Dans l'opinion qu'il y ait un Dieu il peut se trouver des difficultés, mais dans l'opinion contraire il y a des absurdités. Aussi reconnaître qu'il y ait une Dieu est la chose la plus vraisemblable que les hommes puissent penser.
Celui qui excelle à employer les hommes se met au-dessous d'eux.
En France, on fait sa première communion pour en finir avec la religion ; on prend son baccalauréat pour en finir avec les études, et on se marie pour en finir avec l'amour... et on fait son service pour en finir avec le devoir militaire.
La seule liberté, les hommes ne la désirent point.
Il est des hommes comme des vignes qui se ressentent toujours du terroir où elles ont été plantées.
Les hommes sont comme les lions, comme toutes les bêtes, comme tous les êtres vivants. La faim les rend féroces. Et qu'est-ce que la pauvreté, sinon une faim généralisée ?
Le monde n'a sans doute pas été fait pour les hommes, mais les hommes doivent quand même y vivre.
Lorsque je n'existerai plus, Dieu dira : "Je fais un tas de choses, tout le monde les comprend. Il n'y a plus personne pour ne pas les comprendre".
L'ironie : cette étincelle d'intelligence dont l'humain se réclama jadis pour s'autoriser à non plus seulement craindre Dieu mais aussi à lui sourire en coin.
Même si Dieu est unique, il n'est pas le même pour tout le monde, un peu comme la vérité.
Peut-être enfin que le rire n'est pas une création de Dieu, mais Dieu une création du rire ?
Sans amour, toute religion n'est qu'une sorte de divertissement métaphysique.
Les enseignements des sages peuvent vous transformer en un dieu ou en un être mauvais.
La virilité d'une idée ne consiste pas moins dans sa puissance à créer un passage à travers la pensée contemporaine que dans sa capacité à dominer les mouvements futurs.
Les hommes de peu de mots sont les meilleurs.
Les hommes dans leur sommeil travaillent fraternellement au devenir du monde.
Mais que peut faire un dieu d'autre chose qu'un "monde" ?
Si les hommes ne dansaient pas sur les volcans, je me demande où et quand ils danseraient ; l'important est de bien savoir qu'on a le volcan sous les pieds afin de goûter son vrai plaisir d'homme libre.
Entre dieu et la société, il faut choisir. Ce choix me laisse assez indifférent, car je ne vois dans la divinité que la société transfigurée et pensée symboliquement.
Ce Dieu bon surpasse en cruauté bestiale tout ce qui peut se passer de plus canaille sur la terre. Sa maison de détention s'appelle enfer, son bourreau est le diable, ses punitions durent éternellement.
Les hommes ne sont pas des esclaves, ce n'est pas vrai, ils se flattent ; ce sont des domestiques volontaires qui aiment à changer de place et de maître.
Les hommes vont en aveugle dans leur vie. Les mots sont leurs cannes blanches.
Les privilèges des grands hommes est de donner des secousses à leur siècle. La secousse donnée, sauve qui peut.
Qu'il est faible celui que les passions dominent ! Qu'il est fort celui qui se repose en Dieu !
Oh ! que si l'âne alors, à bon droit misanthrope,Pouvait trouver la voix qu'il eut au temps d'Esope ;De tous côtés, docteur, voyant les hommes fous,Qu'il dirait de bon coeur, sans en être jaloux,Content de ses chardons, et secouant la tête :Ma foi, non plus que nous, l'homme n'est qu'une bête !
De même que tout est mortel dans la nature, de même toute nature atteinte d'amour est mortellement atteinte de folie.
Autrefois les hommes chantaient en coeur autour d'une table ; maintenant c'est un seul homme qui chante, pour la raison absurde qu'il chante mieux. Si la civilisation l'emporte, bientôt un seul homme rira, parce qu'il rira mieux que les autres.
Le sage honore Dieu même en gardant le silence ; ses actes ont plus de prix que ses paroles.
Un homme grand et bien bâti avec une poitrine profonde et de larges épaules peut porter un lourd fardeau avec aisance et insouciance, tout en gardant une main libre ; un nain serait écrasé de la moitié de ce poids. [...] â–º Lire la suite
Comment t'égaler à toi-même quand tu ne connais que ton coeur. Tu dois demander à Dieu les clefs de ta maison.
Les hommes nous enseignent à penser comme des poules, bien que nous soyons des aigles. Etendez vos ailes et envolez-vous ! Et ne vous contentez jamais des grains que l'on vous jette.