Le comédien revient toujours rôder autour de son théâtre.
Le feu de la cheminée, ce petit théâtre où les flammes gesticulent comme des acteurs affairés.
Avec le regard simple, revient la force pure.
Il y a ce qui nous manque, ce qui fait le sel de nos vies. Moi c'est le théâtre plus qu'autre chose. J'aime tellement la présence physique, de ceux qu'on connait et des autres.
Le théâtre doit être une lumière pour l'intelligence.
L'âme de la femme ? L'espace autour duquel elle a été créée.
La poésie est une forme de violence.
Le théâtre n'est pas chargé de représenter la psychologie, mais les passions, c'est tout autre chose.
La poésie est le plus court chemin d'une sensibilité à une autre.
C'était honteux et embarrassant qu'il y ait deux ans d'affilée sans qu'un seul acteur de couleur ait été nommé. C'est dingue.
J'ai décidé de devenir acteur parce que j'ai échoué à l'école.
L'opposition de la poésie et des grands événements de notre temps, c'est peut-être le combat de la graine et du tonnerre.
« Sobriété heureuse », « abondance frugale », « croissance sélective », « simplicité volontaire », « déconsommation », « décroissance » : on tourne autour du pot pour trouver les mots qui caressent, ou ceux qui ne font pas [...] â–º Lire la suite
Nul ne revient de l'autre monde nous dire ce qui s'y passe.
La grande aventure, c'est de voir surgir quelque chose d'inconnu, chaque jour, dans le même visage. C'est plus grand que tous les voyages autour du monde.
La flèche tirée ne revient jamais.
Les horloges tuent le temps. Le temps est mort tant qu'il est mû par de petits rouages. Quand l'horloge s'arrête, alors seulement le temps revient à la vie.
Les militaires font penser à une troupe de théâtre qui répéterait toujours sans jamais jouer. A défaut de tuer des gens, ils tuent le temps.
Prenez les bonnes personnes autour de vous. Ne les laissez pas partir.
Qu'est-ce qu'ils ont à pleurer autour de mon lit... C'est déjà bien assez triste de mourir... S'il faut encore voir pleurer les autres !
Qu'en un jour, qu'en un lieu, un seul fait accompli,Tienne jusqu'à la fin le théâtre rempli.
Quand la racine est sauve, le feuillage revient étendre sur la maison son ombre.
Il n'est de souvenir douloureux que des morts. Or ceux-ci se détruisent vite, et il ne reste plus autour de leurs tombes mêmes que la beauté de la nature, le silence, la pureté de l'air.
Au nom de Dieu, arrêtez-vous un instant, cessez votre travail, regardez autour de vous.
Oda Mae Brown : Vous êtes mignons. Blancs, mais mignons. Molly : Ce que je ne comprends pas c'est pourquoi il est revenu ? Sam : J'en sais rien. Oda Mae Brown : Pourquoi est il toujours ici ? Il est coincé, [...] â–º Lire la suite
Il faut revenir au théâtre pour redevenir attentif à notre destin dans la langue et saisir le grand mouvement de nos vies, que la scène restitue et rend visible.
La poésie en dit long et c'est vite fait. La prose ne va pas très loin et prend du temps.
On va au théâtre pour voir et savoir, pour sentir et ressentir. On se met en état d'attente, dans l'espoir d'attendre ou de comprendre quelque chose que l'on n'a pas su comprendre jusqu'alors.
L'amour - et la poésie qui est sa conscience aérienne, sa plus humble figure, son visage au réveil - est profondeur de l'attente, douceur de l'attente.
Il y a dans la mise en scène d'un bon repas autre chose que l'exercice d'un code mondain ; il rôde autour de la table une vague pulsion scopique : on regarde (on guette ?) sur l'autre les effets de la nourriture.
L'éclat de la poésie se révèle hors des moments qu'elle atteint dans un désordre de mort.