Le théâtre peut se passer de tout, sauf du poète.
Celui qui sait sa mort certaine et cesse d'en souffrir peut se repaître de chaque instant.
Le rêve ne pense ni ne calcule ; d'une manière générale il ne juge pas : il se contente de transformer.
J'étais content de ne pas être amoureux, content d'être en froid avec le monde. J'aime être en désaccord avec tout. Les amoureux deviennent souvent susceptibles, dangereux. Ils perdent le sens de la perspective. Ils perdent le sens de l'humour. Ils deviennent nerveux, psychotiques, emmerdants. Ils se transforment même en assassins.
Se tenir par les épaules, c'est agréable, mais si tu laisses tomber, l'autre s'en va tout seul.
Les supporters ne se reconnaissent plus dans les joueurs et je pense qu'il y aurait beaucoup plus de monde si une équipe 100 % flamande était sur la pelouse.
Imaginer qu'un ours et un requin se battent. Qui gagne ?
L'histoire est la science des choses qui ne se répètent pas.
Celui qui veut faire un emploi sérieux de la vie doit toujours agir comme s'il avait à vivre longuement et se régler comme s'il lui fallait mourir prochainement
Il est doux de se croire malheureux, quand on n'est que vide et ennuyé.
Après l'amour, dix pour cent des hommes se retournent sur leur côté droit et s'endorment, dix pour cent font de même sur le côté gauche. Les autres se rhabillent et rentrent chez eux.
La vanité des femmes est telle que pour paraître aimées, elles se passeraient fort bien de l'être.
Si vous vous êtes mal comporté repentez-vous, faites amende honorable et promettez de mieux vous comporter la fois prochaine. Ne ressassez pas vos erreurs. Se trainer dans la boue n'a jamais été le meilleur moyen de se nettoyer.
Le prolétariat se recrute dans toutes les couches de la population.
La différence entre se mettre en scène soi-même et être dirigé par quelqu'un d'autre, c'est celle qu'il y a entre se masturber et faire l'amour.
Dans la vie, quand on pense le dernier acte arrivé, on s'aperçoit souvent que la pièce ne se comprend pas sans son épilogue.
Qu'il y ait simulacre, imitation et fable, et que plusieurs prennent plaisir, non seulement à jouer, mais à regarder et à s'étonner : le théâtre se définit par là tout entier.
1) L'alcool permet de se sentir bien même en compagnie d'écrivains. 2) L'alcool facilite le contact avec les gens qui n'ont jamais lu un livre. 3) Grâce à l'alcool, on peut, même si l'on est germaniste, paraître inventif et spirituel.
La politique, l'ambition de servir et de se servir sont les plus formidables des ciments et même des aphrodisiaques.
On quitte d'abord la maison de ses parents, et ensuite, parfois, on quitte la maison de son premier mariage, et c'est toujours la même peine qu'on ressent, celle de se sentir, une fois pour toutes, orphelin.
On a autant de peine et de mérite à se passer d'argent qu'à en gagner.
Un homme se console d'être doux en affirmant qu'il est féroce quand il s'y met.
Il pleut des cordes... C'est un temps à se pendre.
Si quelqu'un dans un jardin bien arrosé brise la violette, le pavot Et le lys hérissé de langues jaunes, Les fleurs fanées laissent soudain tomber leur tête flétrie, Ne se tiennent plus et regardent, de leur cime, la terre.
Tout le monde se fait payer.
C'est lors de la pleine lune que la lunarité du visage et la visagéité de la lune se marient de façon éphémère.
Les gens qui se plaignent de payer des impôts peuvent être divisés en deux groupes : les hommes et les femmes.
Tout grandit en se changeant en souvenirs.
Toutes les fois qu'on attend le retour de l'ordre, on ne peut se tromper que sur la date.
Pourquoi parler ? Pourquoi se mettre en communication avec cet éteignoir de tout enthousiasme et de toute sensibilité : les autres ?
Dans la vie, toute joie doit se payer d'une façon ou d'une autre et il est sage de payer sans renâcler.
Le dictionnaire regorge de sentiers qui se croisent et s'entrecoupent. Un labyrinthe où il est agréable de se perdre, un dédale où l'on bute à chaque pas sur des pierres précieuses.
Ce qu'il y a de plus pénible dans l'écriture : la sécheresse, l'intervalle entre deux livres, comme un hiatus dans sa propre durée intérieure. On se croirait en suspens.
Le chien qui n'a plus de crocs se contente de lécher l'os qu'on lui jette.
La vie se décide au moment où on se demande : est-ce que ce sont les adultes qui sont cons ou est-ce moi ?
Ceux qui partent ont toujours raison. Ils se jettent dans l'inconnu, défient l'oubli.
Les ovaires dans une hiérarchie, c'est comme l'oxygène : ça se raréfie avec l'altitude.
Se croire un personnage est fort commun en France.
Il vaut mieux se faire aimer que se faire craindre.
On ne sait, si Dieu doit avoir plus de reconnaissance à l'égard du diable, ou le diable plus de reconnaissance à l'égard de Dieu, de ce que tout se soit ainsi passé.
Une nation ne se fait connaître de l'étranger que par ses mauvais côtés.
S'il fallait se fier à ses poèmes pour savoir ce qu'un poète pense, on se ferait de drôles d'illusions.
Toutes les croyances procèdent de la pensée mythique quand même elles se réclameraient de sa fin. Et c'est par leur mise en scène que lesdites croyances acquièrent les différences qui les distinguent.
La meilleur preuve que les Français se lavent peu, c'est qu'ils paraissent beaucoup plus propres le dimanche !
Comme homme, accepter tous les devoirs, comme écrivain, s'accorder tous les droits, et même celui de se moquer de ses devoirs.
Le comble pour un couturier, c'est de se faire arrêter sur l'autoroute à l'embranchement d'une bretelle parce qu'il n'a pas sa ceinture !
La hauteur de l'herbe n'empêche pas les pintades de se rencontrer.
On vous presse comme des citrons, c'est nous les pigeons et on en a ras-le-bol de se faire arnaquer avec les prix les plus élevés d'Europe.
Comment ne pas se noyer ? Premier temps : lever les bras en appel de détresse. Deuxième temps : être secouru par un maître nageur sauveteur.
En sachant que Dieu ne se trompe jamais on devine qui a fait la femme !