Le comédien revient toujours rôder autour de son théâtre.
Au théâtre les spectateurs veulent être surpris. Mais avec ce qu'ils attendent.
Le théâtre est un grand tableau noir où la craie sert d'éponge et l'éponge de craie.
De tous temps, le théâtre a cherché à se transformer. C'est ce qu'on appelle les crises. Tant que le théâtre est en crise, il se porte bien.
Qui va loin revient près.
On devient cinéaste quand on croise son propre regard avec le regard des autres.
En journalisme, on peut écrire une mauvaise page aujourd'hui à condition d'en écrire une bonne demain. Dans une pièce de théâtre, il faut déchirer la page mauvaise.
L'être humain se recrée sans cesse. Celui qui part ne revient jamais. Celui qui reste ne demeure pas.
La calomnie est comme la guêpe qui vous inquiète, et dont il ne vaut mieux chercher à se débarrasser que si vous êtes sûr de la tuer ; car autrement il revient à la charge plus furieux que jamais.
Une pièce de trois sous vaut toujours mieux qu'une larme.
Qu'il y ait simulacre, imitation et fable, et que plusieurs prennent plaisir, non seulement à jouer, mais à regarder et à s'étonner : le théâtre se définit par là tout entier.
Le mariage, c'est deux billets d'avion aller seulement, vers une île inconnue. On en revient à la nage ou jamais.
Le décor n'a de pouvoir qu'à partir du moment où nous lui en accordons un, les plus profonds sentiments ressentis s'en passant volontiers.
La fleur tombée ne revient plus sur l'arbre.
On meurt souvent à cause de la bêtise des hommes et ça revient à dire qu'on meurt pour rien.
Ceux qui veulent comprendre au théâtre sont ceux qui ne comprennent pas le théâtre.
Oui, les cours d'art dramatique sont utiles... pour les professeurs.
Avant tout le théâtre est une cérémonie.
La vie, c'est un peu comme une pièce de théâtre, dont nous serions les acteurs... et les autres, le public. Mais à la fin, on ne vient pas saluer. On meurt sur scène comme Molière.
Ceux qui prétendent que le théâtre n'est pas cher puent la morgue des riches.
Deux sortes de films : ceux qui emploient les moyens du théâtre (acteurs, mise en scène, etc.) et se servent de la caméra afin de "reproduire" ; ceux qui emploient les moyens du cinématographe et se servent de la caméra afin de "créer".
On revient toujours à ses premières amours.
Le théâtre a toujours partie liée avec le politique : il est ce lieu où la communauté s'interroge sur la nature, la force ou la faiblesse des liens qui la constituent.
Être en mesure de détruire une chose revient à la contrôler de façon absolue.
Toute critique, tout blâme revient à dire : je ne suis pas toi.
Le réel, au fond, n'existe qu'en soi. Il est foisonnant mais il foisonne pour rien si vous n'allez pas vous frotter à lui de la manière la plus violente ou la plus amoureuse, ce qui revient au même.
Mes parents n'ont jamais parlé de la mode, mais nous parlions de la littérature, du théâtre et des arts... c'est pourquoi j'ai gardé une relation réelle avec le monde de l'art, en mettant des livres dès le début dans les vitrines de mes magasins.
Au théâtre il y a des règles très précises d'unité, on peut donc mettre en scène des gens exceptionnels, des fous. L'excès des contraintes et l'excès de liberté font que la pièce s'équilibre d'elle-même.
Le théâtre doit faire des propositions qui permettent d'appréhender le chaos de la langue des médias et des modes. Sa langue doit être un foyer de réflexion.
Les amis peuvent s'entraider. Un véritable ami est quelqu'un qui vous laisse une totale liberté d'être vous-même - et surtout de ressentir. Ou ne pas ressentir. Tout ce que vous ressentez en ce moment leur convient. C'est à cela que revient le véritable amour : laisser une personne être ce qu'elle est vraiment.
Un mauvais livre, c'est encore plus fort qu'une bonne pièce de théâtre.