Notre vie se joue en un instant. Ensuite, on se rappelle cet instant...
La violence conjugale est un rouleau compresseur qui écrase tout sur son passage : la capacité de discernement, la faculté de se révolter, le bon sens. C'est comme une maladie qui gagne chaque jour du terrain parce qu'on ne prend pas le temps de la soigner, occupé que l'on est à gérer le quotidien.
Il y a des gens qui travaillent quarante ans pour se reposer ensuite et quand il tiennent enfin le repos, ils ne savent pas qu'en faire et ils meurent.
Un homme endure le malheur sans se plaindre.
J'ai choisis le basketball, mais j'ai aussi choisis le théâtre. L'université de Californie à Berkeley m'offre de faire les deux, c'est pourquoi à l'automne prochain je rejoindrais celle-là. Mais plus important encore, je choisis la personne qui fait inspire mon coeur, l'université où j'irai, se trouve à exactement 52,30 kilomètres de toi.
Le paysan creuse des canaux dans les champs, l'armurier façonne la flèche, le charpentier courbe le bois, mais le sage se perfectionne lui-même.
Quand les larmes coulent, le coeur se met à la fenêtre.
L'existence d'un leader se constate plus souvent qu'elle ne se proclame.
Le plus important est d'être toujours en mesure de se protéger soi-même.
Je ne sais ce qui, de la richesse ou de la sagesse, est préférable : je vois seulement que les sages se pressent aux portes des riches.
Ce qui fut, cela sera ; ce qui s'est fait se refera ; et il n'y a rien de nouveau sous le soleil.
Un homme volage est celui qui ne sait à quels seins se vouer.
Faire confiance c'est se destiner à être trompée.
Tout homme porte en lui une rencontre, un souvenir expliqué, peut-être une pensée, qui se modulent sur quelques mesures musicales.
On ne demande pas à quelqu'un qui se noie s'il a envie d'être secouru : on se jette à l'eau.
Ignorant presque tout de la jouissance féminine, conscient sans vouloir se l'avouer de ses propres faiblesses, l'homme est à jamais terrifié par l'énigme irrésolue de la grotte primitive.
Personne ne se rend compte que certaines personnes dépensent énormément d'énergie simplement pour être normales.
Qui ment se casse les dents, et quelle fille voudra de toi avec des dents cassées ? Ne sais-tu pas qu'on ne peut prétendre à rien sans charme de mâchoire ?
Une des erreurs que peut commettre un chef d'entreprise, c'est de se croire le seigneur de l'affaire qu'il dirige.
Les idées nouvelles déplaisent aux personnes âgées ; elles aiment à se persuader que le monde n'a fait que perdre, au lieu d'acquérir, depuis qu'elles ont cessé d'être jeunes.
Un moine et un boucher se bagarrent à l'intérieur de chaque désir.
La folie humaine... Au nom de l'amour, on se plonge dans toutes les misères !
Le bonheur et les verres se brisent facilement.
L'amour ne se sépare jamais de l'aventure amoureuse elle-même.
Si un homme se barbouille une cible sur le torse, il doit s'attendre à ce que, tôt ou tard, quelqu'un y décoche une flèche.
Quand on dit que les mêmes causes produisent les mêmes effets, on ne dit rien. Car les mêmes choses ne se reproduisent jamais - et d'ailleurs on ne peut jamais connaître toutes les causes.
Si deux personnes se brouillent, c'est qu'elles étaient un peu trop bien ensemble.
Il n'est roue qui se pousse qui n'ait été graissée.
La poésie est le pivot de celui qui se cherche dans ses contradictions, dans le déséquilibre de ses forces, la voix d'un appel insensé, présence en dépit des fantasmes.
Quand certaines portes se ferment pour toujours, d'autres s'ouvrent en des endroits inattendus.
En ce moment, beaucoup de gens ont renoncé à vivre. Ils ne s'ennuient pas, ils ne pleurent pas, ils se contentent d'attendre que le temps passe. Ils n'ont pas accepté les défis de la vie et elle ne les défie plus.
L'amour qui cherche à se démontrer, démontre seulement qu'il n'est plus l'amour.
La psychanalyse est cette maladie mentale qui se prend pour sa propre thérapie.
L'inconscience est l'apanage de la jeunesse, mais elle ne se justifie que dans la mesure où le but vaut le risque qu'on encourt.
Pour faire du commerce, il faut, de nos jours, être américain ; mais si on se contente d'être intelligent, on peut aussi bien être français.
Aux Jeux Olympiques, les nageurs vont tellement vite dans les piscines, c'est à se demander s'ils aiment vraiment l'eau...
Le sommeil se flatte ; la vérité, c'est la mort.
Qui aime autrui plus que lui-même Se meurt de soif à la fontaine.
Pour que l'amitié soit durable, il faut aussi que les divergences soient connues et acceptées ; c'est ce qui la rend parfois si lente à se consolider.
Toute bonne chose s'use ! Dieu lui-même finit par se lasser de l'existence ennuyeuse des hommes.
Quand on se croit obligé d'exprimer sa gratitude, on perd la moitié de sa joie.
Avoir sa belle-mère en province quand on demeure à Paris, et vice versa, est une de ces bonnes fortunes qui se rencontrent toujours trop rarement.
Juste semer quelques graines, et les abandonner au temps. Surtout ne rien précipiter. Se contenter du moindre signe. Devenir allié du silence, ami des jours perdus.
Les femmes ne se souviennent guère que des hommes qui les ont fait rire, et les hommes que des femmes qui les ont fait pleurer.
Qu'il est pitoyable, l'être trop faible qui soudainement se fâche. Il ne sait plus, l'instant de colère passé, comment se comporter.
Le plus difficile ce ne sont pas les réponses, le plus difficile, c'est de se poser des questions.
Un homme rude et sans culture peut se révéler noble et grand quand il exprime des sentiments sincères et se montre compréhensif envers les autres.
Un écrivain n'est jamais le lecteur de son oeuvre, même cinquante ans après l'avoir écrite ; s'il ouvre l'un de ses livres, dès la première ligne, il se remet à l'écrire.
Le lyrisme est une ivresse et l'homme s'enivre pour se confondre plus facilement avec le monde.
On se trouve toujours des excuses pour vivre.