L'homme s'invente des légendes pour se faire peur et des religions pour se rassurer.
Les vices de l'esprit peuvent se corriger ; Quand le coeur est mauvais, rien ne peut le changer.
La sagesse humaine apprend beaucoup, si elle apprend à se taire.
Où la pensée se raffermit, l'épithète se raréfie.
Se résigner, est-ce là un moyen de tuer la douleur ? Ne plus être aimé enlève-t-il le goût de l'être jamais ?
L'homme doit d'abord se nourrir, se désaltérer, se loger, se vêtir et ensuite seulement, il peut participer à des activités politiques, scientifiques, artistiques ou religieuses.
Entre la femme qui l'a mis au monde et celle qui l'y garde, un romancier se devrait de remercier la terre entière.
Et voilà déjà la voiture de la gendarmerie qui arrive. Je vais à leur rencontre. Les voisins qui se trouvent là, autour de leur caravane, me laissent seule. Aucun ne bouge. Et les gendarmes restent dans leur voiture ! L'un [...] ► Lire la suite
Au moment où vous souffrez, pensez qu'un jour vous considérerez cette expérience comme une richesse. Tout se résout quand on appelle à l'aide l'amour, la sagesse, la vérité.
Avez-vous remarqué que les leçons dont nous avons le plus besoin, celles qui s'avèrent le plus profitable, c'est toujours la vie qui se charge de nous les donner ?
Il faut être jeune pour savoir vivre sans nostalgie. Plus tard, on se raccroche à toutes sortes de sentiments : des bons, des mauvais. A ce qui n'est pas très sain. Un renouveau.
La vie deviendrait vite odieuse s'il fallait se charger de la détresse des autres.
On est toujours trompé par quelque chose, l'important est de ne pas se tromper soi-même.
Le rire est le propre de l'homme, il y en a toujours beaucoup qui ne se lavent pas !
Le moi se construit à l'image du semblable.
C'est à ne pas penser que la pensée de l'homme s'use ; et c'est celui qui pense peu qui se prévaut de certitudes.
Le vrai bonheur est un mythe. Mieux vaut alors se leurrer en se jouant à soi-même et aux autres un bonheur factice.
Presque tout se paie avec des paroles, et elles suffisent pour dégager de l'impossible.
Quand le mythe se transforme en réalité, à qui revient la victoire : aux matérialistes ou aux idéalistes ?
Si le bon Dieu a mis une mémoire dans l'âme des hommes, c'est autant pour oublier que pour se souvenir.
A force de vivre avec un homme, on oublie forcément ce qu'il est... pour ne se souvenir que de ce qu'il a été.
Le théâtre peut se lire. Mais cette lecture n'est pas ce qui le constitue.
Un bon oiseau se dresse de lui-même.
On se dit : "j'aime la France", et en même temps, on ne peut pas aimer un pays qui nous brime autant. En même temps, il faut vivre et avancer.
Le capitalisme, à la suite de ses propres contradictions internes, se dirige vers un point où il sera déséquilibré, quand il deviendra simplement impossible.
Il n'y a plus de cathédrale après Chartres ! ... là j'ai vraiment senti ce que c'est que l'architecture ; il m'a semblé que tous mes rêves d'enfance se réalisaient.
On est accessible à la flatterie dans la mesure où soi-même on se flatte.
Ce qui m'intéresse, c'est la vie des hommes qui ont échoué car c'est le signe qu'ils ont essayé de se surpasser.
On s'endort enfant et l'on se réveille vieillard. On fait le tour de son berceau et l'on se trouve au bord de sa tombe.
L'effet des richesses d'un pays, c'est de mettre de l'ambition dans tous les coeurs. L'effet de la pauvreté est d'y faire naître le désespoir. La première s'irrite par le travail ; l'autre se console par la paresse.
Rien de mieux que de se laisser ignorer par les autres si on veut tout savoir.
Un amour sans lettre d'amour ça ne se peut pas...
Ce que vous réclamez comme étant votre peut se retourner contre vous et vous réclamer à son tour.
La langue de coton se distingue de son homologue de bois, dure et soviétique, par son côté rassurant, chaud, moelleux, qui fait oublier sa totale insignifiance.
Malheur à la science qui ne se tourne pas à aimer.
Le sujet humain est égocentrique, dans le sens où il s'autoaffirme en se mettant au centre de son monde. Mais, dans son "je", il inclut un "toi" et un "nous", et il est capable d'inclure son "je" dans un "toi" et un "nous".
Il faut bien voir enfin qu'on n'aime que dans l'éternité, c'est pourquoi il faut prendre soin de se conduire en toute chose comme si ce qu'on fait devait être éternel.
Une vieille femme qui se respecte et qui désire conserver autour d'elle les affections et les plaisirs permis à son âge, doit soigner sa toilette avec plus de minutie que si elle avait vingt ans, non pas pour s'embellir mais pour se faire supporter.
Ecoutez ce silence, quel grand fracas il porte en lui ; et rien ne sert de se couvrir les oreilles.
Les hommes devraient continuer à se battre, mais ils devraient se battre pour des raisons qui en valent la peine, pas pour des lignes géographiques imaginaires, des préjugés raciaux et la cupidité privée revêtus de la couleur du patriotisme.
t votre Seigneur dit: Appelez-Moi, Je vous répondrai. Ceux qui, par orgueil, se refusent à M'adorer entreront bientòt dans l'Enfer, humiliés.
L'amour n'est pas l'amour s'il fane lorsqu'il se trouve que son objet s'éloigne. Quand la vie devient dure, quand les choses changent, le véritable amour reste inchangé.
Est-ce que le droit de se pardonner à soi-même n'existe pas ?
L'ambitieux se rêve au faîte du pouvoir, tout en s'aplatissant dans la boue du servilisme.
Faut savoir s'étendre Sans se répandre.
Le coeur des mères se fond en douces caresses, en gâteries, en mille soins utiles et inutiles.
Les hommes sont de petits nuages qui se forment, qui passent et qui s'évanouissent sans altérer aucunement les conditions météorologiques.
Une véritable passion se doit d'être solitaire, farouche, jalouse de toute activité sans rapport direct avec elle.
Auschwitz ne constitue pas un cas d'exception, tel un corps étranger qui se trouverait à l'extérieur de l'Histoire normale du monde occidental, mais bien l'illustration de l'ultime vérité sur la dégradation de l'Homme dans la vie moderne.
La vie est une mauvaise habitude dont on parvient mal de se défaire.