Pour moi, ce que je fais, c'est une expression artistique qui se propage à travers moi. La mode est juste le moyen.
Il arrive aussi qu'un écrivain du XXIe siècle se sente, par moments, prisonnier de son temps et que la lecture des grands romanciers du XIXe siècle lui inspire une certaine nostalgie.
Quand on se révèle capable en une chose et l'on comprend bien une question, on peut être sûr d'en comprendre beaucoup d'autres.
On devient un vieux con très vite, en fait ; on s'en aperçoit quand on renonce à courir après les conneries des jeunes. Et qu'on se dit « à quoi bon ?
On étouffe les clameurs, mais comment se venger du silence ?
Toute vie qui ne se voue pas à un but déterminé est une erreur.
L'avenir est aux peuples qui resteront unis, qui ne se feront pas de guerres intestines et qui sauront s'assurer la liberté de leurs alliances.
La confiance personnelle se fait aisément partager ; et rien n'est plus dangereux pour un supérieur que de méditer avant de répondre.
Il y a devant l'amour trois sortes de femmes : celles qu'on épouse, celles qu'on aime et celles que l'on paie. Ca peut très bien être la même : on commence par la payer, on se met à l'aimer, puis on finit par l'épouser.
La vraie et unique vertu est de se haïr.
L'amour ne se conclut pas, comme un marché. L'amour, c'est un oiseau. Imprévisible, fantasque. Fragile aussi, et périssable. Et cet oiseau, pourtant, d'un seul battement d'ailes, allège nos existences de tout le poids de l'absurdité.
Les dieux ont enseigné aux hommes à se contempler eux-mêmes dans le spectacle comme les dieux se contemplent eux-mêmes dans l'imagination des hommes.
Un journaliste est d'abord un homme qui réussit à se faire lire.
Le théâtre a toujours été une école pour les jeunes, les gens à demi-cultivés et les femmes, qui, possédant encore le bas talent de se tromper ou de se laisser tromper, sont accessibles à l'illusion et à la suggestion de l'auteur.
Le présent se dégrade, d'abord en histoire, puis en nostalgie.
On peut fort bien pratiquer des opérations chirurgicales douloureuses sans anesthésier le patient à condition de se mettre du coton dans les oreilles.
On ne peut pas dire que le temps coule et que quelque chose se passe, car tout a déjà eu lieu.
On se prend à rêver Que les mots ne sont pas A l'aval de ce fleuve, fleuve de paix, Trop pour le monde.
Les vrais fous ne se posent jamais le problème. Ils sont persuadés d'être parfaitement sains d'esprit.
La vie se montre cruelle envers les femmes ! Elles doivent se débrouiller de leur mieux, tant qu'elles sont jeunes. Lorsqu'elles vieillissent et deviennent laides, on les délaisse.
Les derniers témoins ont vu Jeanne en larmes. Elle avait dix-neuf ans. Elle était belle. Les carnets de Léonard de Vinci disent que l'âme pleure quand elle doit se séparer de cette merveille qu'est le corps.Le fleuve de Rouen est [...] ► Lire la suite
Par contre, que l'on puisse dire qu'elle se payait la frime d'une femme de soixante ans, elle ne l'a jamais pardonné au patron.
La laïcité, c'est la disponibilité universelle du patrimoine humain, c'est la loi qui veut que chaque homme soit maître de son bien et que son bien se trouve partout où il y a des hommes.
L'adolescence est une période où un jeune garçon se refuse à croire qu'un jour il sera aussi idiot que son père.
La religion est le seul pouvoir devant lequel on peut se courber sans s'avilir.
Deux femmes finiront toujours par se mettre d'accord sur le dos d'une troisième.
Un plébiscite, ça se combat.
L'homme est né pour vivre et non pour se préparer à vivre.
On n'a même plus le temps d'être un enfant qu'il faut se dépêcher de devenir un homme.
On travaille pour épater, ou bien on se répète.
Se maquiller, c'est se déguiser, pas se cacher.
Exposition. Il y a trop de monde. Railler tous ces gens qui se ruent aux expositions (et qu'on a pu observer dans les expositions).
Les uns font semblant de se ruiner ; c'est pour émouvoir la compassion des gens simples. Les autres font semblant de s'enrichir ; c'est pour surexciter les instincts d'envie et de cupidité des masses.
Passer le temps à se rafistoler l'âme. Croire en sa force et puis lâcher prise. Dégringoler. Avoir peur de soi. De la partie inconnue. De celle qui brise.
Lentement, doucement, de peur qu'elle se brise,Prendre une âme ; écouter ses plus secrets aveux,En silence, comme on caresse des cheveux ;Atteindre à la douceur fluide de la brise ;
Un homme pouvait se sacrifier par machisme, par stupidité ou du fait d'une foi aveugle en une hypothétique victoire. Une femme se sacrifiait sans se raconter de bobards.
Un con, ça ne se définit pas. On ne peut donner que des exemples.
L'amour est une passion qui ne se soumet à rien, et à qui, au contraire, toutes choses se soumettent.
Un sage se distingue des autres hommes, non par moins de folie, mais par plus de raison.
Le vrai sacrilège : se fermer à la vie.
Se contenter de la femme qu'on a c'est ne jamais connaître la femme rêvée.
On fait semblant de se mettre en scène soi-même. Mais, en réalité, c'est impossible à combiner.
Le souvenir, ce n'est pas une réminiscence du passé, c'est le moment où le présent trébuche sur une aspérité de l'histoire et libère un message laissé là longtemps auparavant, qui se déploie et prend son sens.
L'obscénité de la guerre, c'est l'inévitable complicité qu'elle finit par tisser entre des ennemis qui croient n'avoir rien en commun et se ressemblent de plus en plus.
Les hommes ne peuvent résoudre les uns pour les autres le problème de la sagesse. C'est donc à chacun de le résoudre pour soi, de trouver une sagesse à sa mesure. La sagesse ne s'enseigne pas. A chacun de se [...] ► Lire la suite
La jeunesse ressent un plaisir incroyable lorsqu'on commence à se lier à elle.
J'ai toujours été surpris qu'un record battu ne se soit jamais plaint.
Un livre c'est comme une bande dessinée, sauf que les images se trouvent entre les lignes.
La joie intense : se recueillir et se taire. Parler, c'est disperser.
Il est difficile de trouver la chance. Elle a l'apparence de quelque chose qui se mérite.