Mon métier m'amène à côtoyer l'horreur, la violence, l'inhumanité. J'ai besoin de moments de solitude. Il faut se protéger.
Il existe une vérité universelle, applicable à tous les pays, cultures et communautés: la violence à l'égard des femmes n'est jamais acceptable, jamais excusable, jamais tolérable.
Je ne veux surtout pas être raisonnable. Je vois des enfants sages partout. Si on fait ce métier de chanteur, c'est pour secouer le bocal.
La soumission du peuple n'est jamais due qu'à la violence et à l'étendue des supplices.
C'est peut-être cela le Purgatoire, une solitude éternelle.
La violence ou la guerre, entre deux hommes ou deux nations, apparaissent aussi comme une compensation aveugle et insensée à tout ce qui n'est pas vraiment achevé dans la nature humaine.
En tirant sur moi, je tirais sur la société et ses injustices. En tirant sur ma propre violence, je tirais sur la violence du temps.
Être belle... c'est un métier !
Un journaliste est d'abord un homme qui réussit à se faire lire.
Par la violence du dépassement, je saisis, dans le désordre de mes rires et de mes sanglots, dans l'excès des transports qui me brisent, la similitude de l'horreur et d'une volupté qui m'excède, de la douleur finale et d'une insupportable joie !
Dans la solitude du pouvoir il n'y a que des visionnaires ironiques.
Je hais violemment l'héroïsme sur ordre, la violence gratuite et le nationalisme débile. La guerre est la chose la plus méprisable.
Mon métier c'est de poser des questions. À la différence de nombreux philosophes, je ne pense pas avoir de réponse. Je ne pose pas de questions en mots, mais avec des émotions visuelles ou sonores.
Il y a des gens qui augmentent votre solitude en venant la troubler.
Le langage, loin de combler l'abîme qui sépare les êtres, creuse la distance, il met en évidence la solitude et l'impossibilité de communiquer.
Le journaliste doit avoir le talent de ne parler que de celui des autres.
Le métier des parents, c'est de savoir se séparer de ses enfants.
La solitude est essentielle à l'homme. Chaque homme entre dans ce monde seul et le quitte de même.
La violence sucrée de l'imaginaire console tant bien que mal de la violence amère du réel.
L'ivresse, comme la peinture, comporte une partie mécanique et une partie poétique ; l'amour aussi d'ailleurs.
Il faut aimer la solitude pour être photographe.
La violence est juste où la douceur est vaine.
En réalité, le fait d'être est ce qu'il y a de plus privé; l'existence est la seule chose que je ne puisse communiquer; je peux la raconter, mais je ne peux partager mon existence. La solitude apparaît donc ici comme l'isolement qui marque l'événement même d'être. Le social est au-delà de l'ontologie.
Puisqu'il faut cotiser plus longtemps et qu'on ne veut pas prendre notre retraite plus tard, il faudrait réformer les années en les faisant passer de douze à quinze mois...
La distance et le temps font ensemble un désert où l'être solitaire peuple de visions étranges l'heure et l'air... Effet complémentaire!
Toute tentative de remplacer une conscience personnelle par une conscience collective fait violence à l'individu et est le premier pas vers le totalitarisme.
Que c'est un dur métier que d'être belle femme.
Un journaliste français c'est soit une pute, soit un chômeur.
Si vous peuplez tout seul la solitude du monde, alors vous êtes un humoriste.
La solitude n'apprend pas à être seul, mais le seul.
La nostalgie est ma plaie ouverte et je ne peux m'empêcher d'y fourrer ma plume. L'absence me culpabilise, le blues me mine, la solitude lèche mes joues de sa longue langue glacée qui me fait don de ses mots.