Beaucoup.
La voix d'une femme aimante est pareille à l'huile parfumée dont on oint son corps pour en délasser les muscles.
Voici donc la mélodie, vénéneuse et bouffonne, de la chair exhibée, offerte, captée. L'indécence des corps tordus, défaits, cambrés, remodelés, traversés. L'illumination de la fièvre, de la débauche, du débordement.
Nous pouvons vivre seuls, pourvu que ce soit dans l'attente de quelqu'un.
Le corps médiatique a fabriqué en direct une représentation des camps qui dominera pendant plusieurs décennies.
Tout ce que je suis à présent, c'est un homme à la recherche de sa femme et de son fils.
Un sot ne dit pas de choses intelligentes, mais un homme intelligent dit beaucoup de bêtises.
Dès qu'on prend un crédit, on cesse d'être un homme libre.
La patience de la peine n'est pas infinie. Et le coeur ne peut que déborder, une fois passé le printemps de la vie.
On doit tous être pareils. Nous ne naissons pas libres et égaux, comme le proclame la Constitution, on nous rend égaux. Chaque homme doit être l'image de l'autre, comme ça tout le monde est content.
L'amour est insaisissable. C'est un vide intérieur qui se comble. La beauté retrouvée grâce au regard d'un autre. C'est vivre au présent, pour l'avenir, en brûlant le passé. C'est la seule façon de se sentir vivant.
L'histoire des hommes est une mer immense d'erreurs où l'on voit surnager çà et là quelques vérités mal connues. Qu'on ne s'autorise donc point de ce que la plupart des siècles et des nations ont décerné la peine de mort contre certains crimes.
L'intensité du regard d'un bébé qui tète est vraiment poignante, c'est l'intensité de l'être qui est conscient qu'il contribue au vivre du monde entier.
La chute d'un homme n'intéresse personne ; les châtiments passionnent tout le monde.
Un homme tué par un homme effraye la pensée, un homme tué par les hommes la consterne.
Un général en chef doit vivre pour répondre de ses actes devant l'Histoire.
C'est la passion qui fait vivre l'homme ; la sagesse ne le fait que durer.
Le corps des femmes a été défiguré par les camps.
Il n'est que de vivre : on voit tout et le contraire de tout.
Le vrai parisien n'aime pas Paris, mais il ne peut vivre ailleurs.
La mort d'un homme est une tragédie. La mort d'un million d'hommes est une statistique.
Tout jeune homme souhaitant être heureux en ménage doit commencer par se choisir une aimable belle-mère dont il épousera ensuite une des filles, peu importe laquelle.
Agissez pour ce monde comme si vous deviez vivre mille ans, et pour l'autre comme si vous deviez mourir demain.
Seul celui qui sait vivre heureux mérite de vivre.
- Admire, disait la panthère, l'éclat varié de mon pelage.- Chez nous autres, renards, ce n'est pas le corps qui brille, mais l'esprit.
Un homme habile trouve toujours un homme plus habile que lui.