Le théâtre doit faire des propositions qui permettent d'appréhender le chaos de la langue des médias et des modes. Sa langue doit être un foyer de réflexion.
Mais où le théâtre prendrait-il son impulsion décisive sinon dans le royaume de la liberté ?
Un menteur qui n'est pas cru souffre les tourments d'un acteur qui n'est pas applaudi.
Un comédien gagne sa vie en jouant avec les apparences, les identités, les caractères.
Ce qui est puissant dans une scène d'amour, c'est de ne pas voir l'acte. C'est voir la passion, le besoin, le désir, l'attention, la peur.
La différence entre se mettre en scène soi-même et être dirigé par quelqu'un d'autre, c'est celle qu'il y a entre se masturber et faire l'amour.
Une partie d'être un acteur est que je regarde les gens. J'aime observer leur comportement, observer leurs réactions dans la rue et voir comment ils se parlent, ce qui est impossible lorsqu'ils vous regardent. Je prenais plaisir à prendre le train et à regarder les gens.
Aucun metteur en scène ne rendra bon un acteur qui ne l'est pas.
Il est très difficile de parler de comédien en général. Chaque comédien est un peu un accident.
Chacun d'entre nous est acteur de la lutte contre le COVID-19. Si nous ne voulons pas de deuxième vague, ça dépend de nous : nous protéger, nous tester.