Quand les cuisiniers se battent, le rôti brûle.
Il faut voyager pour agrandir la vie. Les plus hauts artistes se trouvent dans le monde des commis-voyageurs.
Pour se sauver il n'y a qu'un moyen : sacrifier sa réputation.
Le souvenir, ce n'est pas une réminiscence du passé, c'est le moment où le présent trébuche sur une aspérité de l'histoire et libère un message laissé là longtemps auparavant, qui se déploie et prend son sens.
Une chère amie peintre qui, avant de se suicider, m'a beaucoup appris sur la création, me répétait: " On se donne autant de mal pour un mauvais tableau que pour un bon ! "
Les hommes savent mieux organiser leur vie que les femmes : ils se marient plus tard et meurent plus tôt.
La solitude est un enfer pour ceux qui tentent d'en sortir ; elle est aussi le bonheur pour les ermites qui se cachent.
L'enthousiasme est une maladie qui se gagne.
Il y a des moments où l'absence d'ogres se fait cruellement sentir.
Une musique sans mélodie est comme une perdrix aux choux qui ne se composerait que de choux.
Les asiles d'aliénés comportent dans leur personnel des internes et des internés. Entre ceux-ci et ceux-là, ne se dresse que l'épaisseur d'un accent aigu.
Les parents se traitent entre eux beaucoup plus mal que les étrangers : ils se connaissent mieux.
Dieu perfectionne l'homme en se conformant à la mesure de l'homme.
Souffrances et joies se tiennent solidaires. L'on ne peut être heureux que dans la mesure où l'on souffre. L'égalité se fait dans l'ordre de l'intensité.
L'histoire est un immense désordre qui se tient.
Si les juges se mettent à donner gain de cause à tous les gens qui ont raison, on ne sait plus où l'on va.
Toute façon, l'amour ça finit toujours pareil. A deux, sans rien se dire devant la télé. Moi, j'ai choisi d'être seule devant ma télé, comme ça c'est moi qui choisis la chaîne...
Lorsqu'on cesse de boire à la source des rêves, le développement ne se fait qu'à moitié. En haut, quelque chose manque.
Les biographies se terminent généralement par la mort du sujet étudié, conclusion naturelle dont ne bénéficient pas les autobiographies.
Ca alors, dès qu'il se passe quelque chose de pas très ordinaire ou de profondément extraordinaire, on pense : "comme au cinéma".
Il suffit que les hommes s'emparent de tâches réputées féminines et les accomplissent hors de la sphère privée pour qu'elles se trouvent par là même ennoblies et transfigurées.
Il est difficile de posséder la richesse et la puissance sans se laisser dominer par elles.
La hauteur de l'herbe n'empêche pas les pintades de se rencontrer.
Douter de l'amour et de l'amitié, c'est s'épargner bien des souffrances, Et peut-être, un jour, se ménager quelque heureuse surprise.
Au cinéma, bon dialogue ne se paie pas de mots.
Le plaisir, telle la vengeance, peut-être un plat qui se mange froid.
Quand on court après ce que l'on n'a pas, on se brûle toujours.
Il ne faut jamais renoncer, mais lécher ses plaies et se redresser fièrement.
Alors que la société se montre généralement sévère à l'égard de l'échec professionnel, elle continue de manifester un certain respect pour le malheur affectif.
Le vrai ne se distingue du faux, en littérature, que comme les fleurs naturelles des artificielles : par une espèce d'inimitable odeur.
Point besoin d'astrologues, de chiromanciens ni d'horoscopes pour entrevoir ce que notre vie sera. Elle se lit en nous.
Se convaincre que tu en es capable, c'est déjà la moitié du chemin.
Parcourir l'Arbre,Se lier aux jardins,Se mêler aux forêts,Plonger au fond des terres,Pour renaître de l'argile.
Les temps contemporains nous montrent une technique qui se déchaîne en échappant à l'humanité qui l'a produite.
C'est lors de la pleine lune que la lunarité du visage et la visagéité de la lune se marient de façon éphémère.
Quatre saisons comblent la mesure de l'année ; Quatre saisons se partagent l'esprit de l'homme.
Il n'y a point au monde un si pénible métier que celui de se faire un grand nom : la vie s'achève que l'on a à peine ébauché son ouvrage.
Il est indispensable de se sacrifier quelquefois. C'est l'hygiène de l'âme.
Ce qui est déshonorant, ce n'est pas de mentir, c'est de se faire prendre en flagrant délit de mensonge. Il y a des maladroits du mensonge : ceux-là on devrait les reléguer dans la vérité et leur interdire d'en sortir.
Quand les riches se droguent c'est pittoresque. Quand les pauvres se droguent c'est un fléau social.
La grande mise en scène est celle qui ne se voit pas.
L'abondance ne serait un progrès que si elle s'accompagnait de la diversité et de la qualité. Or les programmes tendent de plus en plus à se ressembler. Abondance est progressivement synonyme d'uniformité.
Il faut se décider, agir et se taire.
Dans ce palais, la fête, et toutes les somptuosités du monde. Car les moines de Cluny, en toute bonne conscience, se considéraient comme des princes, formant la cour du Tout-Puissant, comme les courtisans d'une sorte de Versailles immatérielle, sacralisée. Persuadés [...] ► Lire la suite
Les amitiés grégaires sont souvent superficielles, car se voir en bande, c'est se parler en meute, quand le tête-à-tête favorise l'écoute et la profondeur du dialogue.
Les hommes ne peuvent résoudre les uns pour les autres le problème de la sagesse. C'est donc à chacun de le résoudre pour soi, de trouver une sagesse à sa mesure. La sagesse ne s'enseigne pas. A chacun de se [...] ► Lire la suite
L'être humain se doit de vivre, ne serait-ce que par curiosité.
Ne vous fiez pas aux couples qui se tiennent par la main. S'ils ne se lâchent pas, c'est parce qu'ils ont peur de s'entre-tuer.
La patrie se trouve partout où l'on est bien.
En Amérique, on se donne l'importance de sa voiture.