L'homme peut bien dompter la nature, mais il est assujetti à sa pensée.
La poésie c'est justement la sensation de vivre, le carpe diem, le "pays de la première fois" contre le temps qui nous rattrape, nous marche dessus, nous pulvérise.
On perd son âme dès lors que l'on ne peut pas faire le récit de ce qui a pu nous arriver.
Cet espoir que nous avons tous d'être compris, rassurés, consolés par la nature, l'angoisse crée un vide que la nature remplit, fertilise.
Un bon ministre est un homme qui ne sort pas de son bureau, qui renonce à tous les plaisirs de l'existence et qui vieillit d'une année chaque mois.
Si la pauvreté fait gémir l'homme, il bâille dans l'opulence. Quand la fortune nous exempte du travail, la nature nous accable du temps.
On ne peut pas "poser" une question car il est dans la nature de celle-ci d'être volatile et volubile et dans son rôle de frapper et de rebondir.
Cet homme qui a une langue, je dis n'est pas un homme, si avec sa langue il ne peut pas gagner une femme.
Un politicien est une personne avec laquelle vous n'êtes pas d'accord sur la politique ; si vous êtes d'accord avec lui, c'est un homme d'État.
La parole est inutile quand les yeux communiquent.
Le repentir est une virginité que notre âme doit à Dieu : un homme qui se repent deux fois est donc un horrible sycophante.
Les mensonges font le tour de la terre tandis que la vérité essaie toujours de mettre ses chaussures.
Un gros nez est en effet le signe d'un homme affable, bon, courtois, spirituel, libéral, courageux, tel que moi.
Un homme parti de zéro pour n'arriver à rien, n'a de merci à dire à personne.
La parole remet la pensée en sensation.
Il y a des bêtises qu'un homme d'esprit achèterait.
Une âme triste peut tuer plus vite qu'un germe.
C'est dans ma nature : quand je vois un système, j'ai immédiatement envie de le changer.
Car la vie, j'en suis convaincu, est faite de poésie. La poésie n'est pas étrangère à la vie.
La liberté est un bagne aussi longtemps qu'un seul homme est asservi sur la terre.
Peut-être l'immobilité des choses autour de nous leur est-elle imposée par notre certitude que ce sont elles et non pas d'autres, par l'immobilité de notre pensée en face d'elles.
On ne lit pas et on n'écrit pas de la poésie parce que ça fait joli. Nous lisons et nous écrivons de la poésie parce que nous faisons partie de la race humaine ; et que cette même race foisonne de [...] â–º Lire la suite
Un ambassadeur est un honnête homme que l'on envoie mentir à l'étranger dans l'intérêt de son pays.
L'oeuvre de la nature est bien plus difficile à comprendre que le livre d'un poète.
L'espoir c'est dangereux. L'espoir peut rendre un homme fou.
La nature est pour nous un réconfort et un défi nécessaires.
Il y a peu de vices qui empêchent un homme d'avoir beaucoup d'amis, autant que peuvent le faire de trop grandes qualités.
Il y a une grande différence entre imiter un homme bon et le contrefaire.
Un médecin est un homme que l'on paie pour conter des fariboles dans la chambre d'un malade, jusqu'à ce que la nature l'ait guéri ou que les remèdes l'aient tué.
La nature de l'énergie qu'il faut déployer lors d'une campagne électorale a beaucoup plus à voir avec le goût du pouvoir qu'avec le sens du bien public.
Les vrais grands écrivains sont ceux dont la pensée occupe tous les recoins de leur style.